‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 126 sur 183 · SEIZIÈME GÉNÉRATION · texte numérisé non relu

SEIZIÈME GÉNÉRATION

^ 1. Jean II dil le Bon, roi de France (1319-13G4). Section 1. — Anamnése collatérale.

i; 1. Pas de renseignements biologiques sur deux des huit enfants de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne (Marie duchesse deBrabant f 1333 — Phihppe duc d'Orléans 1336-1373).

Trois autres (Louis f 1328 ; Louis f 1330 ; — Jean 7 1333) meurent quelques jours après leur naissance. La Chronique parisienne anonyme de liellot ajoute à cette liste : P" un fds mort-né le 28 mai 1335^ ; — 2° une fdle Jeanne, née le 19 novembre 1337 et morte le 20 ^

Cette léthalité précoce et multiple n'est pas dépourvue

1. Chfon. parisienne {ôd.llcWot, 164) : « EL en cest an M.CCC.XXXV, en Fabbaio royal de Nostre-Dame de Mau buisson dclez Ponthoise, là où garant et merveilleux appareil et couslemenl csloit fait de préaux, de treilles, de pavillons de traillez en ceps de vigne, pour la gesine de la roynne Jehanne lame du rov, le dimenche ensuivant d'après la dicte Assencion, lequel dimence l'ut xxviij jour du moys de may, la dicte roynne eust ung fdz mort-né, après le vj'= lil/. morl-nez c[ue elle a voit euz, »

2. Clirou. paria, anon. publ. p. Ilellot, page 173 : « En ycesl an, le mercredi devant la saint Climent, au Boiz-de-Vincennes, Jehanne la roynne de France eust une tille, (pii eust nom Jehanne en baptesme et mourut l'endemain ensuivant. »

de signification, au point de vue de l'hérédité morbide du roi.

Section 2. — Antécédents physiologiques.

§ 1. Motililé. Rien à signaler (vigueur musculaire de

Jean, etc.

§ 2. Fonctions génésiques :

A. Normales. Précocité génésique de Jean le Bon. A quelle date Jean, marié dès l'âge de treize ans (mai 1332) à Bonne de Luxembourg, son aînée de plusieurs années, a-t-il commencé d'exercer ses droits maritaux? Nous l'ignorons. Les historiens indiquent, comme premier enfant de Jean le Bon, son fils Charles V (né le 21 janvier 1337, donc conçu en mai 1336, le père ayant alors dix-sept ans). Je trouve dans les textes la preuve d'une grossesse antérieure de Bonne, remontant au mois de septembre 1334 : Jean avait à cette date quinze ans ; cf. Cliron. parisienne d'Hellot (p. 164 n° 265), à la date de juin 1335 : « En cest an, en la sepmaine devant la feste de la Nativité Saint Jehan-Baptiste (24 juin), comencha l'en, au jardin du Palaiz de Paris, à faire treillez, préaux et pavillons; et fu ce fait, du commandant du Roy ^ pour la gésine de dame Bonne, famé mons. Jehan de France. » (Sur ces « treillez, préaux et pavillons » des relevailles, cf. Contin. de G. Nangis, H, 153 : (( Hoc anno quarta die augusti, circa Parisius et in confîniis ejus, tam horribilis ac valida tempestas exorta est, ut pavilliones ac tentoria quae cum maxima ambitione et apparatu, ut dicebatur ordinabantur in domo regia nemoris Vicenarum propter puriOcationem reginae, ac etiam arbores magnae magnitudinis et grossitudinis everteret, aliquosque occideret, et plures laederet, non sine metu et admiratione multorum »).

B. Anormales. Doit-on ranger le roi Jean au nombre des invertis? Son étroite liaison avec le jeune Charles de la

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Cercla ^ l'a l'ait accuser d'inversion sexuelle par une partie de ses contemporains. On traitait cette intimité d'amore disordinalo et quand le jeune Espagnol « plaisant, joly et léger » eut été assassiné (1354) par Tordre du gendre du roi de France, on alla jusqu'à suspecter la nature du chagrin causé à Jean le Bon par la mort de son favori f« Délia quai cosa il re di Francia si tiirbo di ciiore con ismisiiralo dolore, e piii di qiiatlro di stelie senza lasciarsi par lare ») -.

