III.— CARXIVORES
Étiologie et pathogénie. — Les laryngites aiguës sont généralement le point de départ des formes chroniques. Elles prennent plus particulièrement ce caractère chez les chiens à nez court, écrasé, comme chez certains bouledogues qui offrent peu de perméabilité des fosses nasales, ce qui permet à l'air froid et sec. inspiré par la bouche, d'irriter directement le larynx.
Les affections chroniques du pharynx et des amygdales se propagent fréquemment au larynx.
La compression du nerf vague par une tumeur, celle du récurrent pai" le goitre ou des tumeurs branchiales sont souvent accompagnées des signes dune laryngite chronique.
L'endocardite chronique parvenue à la phase asystolique peut se compliquer de laryngite chronique fig. 148).
L'intoxication chronique déterminée par Viodoforme ; les troubles circulatoires consécutifs à l'endocardite ou à la néphrite chronique sont parfois suivis de stase, d'irritation et de dégénérescence de la muqueuse laryngienne (fig. 148).
Ânatomie pathologique. — La muqueuse est épaissie, pâle ou irrégulière, congestionnée ; les glandules muqpieuses sont tuméfiées; la surface est granuleuse, recouverte quelquefois de végétations papillomateuses; on y a signalé aussi des produits purulents ou muoo-purulents. Leisering a rencontré, chez un chien qui souffrait dune toux violente, une inflammation des cordes vocales et de la muqueuse des ventricules.
Symptômes. — Après une atteinte de laryngite aiguë, on voit, souvent, persister une toux petite, sèche, rude, enrouée, quinteuse et douloureuse. Elle se manifeste par accès et est quelquefois suivie de lomissements ou
d'accès de dyspnée, déterminés par l'accumulation des produits de sécrétion dans le larynx. La respiration est sifflante, particulièrement la nuit : ces symptômes sont souvent incurables.
Traitement. — Le repos, les soupes, les frictions sur la gorge de pommade stibiée, les applications réitérées de teinture d'iode, les fumigations de phénol, de térébenthine, de crésyl, d'eau iodée conviennent bien contre cette maladie.
On recommande également les inhalations de solution de bromure de potassium, deux fois par jour pendant dix à quinze minutes.
Leurs effets sont souvent peu appréciables ; on peut recourir aux badigeonnages médicamenteux du larynx qui donnent de si bons résultats chez l'homme ; le nitrate d'argent, le tanin, la teinture d'iode ne peuvent être directement appliqués chez le chien.
Les injections intralaryngiennes, préconisées par Dieckerhoff, ne peuvent être utilisées chez les animaux dont le cou est très court.
On calme la toux par l'administration de sirop diacode, de sirop de morphine et de chloral. On peut utiliser la formule suivante :
Bromure de potassium 2 à 6 gr.
Chlorhydrate de morphine 3 à 10 centigr.
Eau de fleurs d'oranger 200 gr.
Fig. 14-8. — Dégénérescence de la muqueuse laryngienne analogue à la transformation athéromateuse des artères cliez un chien alTecté d'endocardite,d'infection pulmonaire et d'hémorragie rétinienne.
Par cuillerées à café ou à dessert, 3 à 5 dans la journée.
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