‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 133 sur 183 · JEAN LE BON. WJ · texte numérisé non relu

JEAN LE BON. WJ

§ 2. Grand-père. Henri VII (12G2-1.313) empereur d'Allemagne. A noter la gravelle comme seul antécédent pathologique important (« arenae dolores », G. Ventura, Memoriale de gestis civiiim Asiensiiim 1260-1325, d. IMuratori SS. XI p. 239). En octobre 1312, maladie non définie. Giovanni Villani, II, 178 : « Partito lo'mperadore di Pisa, passé su per l'Eisa e combatte Castelfiorentino, e nol poteo avère : passô oltre trà Poggibonizzi e Colle infino a Siena lungo le porte. In Siena avea gente assai; e cavalieri di Firenzc alquanti per badalucchi uscirono per la porta di Cammollia, ed ebbonne il peggiore, e furono ripinti per forza nella città ; e cosi Siena in grande paura, lo'mperadore valicô la città, e puosesi a campo a Montaperti in su l'Arbia : là cominciô ad ammalare, con tutto che infino alla parlita di Pisa si sentisse ; ma per non fallire la partita sua al giorno ordinato, si mise a cammino. Poi andô in piano di Filetta per bagnarsi al bagno a Macereto, et di là andô al borgo a Bonconvento di là da Siena dodici miglia. Là aggravé forte e comc piacque a Dio, passô di questa vita il di di .santo Bartolommco, di 24 d'Agosto 1313. » Sur la mort d'Henri VII dont l'étiologie (sans doute naturelle et de cause infectieuse) a été l'objet de tant de discussions depuis un siècle, cf. le Mémoire définitif du D'' G. Paliotti [La morte d'Arrigo VII di Liissemburgo seconda la storia e secondo la tradizione^ 1894) qui, dans ses 160 pages, épuise l'histoire médicale de la question K

i. J. de Cermenate (éd. Ferrai, 1889, p. 133): « Sed ur])is moenibus occedens sua spc invenit se deceptum ; eiectis enim fautoribus armatos muros Guolphicis signis vidct, et ciim ad se vocatis Aretinis et comile Montis Feltri et comitibus de Santaflore et de districlu Senarum fidelibus suis, ante urbis portas sita statione, Senensem undique agrum depopulans, tenet exercitum, triduana febre implicitus ad tumultum suorum in pugna levibus certaminibus coepta laborantium equitavit armatus. Inde iiamanimi et immodicus corporis aegri lal)or ipsius febris ignicuknn in continuam traxit, qua continua comité die. XXIV. augusti anno. MCCCXIII. migravit ad Dominum in loco quem incolae Bonconventum dicunt; distat a Senis XV niillibus passuuni. Amisso duce spargitur exercitus, etc.. »

IIF. XXI, 39: « Ordinatc contra regem Siciliae exercitu al) imperatore Ilenrico mense Julio, debellatis Senensibus, tandem applicante

Légende de V empoisonnement (voy. Contin. de Nangis, I, 398 cité ci-dessous, note). — Etat psychique normal. Giovanni Villani, II, 148 : Arrigo conte di Luzimborgo imperiô anni quattro e mesi sette e diciotto, dalla prima corona insino alla sua fine. Questi fu savio e giusto e grazioso, prode e sicuro in arme, onesto e cattolico ; e di picculo stato che fosse per suo lignaggio, fu di magnanimo core, temuto e ridottato ; e se fosse vivuto più lungamente avrebbe fatte grandissime cose. »

Anamnèse héréditaire d'Henri VII : — Père. Henri VI de Luxembourg, tué (1288) à la bataille de Wœringen ; — Mère. Béatrix d'Avesnes. Pas de renseignements biologiques. Sur son oncle Jean d'Avesnes, frère de Baudoin d'Avesnes, père, de Béatrix, cf. Ane. Chron. de Flandre (HF. XXII, 341) : « D'aultre part Jehan d'Avesnes, qui se tenoit en sa ville d'Avesnes moult desplaisant, chey par grant mélanconie en une mortelle langueur. >^ — Sur la grand'mère paternelle de Béatrix d'Avesnes, Marguerite de Flandre, voy. ci-dessous note 1.