1. Jehan le Bel, Chron. (éd. Polain, II, 169) : « En ce temps amoil très rudement le roy Jehan ung gentil chevalier avecques lequel il avoit esté nourri d'enfance, que on clamoit messire Charles d'Espaigne ; et estoit ses compaings de toutes choses, et le croyoit devant tout aultre. Si ne sçavoit ce gentil chevalier rien deviser ne convoitier que le roy ne luy donnast tantost... Si avint que le roy de France le fit connestable et luy donna une terre qui longuement avoit esté en débat entre le roy Philippe et le roy de Navarre ; car elle estoit, ainsy ([ue on disoit, du royaume de Navarre; si ({ue, à occasion de celle terre, grande envie et grand hayne multiplia ou pays entre le chevalier et le roy Jehan d'une part couvertement, et le joeune roy de Navarre et son frère d'aultre. Si ne passa pas longtemps que le roy de Navarre et Philippe son frère tuèrent ledit chevalier en ung fort chastel au point du jour moult sauvagement, je ne vous conteray pas la manière comment, car je n'y cstoye pas, maiz oncques puis les deux frères de Navarre, non obstans pluseurs acords et traittiez de paix, ne furent, etc. »

2. Matteo Villani (éd. Dragomanni, 1, 285) : « Era messer Carlo, figliuolo che fu di messer Alfonso di Spagna, accresciuto dall'infanzia in compagnia del re Giovanni di Francia, ed era divenuto cavalière di gran cuore e ardire, e valoroso in falti d'arme, pieno di virtù et di cortesia, e adorno del corpo, e di belli costumi, ed era fatto conestabile di Francia, ed il re gli mostrava singolare amore, e innanzi agli altri baroni seguitava il consiglio di costui; e chi volea mal parlare, criminavano il re di disordinato amore in questo giovane : e del grande stato di costui nacque materi di grande invidia, che gli portavano gli altri maggiori baroni. Avvenne che il re Giovanni provvidde il re di Navarra suo congiunto d'una contea in Guascogna, la quale essendo a'confini délie terre del re dlnghilterra, era in guerra e in gran spesa per la guardia, più che '1 detto re non avrebbe voluto, e perô la rinunziô, e il re poi la diede al conestalnle, ch'cra franco barone e di gran cuore in fatti d'arme. Il re di Navarra che già avea contro al conestabile conceputo invidia, mostrô di scoprirla, prendendo sdegno perch'egli avea accettala la sua contea, nonostanle ch'egli Favesse rinunciata. Ed essendo genero del re di Francia. con più audace baldanza, in persona, con altri baroni che simigliante-

PATHOLOGIE MExNTALE.

Nous sommes présentement hors d'état de vérifier le dire de Villani : le clinicien n'a donc point à en tenir compte dans sa symptomatologie.

Section 3. — Antécédents pathologiques.

§ J . En juin 1335 très grave maladie du jeune prince, (valdè pericLilosa infirmilas) dont le Continuateur de Nangis se borne à indiquer le nom médical et la durée.

Continuât, de Nangis (éd. Géraud, II, 143) : (( Hoc eodem anno, ch^ca médium junii,dominum Joliannem primogenitum Philippi régis P'ranciae, Normanniae ducem, gravis et valde periculosa infirmitas arripuit ; nam, ut asserebant medici, non solum quotidiano cipero per quatuordecim dies continues labora vit, verum etiam plures accessus febris tertianae sustinuit. Et cum a medicis omnino desperaretur de eo, et humanum solatium deficeret, rex et regina ad divinum auxilium confugerunt, mittentes ad omnes ecclesias cathédrales et ad omnia collegia tam Mendicantium quam non Mendicantium...

(c Unde factum est quod, [cum] a clero et populo, et maxime a canonicis ecclesiae cathedralis beatae Mariae de Parisius, et ab omnibus coUegiis ejusdem civitatis, necnon et a conventu sancti Dionysii ter nudispedibus delatis ad Taverniacum, ubi erat infîrmus, sacrosanctis rcliquiis, clavo scilicet et corona Domini cum digilo sancti Dionysii, (juae ibi fere per quindecim dies remanserunt, processiones solemnes et devotae l'actae fuissent, praedictus infîrmus convaluit et sanatus est, parentibus ejus, rege videlicet et regina, et plurimis ({ui praedicto duci infirmitate adstiterant, necnon et aliquibus medicis praedicantil)us quod Deus, sanctorum et bonarum personarum precibus, eum non solum ab infirmitate curaveraL, imo etiam quasi a morte resuscitaverat.

lloc anno soptima die julii, quae fuit dies veneris in festo sancti Martialis, rex Philippus, filio suo domino Johanne duce Normanniae de gravi ac periculosa infirmitate per preces bonarum personarum, ac etiam, ut pro certo credendum est, per mérita sanctorum mirabiliter convalescente, de villa (juae Taverniacus dicitur, in qua pry-

mente invidiavano il suo grande stato, una notte andarono a casa sua, e trovandolo dormire in sul letto suo l'uccisono a ghiado ; délia quai cosa il re di Francia si turbô di cuore con ismisurato dolore, e più di quattro di stette senza lasciarsi parlare. »

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(licdis iiifiiinus in infirinilale jacueral, al> ccclesia sancti Dionysii ((uatuor niilllaril)us cl ain[)lius distanlo, ^loriosum martyreni Dionysium, sj>ccialcni palronuni, proleclorem el adjuloreni suuin cuiii sociis suis, pcdilando, non sine map^no lahore ac didicultatc proplcr inconsuetum lal)orem et propter opus tali viro inusitatuni, devolissime visitaturus advenit...

