‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 144 sur 183 · C. Mort. — Consécutive à l'épidémie d'influenza de · texte numérisé non relu

C. Mort. — Consécutive à l'épidémie d'influenza de

1. Journal de N. de Baye, I, 89 : « Samedi, xxvj^ jour d'avril. Cedit jour, estoient presques touz messeigneurs de Parlement malades de reume et fièvre tout ensemble, par une pestilence d'air qui a couru et cuert puiz l'entrée de ce présent moiz, telle que à peinne puet l'on trouver povre ne riche, et par especial à Paris, qui ne se sente de ceste maladie, les uns plus, les autres moins; et par

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Christine de Pisan (éd. Ikichon, "237^ : « Et cestui dommage et meschief procuré par fortune (amenistraresse de

especial en la cliaml)re de Parlement, aux jours des Plaidoiries, a telle tousserie de touz costez que à peinne le graphier, qui a esté surpriz de la dicte maladie à viij heures, puet enregistrer au vray. Diex par sa grâce y vueille pourveoir. »

Baye, II, 287 : « xxvj aprilis CCCC IIII, Parisius et in rcgno accidit quedam infirmitas peslilens, qua homines subito in tantam tussin et capitis et pectoris infirmilatem incidebant quod stare nequibaut, nec bibere neque comedere, de qua egritudine multi decesserunt, et vocabatur vulgaliter le tac, eo quod subite homines capiebanlur illa egretudine, qua ego ipse jacui quasi per quatuor dies. »

En 1414, nouvelle épidémie à'influcnza. Baye, II, 172 : « Ce lundi V^jour de mars [1414] n'a point esté plaidoié, nen'avoit aucun advocat ne procureur, ne partie ou moult po par le Palaiz pour une moult griefve maladie qui generaument couroit par Paris, par laquelle la teste et tous les membres doloient, et soufîroit Ten moult fort reume. Et entre les autres moy mesme ne dormi de toute ceste nuit et ne me puiz soustenir de la doleur de la teste, des reins, des costes, du ventre, des bras, espaules et gembes. Si m'en voiz à mon hostel. »

(( N'a pas esté plaidoié pour ce que une merveilleuse maladie a entreprins generaument toutes personnes, hors enfans au dessoubz de viij ou de x ans, par laquelle la teste, les espaules, les costes, le ventre, les bras et gembes doloient, et y avoit fièvres et reume moult fort, et telement que au jour d'ui moult po des seigneurs de céans et des advocas et procureurs sont venus, entreprins de ladicte maladie. Et moy mesme fu hier au vespre en venant de Nostre Dame surprins de ladicte maladie telement que je ne me puiz soustenir, et semble que ce soit lues aut pestis aerea. »

Baye, II, 307 : « In marcio (1414) vigebat in Francia et Parisius gravissima infirmitas, qua caput et membra singula dolebant, nec sapor erat scilicet cibi cuiquam, et eadem in Arabia et transmarinis partibus viguerat rétro in mense octobris et novembris. »

Journal d'un bourgeois de Paris (éd. Tuetey, p. 49) : «■ Si advint par le plaisir Dieu que ung mauvais eir corrompu chut sur le monde, qui plus de cent mil personnes à Paris mit en tel (estât) qu'ilz perdirent le boire et le menger, le repenser, et avoient très forte fièvre deux ou trois foys [le jour], et especialment toutes foys qu'ilz mengeoient, et leur scmbloient toutes choses quclxconques ameres et très maulvaiseset puantes; touzjours trembloient où qu'ilz fussent. Et avecques ce, qui pis estoit, on perdoit tout le povoir de son corps, que on n'osoit toucher à soy de nulle part que ce fust, tant esloient grevez ceulx qui de ce mal estoient attains; et dura bien sans cesser trois sepmaines ou plus, et commença à bon escient à l'entrée du moys de mars oudit an, et le nommait-on le tac ou le horion. Car avec tout le mal devant dit, on avoit la toux si fort et la rume et l'enroueure.