Banconventum, post peractas multas victorias et insignes, morbo tibiae febreque pariter correplus... »

Contin. de Nangis (éd. Géraud, I, 398) : « Ordinatoque mense julio contra eum exercito, per comitatum Senensium sibi rebeUium iterfaciens usque ad locum qui dicitur Insula, multa eis intulit detrimenta. Tandem vero appHcans Banconventum, post peractas multas et insignes victorias, morbo pariter et febre correptus, vel, ut dicebant aliqui, Eucharistiam sumendo de manu sacerdotis et proprii confessoris de ordine fratrum Praedicatorum existentis, corrupti pecunia per regem Robertum vel, ut verius creditur, per Florentines sibi adversarios, veneno potionatus, diem vitae clausit extremum. »

1. Chron. dite de Baudoin d'Avesnes (HF. XX, 167) : « Après che, trespassa la contesse Jehanne de ce siècle, sans avoir hoir de se char de nulz de ses ii. maris, ne de monsigneur Ferrant, ne de monsigneurThumas. Se eskey la terre à madamme Margharite, se suer; se fut quierquiée a warder à monsigneur Bouchart d'Avesnes, qui clers estoit et archidiacque de Loon ; et s'accordèrent si bien quelle eult de luy II. filz, dont li ainsnés avoit nom Jehan et l'autre Bauduin ; et furent surnommet d'Avesnes de par leur père, et furent puis légitimés de l'auctoritet le pape par l'Eglise de Homme. Mais quant la terre de Flandre fut eskeuc et de Ilainnau aussi à ledite damme Margharite, ses amis furent si courrouchiés de che qu'elle avoit ainssi

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i; 3. Grandmère. Margiierile de Brabanl, fille du duc Jean I de Brabant et de .Marguerite de Flandre, é{)ouse (1292) Henri VII de Luxembourg :

ouvret qu'il se pourcachèreiit qu'elle fuist donnée en mariage à monseigneur Guillaume de Damjiierre, (|ui estoit vaillans lioms et cousin au roy de Franche. Le comte Guillaume de Dampierre, de cui nous vous disons chi endroit, et medamme Margaritte eurent ii. filz, Tun Guillaume et l'autre Guyon. Guillaume fut l'ainsnet, et fut mariés à Bietris de Braibant. »

Ane. Cliron. de Flandre (IIF. XXII, 343) : « Comment la conlesse Margueritte de Flandres se contenoif, et sa fin et de son filz. Or revendrons à la contesse Margueritte de Flandres, de laquelle tous iceulx enfans descendirent, comme dit est. En sa noble personne estoient quatre conditions quy moult sont à recommander. Premièrement elle estoit une des plus grans dames de lignage de tout le roiaulme de France ne d'AUemaigne. Secondement elle estoit la plus sage et discrète et la mieulx gouvernant terres et seignouries que l'en sceust loing ne près. Tiercliement car elle estoit très grant trésorière à mei'veilles et moult bien pourveue de riche vaisselle et joiaulz, et si estoit contesse de Flandres et de Haynnau bien obéye et amée. Et quartement elle estoit pourveue en très grant largesse là où elle savoit que bien estoit employé, et tenoit tant riche court que mieulz sembloit cour de royne que de contesse. Et quant la bonne dameeust longuement vescu, ainsi comme vous avez peult oyr, et que moult anchienne estoit, il lui convint mourir; car une forte maladie de fièvres continues l'assailly et tellement le consuma que plus ne povoit vivre. Si trespassa de ce monde et fut honnorablement enterrée en l'abbaye de Flynes, qu'elle avoit fondée ; et moult tost après morut Bauduin, son fdz^ en la ville de Valenchiennes, et là fut enterré aux Cordeliers. Pour quoy le conté de Flandres et de Haynnau demeurèrent au conte Guion de Flandres, dit de Dompierre, filz moinsné à la devant ditte contesse Margueritte, par droittc succession. »