Doinde sul)se({ucnter audila niissa sua, domno alibale célébrante ad altare sanctorum martyruni, [)osl prandiuni sic visitalis sanctis nîartyrihus et regraliatis, ad visitanda alia loca sancta iter arripiens, cum <:;audio recessit ».

Avant de chercher à reconstituer les symptômes de Taffection, nous avons à établir la réalité de la maladie. Elle nous est confirmée d'une part par la Chronique parisienne anonyme de Ilellot aux dates de juin et juillet 1335* ; d'autre part par un acte de Philippe VI en date du 22 mars 1336 : « En reconnaissance des soins donnés à son fils, Philippe VI accorde à Maître Gilles de Demenilles, physicien de Jean duc de Normandie, la permission d'acquérir 60 livres de terre en fiefs nobles à Saint-Christophle ». {Arch. A'«/., Trésor des chartes, Beg. JJ. 70, n" 226, mars 1336).

§ 2. Du texte du Continuateur de Nangis complété sur quelques points de détail par les Grandes chroniques de St-Denis -, il ressort :

1. Chron. paris, (éd. Hellot, 16o) : « En cest an, pour lez pourcessions que les gens de Paris faisoient pour prier à Dieu pour la santé du fdz du roy, mons. Jehan de France, le roy donna à la ville de l*aris Xm livres de la taille que ycelle ville debvoit au roy pour la fcstc de la chevalerie dudit mons. Jehan, EL fut cest don fait au nioys de juillet. »

2. Grandes Chron. de Saint-Denis (éd. P. Paris, V, 362) : <( Item, en ce meisme an, environ mi-juing', il vint une très grant maladie à Messire Jehan, duc de Normandie, ainsné fils du roy de France : et crut ladite maladie par telle manière que tous les médecins se desesperoient de luy.

« Adoncqucs le Hoy et la Royne si mistrcnt leur espérance en Nostre Seig'ueur...

(( En l'église monseigneur S. Denis furent faites processions où tout lo couvent ala par trois Jours nus pies ; et après les trois devans dis jours, furent portées à Taverni, où ledit Monseigneur Jehan esloil gissant malade, les saintes reliques du clou et de la couronne lesquielles furent cmprès luy jus({ucs environ sept jours. Et assez tost

Que le patient (âgé de seize ans) fut pendant quinze jours en danger de mort;

Que l'affection fut caractérisée par un symptôme quotidien dit ciperiis dans la langue médicale du temps ;

Que la fièvre apparut presque régulièrement tous les deux jours. (Cette formule est la seule traduction moderne de tertiana, la « tierce » s'étant spécialisée pour nous dans le paludisme. Nous faisons du diagnostic étiologique : le moyen âge faisait du diagnostic symptomatique. Dans sa recherche prématurée et toute scolastique de la réduction des phénomènes à Tunité, il définissait les fièvres par leur périodicité avant de les définir, comme nous, par leur nature) ;

Qu'à la fin du second septénaire le royal malade fut hors de danger, et qu'une semaine plus tard, le 7 juillet, il pouvait accomplir, à pied, un assez long pèlerinage.

§ 3. Reste à identifier la maladie et à replacer dans le cadre de la nosographie moderne cette affection :

Que les chirurgies latines du moyen âge désignent sous les noms de cepherus, sepherus, cipheras (Pour la forme ciperus et l'équivalence phonétique ph=p^ cf. les formes connues scropulae pour scrophalae \ — ohlalmia pour ophtalmia dans Pagel, Die Concordanciae des Johannes de Santo Amando Berlin, 1894, p. 422; — o6talmia, Pagel, Die angebliche Chirurgie des Johannes M e sue j un. Berlin., 1893, p. 78; — piisici pour phtisici, Pagel, St. Amand, p. 254; — ptisis pourph/zsz5 dans Mondeville, Chirurg. éd. Pagel, p. 410 : « Et sunt morborum quidam, qui in semine liereditantur sicut podagra et otisis et lepra » ;

Que le vieux français connaît sous la forme sepliire (Chau-

après, par les mérites des sainz et par les prières du peuple, il fu en bonne convalescence et fu guéri.

