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II. — KYSTES

Les kystes séreux ne sont pas rares chez le veau (Knoll, Gaveriau, Werner, Kitt) et chez les animaux âgés (Squadrini). Ces tumeurs occupent généralement la face antérieure ou le bord inférieur du foie. Ce sont des vésicules solitaires ou multiples à parois minces, dépourvues de revêtement épithélial et de cils vibratiles.

Leur forme et leur volume sont très variables. Ordinairement allongées, de la grosseur du poing, elles peuvent devenir cylindriques, se compliquer de cirrhose (Moi'ot), de formations adénomateuses (Squadrini) (1).

L'intérieur de ces kystes est souvent multiloculaire et rempli par un liquide séro-sanguinolent, jaunâtre, transparent, ou une matière filante, visqueuse. Ce liquide a une réaction alcaline et possède de petites cellules.

D'après leurs caractères macroscopiques et microscopiques, les kystes congénitaux du foie ne peuvent êti'e identifiés à des kj'stes par rétention, à des kystes folliculaires ou à des angiectasies lymphatiques. On ne peut non plus les attribuera des parasites enkystes; ils résultent d'une exsudation qui s'est accomplie pendant la période fœtale. Leur origine congénitale ne fait aucun doute.

Les kystes volumineux résultent de la confluence de plusieurs petits kystes ; ils contiennent quelquefois des résidus de trabéculcs hépatiques. Le foie polykystique se rapproche du rein polykystique. Squadrini les considère comme l'expression d'un processus néoplasique déterminé par une pi'oiifération atypique de l'élément glandulaire.

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