Chron. dite de Baudoin d^Avesnes (IIF. XX, 168) : « Messire Guillaume de Dampierre, l'ainsnés d'iaulz deux de cui nous vous avons deseur dit, fut moult preux as armes, et hanta volentier les tournois ; se fut à Trasegnies à ung tournoy ù il fut ung des mieulz faisans, et là il fut il occy par envie de ceux qui estoient de le partie as enfans que la comtesse Margharitte avoit eult de monsigneur Bouchart d'Avesnes, si comme on dist ; car ilz ne peurent oncques amer l'un l'autre : et ce fut l'an m. ii. c. li. Et non pourquant fut fait ung acort des hoirs de par monsigneur Bouchart d'Avesnes d'une part, et des hoirs de par monsigneur Guillaume de Dampierre, d'autre part, en le court le roy de Paris, par le roy et par les barons, en telle manière que après le déchès de la mère ceulz de par monsigneur Bouchart

A. Anamnèse personnelle. Pas de renseignements pathologiques. — Mort (1312), à Gênes, consécutive à une maladie infectieuse non définie. Petr. Zitav. Chronicon Aiilae Regiae, éd. Emler (Fontes Rerum Boliemicarum, IV, 193) : « Edomita itaque Brixinensium civium perniciiosa contumacia rex inde proficiscens ad Januensium se transtulit confinia. A Januensibus vero magnifiée rex susceptus cum ipsis per aliquot mansit dies. Félix autem Margaretha regina ex contagione corrupti aëris et fetoris, quam in obsidione urbis Brixie contraxit, gravis infirmitatis molestia in civilate Janua laborare cepit et ibidem tabefacta morbi gravamine diem vite sue clausit extremum. »

B. Anamnèse paternelle. Jean I duc de Brabant ; mort consécutive à un traumatisme K Sur son frère aîné Henri de Brabant, écarté du pouvoir pour cause d'imbécillité et relégué dans un couvent à Tâge de vingt ans, cf. Lenain de Tillemont, IV, 128, 335.

C. Anamnèse maternelle. Marguerite de Flandre. Pas de renseignements. Sur la mort de son frère Robert de Flandre consécutive à une chute, cf. Aiic. Chron. de Flandre K

tenroient Hainnau et les apendanches, et ceulz de par monsigneur Guillaume, Flandres et toutes les appendanches.

1. HF. XX, 134: « Et aux joustes qui à ces noces furent, fut occis par grand meschéance le duc Jehan de Brabant, qui pour son grand hardement estoit crému et redoubté partout ; et Foccist cellui qui contre lui jousta, par ung seul cop qu'il lui donna de sa lance au bras. »

Ane. Chron. de Flandre (HF, XXII, 349) : « Après fist le conte de Bar crier unes grandes joustes à Bar-le-Duc. lUec jousta le duc de Brabant contre un vaillant homme nommé messire Pierre de Beaufi'romont ; et fut le duc attains de la seconde lance ou cras du bras, et lui furent tous les nerfs portez hors. Après fut portez à son hostel, et jut sept jours ; et manda le chevalier devant lui et lui pardonna sa mort, et au viii^ jour trespassa de ce siècle. »

2. Ane. Chron. de Flandre (HF. XXII, 414) : « Or vous dirons du conte Robert de Flandres, qui voulentiers se tenoit à Courtray, en son hostel qu'il avoit de nouvel fait estaurer. Dont il advint à ung matin, ainsi qu'il estoit levé jus de son lit et ainsi qu'il devoit marchier, il bouta son pic ou ploy d'un grant tapis qui estoit bas étendu devant son lit ; si chey du visage sur le planchier si roidement qu'il en fut fort travcillié et desrompu. Ses chambrelens y accoururent

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