Partie 1. — Anamnèse collatérale
§ 1. L'anamnèse collatérale de Bonne (en temps que renseignements biologiques) s'établit comme suit : — sœur aînée : Marguerite, mariée à Henri de Bavière ; — frères cadets : l'Empereur Charles IV, Jean Henri duc de Carinthie.
§ 2. Marguerite de Bavière. Mort (1341, Werunsky, I, 280) — consécutive aune maladie de langueur non définie (Franc. Prag. 566 ; Benes 278).
§ 3. Charles IV empereur d'Allemagne (1316-1378) :
A. Antécédents phgsiologiques. Pas de renseignements.
B. Antécédents pathologiques. Maladie sûrement infectieuse [pelato de' sui peli consécutivement à la période aiguë de l'affection) non définie.
Matteo Villani, I, 43 : « Dopo questo, morto il padre nella battaglia del re di Francia, come detto è, a costui succedette, e fii chiamato re di Boemia. E cercando d'accogliere forza per potere venire alla corona dello imperio, ed essendo poco pregiato e meno iibbidito dagli Alnmanni, tenendosi gravati délia sua elezione, egli umile si stava chetamente in Boemia aspettando suo tempo. La reina con femminile consiglio volendo attrarre Famore del marito d'ail' altre donne, ch' era giovane, avvegnachè assai onesta, gli fece dare a mangiare certa cosa, la quale mangiata dovea crescere l'amore alla sua donna. Nella quai cosa, o erba o altro che mescolato vi fosse che ienesse veleno, come presa l'ebbe, ne venue a pericolo di morte ; e per aiuto di grandi e subiti argomenti, pelato de' suoi peli, ricoverô la sainte del suo corpo. Délia quai cosa facendo condannare a morte due suoi siniscalchi per giustizia, la reina, parendo che per sua semplice ope-
Guta, missa erat in Franciam et copulata Johanni, fîlio primogenito Philippi, régis Francie, cuius sororem nomine Blanczam habebamus inuxorem. Tercia vcro soror nostra et ultima nomine Anna erat apud dictam sororem nostram in Francia temporil^us illis. Et sic cum venissemus in Boemiam, non invenimus nec patrem ncc matrem nec fratrem nec sorores nec aliqucm notum. »
JEAN LE lîON. iO;5
ra/ione, più che per colpa che avessoiio, i fami<^li del loro elello imperadore fossono per morire iiinocenli, s'inginocchiù dinan/.i al rc dicendo, corne quei cavalieri non aveano colpa di (juello accidente, ma se colpa c'era, cra sua : perrochè per femniinile consig-lio, volendo più attrarre a se il suo a more non credendo l'ar cosa che ofTendere il dovesse, li fece dare quella cosa a bere, ovvero a man- <^iare : e perô, se giustizia se n'avea a fare, ella era degna per la sua ignoranza d'ogni pena, e non coloro ch'erano innocenli. 11 discreto signore udite queste parole, considcrô la fragilità délie fcmmine, e colla sua mansuetudine inchinô l'animo alTerrore dcU'amore femminile, e con molta benignilà perdonô alla reina dolcemente, e liberô i suoi siniscalclii, rimettendogli ne'loro ufici e onori. Alcuni dissono, che messer Luchino de'Visconti di Milano il fece avvelenare per tema di perdere la sua lirannia. Ed essendo lo cletto imperadore nel pericolo délia morte, si disse che promise a Dio se campasse, che perdonerebbe a chi l'avesse otTeso e non ne farebbe alcuna vendetta ; e quale che fosse la cagione, l'efTetto seguitô, che vendetta nessuna fece. »
Goutte chronique :
Grandes Chron. (éd. P. Paris, VI, 362) : « L'empereur venu en ladite ville et descendu en son hostel, le duc de Bourbon pria les seigneurs et chevaliers de Fhostel de l'empereur de venir souper avecques luy en son hostel, lesquels y alèrent ; et l'empereur, pour luy faire plus avant plaisir, luy envoya son fils le roy des Romains, en luy mandant que se il feust en point qu'il se peust aidier, car de nouvel au partir de Noyon lui estoit prise sa goûte dont il estoit si empeschié qu'il ne pouvoit aler, que luy en sa personne fust aie souper avecques luy. Et l'endemain qui fu le vendredi premier jour de janvier, après ce qu'il ot disné à Compiègne, il vint en un curre, pour ce qu'il ne pooit chevauchier, à heure de vespres à Senlis. »
