‹ Pathologie interneChapitre 62 sur 183 · C. — CIRRHOSES CAPSULAIRES · texte numérisé non relu

C. — CIRRHOSES CAPSULAIRES

Les cirrhoses capsulaires comprennent deux types : d'' les périhépatites sèches ; 2° les périhépatites exsudatives.

1° Périhépatites sèches. — Les périhépatites sèches sont caractérisées par des épaississements et des dépressions de nature fibreuse (flg. 44) provenant de la capsule de Glisson ou du péritoine.

Elles sont communes chez les vieux chevaux, chez les grands ruminants et le porc.

Anatomiqiiement, elles sont dénoncées par des épaississements fibroïdes, des taches blanchâtres plus ou moins étendues, disposées en languettes, en houppes, ressemblant à des coups de pinceau ou affectant une forme irrégulière. Au niveau de ces taches, la capsule est épaissie; sa section est blanche, nacrée. Les coupes ont, chez le porc, une coloration rouge, brunâtre, violacée, diffuse, avec de nombreuses taches foncées disséminées, lavées, grisâtres, brunâtres, troubles et formant, en certains points, des sortes d'arcs-en-ciel (Kitt). Ces périhépatites sont provoquées par des lésions vasculaires du système veineux sus-hépatique. Elles n'ont aucune importance clinique.

2° Périhépatites exsudatives. — Les périhépatites exsudatives sont essentiellement des péritonites aiguës localisées.

On trouve à la surface du foie des points recouverts d'exsudat fîbrineux, grisâtre, jaunâtre, déchiqueté, villeux. Ces fausses membranes peuvent s'organiser, se vasculariser et faire adhérer le foie à la paroi costale, au diaphragme ou à l'intestin. Grâce à ce processus, des abcès, des kystes sont maintenus fermés (fig. 45).

Ces lésions sont généralement l'expression de maladies

Fig. 44. — Périhépatite sèche du cheval, iuJépendante de toute maladie parasitaire et caractérisée par des plaques fibreuses (Photographie Cadéac).

Cadéac. — Pathologie interne. III. 9

généi'ales telles que la tuberculose, la péripnemnonie contagieuse, la phlébite de la veine porte (Morot et Cadéac), la clistomose provoquée par le distome lancéolé chez le „. ., bœuf,\{ipneiimo-enté-

^ ' - ■; ■^■' - » ~ - ■^ rite chez le porc, des

~ - J -~ - ' ^' ^* * - - kystes hydaticiuesoides 55T ■~''^''T' traumatismes chei ions V " • ^ ^ - les animaux. ^'' " ' - Symptômes. — Ils

• ont l'ait Tohjet d'un

." j" travail spécial de ^ ^ - • Dopheïde qui les a -• ' observés chez plu- ' ^ ^ sieurs chevuux, chez » * de nombreuses vac/ies ^O ^ avant présenté des maladies intestinales

;,|fcr.'=r«' .^

, -• ' rebelles à tout traite- - * - • f^)* -iS^

; ^- ,, *^' -Vf*^ ■' ment. L autopsie a

^"^''^^^ ■' * montré que tous ces

-- - , "^ -. animaux étaient affec-

:\ ^ , - ''^ ~' -^ ^ - ' tés de périhépatite. La

. - ',, ' , .- périhépatite est l'ré-

ï ■ r. ^"^ ' ^-^^ /^'/r^s quemment le point de

~^^^^^^^':^€:S:^^^^^^^^^ départd'une péritonite

^f «'.#'.«?' '^ i^^^' locale caractérisée par

'7«r>' ' < *i„xf4'* '"^*' 4 ,■ ■*> »^' la diminution du nom-

^-♦r/^^' ** bre des pulsations et

' ' • ' i^y^"" (les mouvements res-

•V piratoires; on compte

Fig. 45. — Périhépatite chronique caractérisée gj^ à sept respirations

par une néofornialion de tissu scléreus en . . 1 , ■

voie d'évolution. p* vingt-six pulsalions

(Dopheïde). Ces signes sont d'autant plus accentués que la maladie est plus lente et plus ancienne.

En dehors de ces signes non pathognomoniques, on

constate que la conjonctive est pâle, l'artère molle, la respiration lente, plaintive ; les mouvements respiratoires sont inégaux ; l'inappétence est plus ou moins prononcée ; l'état général est mauvais ; l'état psychique altéré.

Les animaux offrent, en même temps, les signes d'un catai'rlie intestinal avec coliques, diarrhée.

Traitement. — L'application de sinapismes sur la région du foie produit généralement une grande amélioration.

VIL — HÉP.\TITES DÉGÉXÉRATIVES

Les intoxications et les infections font subir à la cellule hépatique des destructions limitées (nécrose nodulaire) ou des altérations connues sous le nom de dégénérescences.

Définition. — On désigne sous le nom de foie infectieux une hépatite diffuse ou nodulaire caractérisée essentiellement par une infiltration leucocytique et des dégénérescences cellulaires souvent dispersées en îlots constituant des nodules infectieux. Ces altérations se retrouvent, à un degré variable, dans la plupart des maladies infectieuses ; il n'en existe probablement pas une seule dans laquelle le foie n'offre pas quelques caractères du foie infectieux.

Cette forme d'hépatite constitue une lésion banale chez les solipèdes morts d'une maladie aigué ou d'une maladie infectieuse ; mais ce sont les ruminants qui présentent les lésions nodulaires les plus caractéristiques de cette forme d'hépatite.

Page 1