tous inconveniens et meschiefz) qui, ou mois de mars (1404) lorsque les constelacions saturnelles et froides rendoyent l'air infect par moisteur froide continuée en longue pluye plus impétueuse que par nature la saison ne doit; par quoy furent causées, es corps humains, rumatiques enfermetés, avecquc* fièvres fimeres et entreposées, causales de mort, fist lors transporter es contrées nubleuses ou à air bruineux et couvert, pour la moisteur des palus esveus et terre ramoitie d'iceliuy pays qui siet vers les marches de Flandres, celluy de laquel mort nous douions, qui fu nommé, en son tiltre, Phelippe, filz de roy de France, duc de Bourgongne, conte de Flandres, d'Artois et de Bourgogne (qui frère germain fu au sage roy Charles) lequel, à grant préjudice du bien propre de la couronne de France et grief et perte de la publique utihté commune, est trespassé nouvellement à Haie en Henault, le vingt-septiesme jour d'avril, en l'an présent 1404. » Religieux de Saint-Denis^ III, ]4'2 : « Vernalis desiderata temperies à pruinis et aquis pluvialibus hoc anno reddita fuit tediosa.... Indeque, medicorum judicio peritorum, non minor indisposicio in corporibus humanis sequuta est, multis reumate tristi febre quoque hue illucque tam numerose habundanter afflictis, ut vix de septuaginta solus ab hac miserabili peste immunis potuit reperiri.... Nam primo, subito gravi dolore capitis accedente, penitus depravabatur appetitus

que on ne chantoit qui rien fust de haultes messes à Paris. Mais sur tous les maulx la toulx estoit si cruelle à tous, jour et nuyt, que par force de toussir aucunes femmes qui estoient grosses, qui n'estoient pas à terme, orent leurs enfans sans compaignie de personne. »

Jean de Brandon (éd. Kervyn, Bruxelles, 1870, 1, 90) : « Eodem anno, mense equidem aprili, circa initium mensis, ventus venit ab aquilone vehementer impetuosus et urens, ut sua austeritate, rigidoque frigoris algore, cuncta virentia, pullulationes herbarum, arborum, omnesque virgulti flores urendo depasceret et velut solis ardor foenum aestivo sub tempore marcescere faceret, unde et eo anno cerasa, poma, pyra et hujusmodi fructus pauci et in magna caristia habiti sunt. Insuper et ex hujusmodi vento praecordia hominum et jumentorum tacta et algido rigore congelata, vehit quodam fumo sulphureo usta constringel)antur, ut omne fere hominum genus, cujuscunque sexus, aetatis seu conditionis fuerit intoUerabilem passionem tussis, cum raucitate pectoris et maximo capitis dolore r remediabihter pateretur. »

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pacientis, et tandem tocius corporis exinanicio sequebatur.

« In regno pestilencia exortaex multitudine incolarum, nobilium multa fuerunt funera, maximeqiie eam pestilenciam insignem reddidit mors tam immatura, tam acerba ducis Burgundie, régis Francie patrui, qui de Parisius recedens, diicatum Brebancie statuerat visitare. Sed cum ipse dux id agere affectans ad villam Halles vocatam pervenisset, tune cepit graviter infirmari, et lecto mortis decubuit, Ubi autem egritudinem cognovit invalescere, nullam superesse fiduciam, et quod medici de eo desperabant, pro auxilio divino impetrando ad ecclesiam Nostre Domine se mox portari precepit ; quod tamen nil sibi corporaliter profuit. Nam antequam ibi novendium complevisset, diem signavit ultimum, prius tamen in spiritu contrito et humiliato susceptis ecclesiasticis sacramentis. »

Cliron. anonyme belge (éd. Kervyn, Bruxelles, 187G, III, 233) : « Eodem tempore Philippus dux Burgundiae abiit Barrum-Ducis ad exequias sororis suae ducissae Barrae, et inde venit Attrebatum ubi erat ducissa uxor sua, ubi cum eaperactis festis pascalibus exin abiit Bruxellam in Brabantia ad ducissam Brabantiae amitam uxoris suae valde senilem et annosam ut causa dictae uxoris suae per consensum bonarum villarum de patria assumeret regimen et possessionem patriae. Itaque cum esset ibi in mense aprili in pascale anni M'CCCC'quarti arripuit eum infirmitas valida. Ouamsentiens fecit se in vehiculo poni et transvehi ad Nostram-Dominam de Hallis quae tribus leucis distat a Bruxella, praecedontibus eum plusquam quadringentis viris de patria ferramentis suis iter quo transiturus erat, ut quietius veheretur, disponentes et aspera in viam planam facientes. Et veniens ad Nostram- Dominam de Hallis decessit ibi in uno hospitiorum ejusdem villae in quo affixaerat effigies Cervi dominica xxvij die ejusdem mensishora noctis média. Princeps erat largus et munificus et qui in venatu ut decebat et in aucupatu edoctus erat . »

Petit de Vausse, Itinéraires des Ducs de Bourgogne^ p. 338. Année 1404 :

4 Vendredi — Lille. (Comptes des receveurs généraux.) 10 Jeudi — Arras. (Mandement, ^z7>/. /2a/., Coll. Bourgogne, t. LVII, fol. IGO.)