Id. ibid. (VI, 3G4) : « Et pour ce que le roy avoit entendu qu'il estoit moult agrevé de la goûte et ne pouvoit chevauchier et le charrier luy faisoit grevance, il luy envoya toute nuit, la nuit de samedi, un des curres de son corps noblement appareillié et de chevaux blancs atelé, et la littière de son ainsné fils le dauphin de Vienne noblement appareilliée et attelée de deux mules et de deux coursiers pour venir dedens plus aisiement. De quoy ledit empereur fu moult lie, et en mercia moult le roy en son absence en recevant ledit curre et laditte littière des messages du roy ; et puis vint en laditte littière jusqu'à la ville de Saint-Denis..., tous du conseil le roy, et luy firent la révérence, en disant que il fust le bien venu, et que le roy les avoit là envoies pour le honnorer et le accompaingnier. Et luy venu à Saint- Denis, il fist descendre sa litlière et porter icelle à bras, car pour sa maladie de goûte dessus dite, il ne povoit aler à pié. Et pour ce, en icelle se fist porter en l'églyse Saint-Denis, devant le grant autel
saint Loys où il fist son oroison dévotement. Et ainsi de là fu porté dedens ladite littière jusques en sa chambre, et là luy furent présentés, etc... »
Id. ibid. (Vl, 366) : (c Après se parti de Téglise de Saint-Denis et vint en sa chambre où il avoit esté par devant, et là vint de par le roy, c'est assavoir messires Bureau de la Rivière, son premier chambellan, et Colart de Tanques, escuier de son corps, et vinrent en la court devant les fenestres de sa chambre, et lui présentèrent, de par le roy, un bel destrier ensellé des armes de France bien et richement, et pareillement un bel coursier. De quoy il mercia le roy grandement, et dit qu'il monteroit et entreroit dessus à Paris, combien que il luy fust bien grief pour cause de sa maladie : et pour ce les envoya devant à La Chapelle Saint-Denis, et jusques là se fist porter en la littière de la royne, qui pour ce luy avoit esté envoiée très richement et noblement attelée et appareilliée. Et après ce qu'il ot beu, il se party de Saint-Denis en la littière, comme dit est ; et entre Saint-Denis et La Chapelle, vindrent à Tencontre de luy le prévost de Paris et le chevalier du guet, avecques très grant quantité de leur gens à cheval, etc.. »
Id. ibid. (VI, 367) : (( Et ainsi accompaingnié vint ledit empereur à la Chapelle Saint-Denis, et là se fist descendre de la littière de la royne en un hostel, et fu mis à cheval sur le destrier que le roy lui avoit envoie à Saint-Denis, lequel estoit morel. »
Id. ibid. (VI, 371) : « Et ainsi chevaucha le roy de son palais jusques en mi-voie du Moulin à vent et de La Chapelle, que il s'entrencontrèrent lui et l'empereur; et fu grant pièce avant que il pussent venir l'un à l'autre, pour la presse des gens qui y estoient. En laquelle encontre ledit empereur osta sa barrette et son chapperon, et aussi le roy ; et ne se volt le roy trop approchier de l'empereur, pour ce que son cheval ne fraiast à ses jambes où il avoit la goûte : mais prisrent les mains l'un de l'autre et s'entresaluèrent, en disant le roy à l'empereur que très bien fust-il venu et que il avait eu gran désir de le veoir. »
Id. ibid. (VI, 383) : « Et lors cnvoia le roy vers l'empereur, audit retrait de la Sainte-Chappelle en sa chambre, son ainsné fils le daulpliin de Viennois. Et quant l'empereur sceut que ledit dauphin venoit pardevers luy, il se fist lever de sa chaière et osta son chaperon et l'acola et baisa, et le dauphin s'inclina devant luy sans agenouiller. Et tantost après descendile roy de sa chambre, et vint (juerre l'empereur pour aler mengier en la grant sale du palais : et portoit-l'en l'empereur en une chaière et le roy estoit coste luy et tenoit le roy des Romains son fils à sa sénestre main, et devant portoit-l'en le daulphin sus cols de chevaliers acompaigné de seigneurs et chevaliers bien grandement. Et ainsi alèrent sans grant presse par la grant sale du palais jus({ues au hault dnys de la table de marbre. »
Id. ibid. (VI, 382) : <( Au commencement de la messe envoia le roy, par l'arcevesque de Rains, l'eaue benoite à l'empereur premiers (jue à luy et aussi le texte de l'Evangile, combien (jue l'empereur le