<( Si avint que le Roy Phelippe et sondit filz messire Jehan se partirent de Taverni le septiesme jour de juillet et vindrent tout à pié jusques à Teglise de monseigneur Saint Denis, et veillèrent deux nuis en ladite yglise, et l'endemain l'abbé de ladite yglise chanta la messe devant les martirs en la présence du Roi et de son dit filz et puis alèrent disner ; et après disner il se partirent et nièrent en moult d'autres sains lieux où leur devocion cstoit. »

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liac, Grande Chirurgie, éd. Nicaise, p. IBi : « Aposlemes durs, de couleur brune, courans et se changeant aucuneslois de membre en membre comme le sepliire »), — et que les traités classiques du xiV siècle décrivent (voy. ci-dessous) comme v< une tumeur squirrheuse, erratique, d'origine mélancolique naturelle, pouvant se terminer par résolution, induration ou ulcération. »

Les éditeurs du Contin. de Nangis — d'Achéry (Spicilefjium, III, 99) et Géraud(ll, 145, n. 3), — dans leur ignorance de Texistence du séphire, ont corrigé cipero quolidiano en typo qiiotidiano. Cette correction de fantaisie repose sur une double erreur : d'une part hjpus n'est pas employé sous celte forme dans la langue médicale du moyen âge ; de l'autre, si la fièvre avait été quotidienne, le diagnostic n'eût pu signaler en même temps chez le patient «plures accessus ïehris tertianae. »

La correction est également inadmissible au point de vue palcographique : cipero éisini écrit sans abréviation dansle manuscrit(Bibl. de Dijon), la suppositionde d'Achéry et de Géraud (tipo = une abréviation imaginaire cipo) est sans fondement.

§ 4. La médecine historique ne connaissait jusqu'ici le séphire que par les définitions théoriques des manuels du moyen âge (cf. section 3, § 3). Toute observation clinique faisait défaut. L'absence de cette contre-épreuve des abstractions de la pathologie galénique arrêtait le diagnostic de l'affection. La maladie de Jean le Bon nous olfre le premier cas de séphire historiquement connu ; — et si pauvre que soit le tableau symptomatique du Continuateur de Nangis, il a, sur la pathologie des livres, la supériorité de la clinique, c'est-à-dire de la pathologie vécue. Cette observation de 1335 constitue pour la science médicale une source de contrôle qui permettra de vérifier, au sujet de l'atTection, les affirmations subjectives de la pathogénie médiévale, la plus scolastique de toutes.

Le diagnostic du séphire comporte, comme premier point, l'examen préalable des doctrines médicales du xiv*- siècle sur les tumeurs (définition, classification, pathogénie, diagnostic ditïerentiel).

§ 5. Définilioii. Pour les modernes la définition de la tumeur repose sur le fait de la formation d'un tissu nouveau. C'est une néoplasie. Les Anciens prenaient au contraire pour caractéristique exclusive la forme extérieure. Ils définissaient la tumeur « toute lésion, soit aiguë, soit chronique, susceptible de s'accompagner d'une augmentation de volume ». C'est dire qu'ils englobaient dans le chapitre des tumeurs toutes les tuméfactions (phlegmon, érysipèle, œdème) et même, sous le nom de tumeurs blanches — qui a persisté, — les arthrites scrofuleuses.

C'est ainsi que Chauliac classe le squirrhe dans les abcès : « Du schirre et autres apostèmes mélanc ho tiques » (Guy de Chauliac, Grande Chirurgie, éd. Nicaise, p. 131), — tandis que, en 1305, Bernard de Gordon (Lilium medicinae, p. 637) range dans les tumeurs l'œdème et l'érysipèle : « Quatuor species tumoruni praeter naturam : Phlegmone, Erysipelas, Oedema, Scirrhus ».

§ 6. Classification et Pathogénie. Si les découvertes microbiennes et les récentes théories sur les néoplasies infectieuses ont modifié notre conception étiologique des tumeurs, elles ont laissé intacte la loi de J. MûUer sur l'homœomorphisme de ces produits morbides (loi d'analogie de la tumeur et du tissu : « le tissu d'une tumeur quelconque a son type dans un tissu de l'organisme normal envisagé soit à l'état embryonnaire, soit à l'état de complet développement »). Le moyen âge, à sa façon, rejetait, lui aussi, la théorie de l'hétéromorphisme ; il envisageait les tumeurs comme le simple produit d'une modification quantitative ou qualitative des humeurs normales. La modification dans la quantité engendre la tumeur 6e/z/^ne, — dans la qualité la tumeur maligne. Des quatre humeurs normales (le sang, la bile, le phlegme, la mélancolie ou atrabile) dérivent les quatre tumeurs fondamentales : le phlegmon né du sang), — l'érysipèle (delà bile), — l'œdème (du phlegme), — le scirrhe (de la mélancolie ou atrabile).

Dans cette classification légèrement chaotique le moyen âge (on le voit) ne différencie pas l'état chronique de l'état aigu, et c'est un trait de la pathologie générale galénique qu'il faut

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