I. — SOLIPÈDES
Étiologie et pathogénie. — Toutes les causes de stase biliaire favorisent les invasions du cholédoque par les microbes intestinaux. C'est l'écoulement de la bile qui maintient aseptique ce canal dont l'extrémité terminale plonge continuellement dans un milieu septique.
Le cancer du pancréas, les tumeurs du foie, les parasites, les calculs ou concrétions des voies biliaires sont des causes prolongées ou permanentes d'infection cholédicique.
Les iuflammationsgastro-intestinales telles que la gastro-
duodénite sont une cause commune de rétention de la bile et d'infection plus ou moins étendue des voies biliaires.
Les colibacilles, les streptocoques, les staphylocoques remontent ces canaux et produisent des angiocholites catarrhales.
Symptômes. — Les principaux symptômes révélatem's de ces inflammations sont la fièvre et l'ictère ; mais ces symptômes n'ont rien de caractéristique. La fièvre peut manquer ou manque même d'autant plus que la résorption biliaire est plus intense et l'ictère plus prononcé. D'ailleurs la fièvre est une manifestation qui dépend, le plus souvent, bien plus de la cause de l'angiocholite que de rangiocholite elle-même.
L'ictère est également un symptôme inconstant, sujet à des oscillations dues au degré de rétention biliaire, produit par la tuméfaction inflammatoire de l'extrémité du cholédoque, l'obstruction des canalicules bourrés des produits de la desquamation épithéliale, la dislocation de la travée comme l'ictère de la pneumonie, ou par des troubles fonctionnels de la cellule hépatique.
Dans les cas où ce symptôme est peu marqué, on trouve néanmoins des pigments dans les urines qui sont ordinairement peu abondantes et albumineuses.
L'angiocholite est une affection catarrhale légère qui disparaît généralement; elle affecte rarement la forme suppurative ; mais elle devient scléreuse chaque fois que les canaux biliaires obstrués ne retrouvent pas promptement leur perméabilité.
Diagnostic. — L'angiocholite catarrhale passe inaperçue tant quelle n'est pas accompagnée d'ictère; elle se confond alors avec l'ictère catarrhal. C'est donc une maladie qu'on peut souvent soupçonner, mais qu'on ne diagnostique généralement pas.
Traitement. — L'antisepsie intestinale doit être poursuivie chaque fois que l'animal est affecté d'entérite, de
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gastro-entérite ou même d'une affection générale ; c'est le moyen de prévenir le développement de l'angiocholite. Dès que l'ictère commence à apparaître, il faut s'efforcer d'obtenir l'antisepsie des voies biliaires par emploi de cholagogues antiseptiques comme le calomel, l'essence de térébenthine, etc.