16 Mercredi — Bruxelles. (Ce jour, le duc traite la duchesse de Brabant et les principaux de Bruxelles, auquel lieu estoient les heraults et menestriers du prince d'Ostrevant, du pays d'Artoys et du roi d'Aragon, Bibl. nat., Coll. Bourgogne, t. LXV, fol. 77 v°.) Il tombe malade ce jour.

22 Mardi — Bruxelles. (Mandement, Bibl. nat,^ Coll. Bourgogne, t. LVIII, fol. 22.) 24 Jeudi — Bruxelles. (Mandement, Bibl. nal., Coll. Bourgogne, t. LVIII, fol. 122.) 26 Samedi — Le duc se fait transporter malade en litière de Bruxelles à Halle. Les habitants de Bruxelles aplanissent les chemins pour ce voyage. (Comptes des receveurs généraux, 5/6/. /2«/., Coll. Bourgogne, t. LXV, fol. 76v°.) 27^ jour d'avril Dimanche — Mort du duc Philippe le Hardi à Halle.

Monstrelet (éd. Douet, I, 488) : « Puis s'en ala le duc à Brucelles en Brabant, ouquel lieu print audit duc une grande maladie... lequel duc se fist apporter sur une litière, de la ville de Bruxelles en la ville de Haulx en Haynnau. Et afin que les chevaulx qui le portoient alassent plus seurement et à son aise, y avoit plusieurs laboureurs et manouvriers qui aloient devant ladicte lictière à tout planes et autres instruments de fer pour refaire et aouvyer les chemins. Ouquel lieu de Haulz il fut deschargé et mis assez près de l'église de Nostre-Dame en ung hostel où lors estoit l'enseigne du Cerf. Ouquel lieu, lui sentant très fort agravé de sa maladie manda devant lui ses trois filz, c'est assavoir, Jehan, conte de Nevers, Anthoine et Phelippe, ausquelz il pria très acertes et commanda destroitement, que toutes leurs vies durans feussenl bons, vrais et loyaulx obéissans au roy Charles de France, sa noble généracion, sa couronne et tout son royaume, et ce leur fist il promectre sur tant qu'ilz l'amaient. Et là avec, fut par ledit duc ordonné à chascun d'eulx les seigneuries qu'il vouloit qu'ilz tenissent après son trespas et la manière et intencion qu'ilz en avoient à user. Lesquelles et plusieurs acomplies et devisées par lui moult sagement comme à tel prince appartenoit faire, aiant bonne

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mémoire en sa derrenière heure, rendi son esperit ou dessusdit hostel. »

§ 4. Jeanne de Navarre (1340-1116) femme de Charles le Mauvais. Mort subite dans un bain.

Secousse, Mémoires sur Charles le Mauvais, 1755, t. II, p. 388 : « Quant est de la mort de madame la royne de Navarre (que Dieu absoille) dont le dit Pierre a été intcrrogié par MM. du conseil disans que elle fu empoisonnée, dist le dit Pierre que quant elle mouru il étoit à Bernay, et ne fut onques si troublé, si esmerveillié ne si dolent de mort de personne, comme il fu de la siene et ne tient pas qu'elle mourust de poisons : car en tenoit à Evreux où. elle mouru, que ce avoit esté parce que elle avoit esté mal gardée en son baing- auquelle elle mourut; et le scevent Madame de Foix, la dame de Saquainville, et Katherine de Bautellu, Margot de Germonville, et autres femmes estant pour lors avecques lui ; et si peut être sceu par Simon le Lombart, apothicaire d'Evreux qui Téviscera et vit tout ce qu'elle avoit dedans le corps. Et aussi est il tout certain que tantost après la mort d'elle, furent assemblez ou chastel d'Evreux l'évesque d'Avranches, madame de Foix, madame de Saquainville, et plusieurs du conseil du dit roi de Navarre, toutes les damoiselles et femmes de chambre, et furent prises les femmes par serment que elles diroient la vérité. Si fu recité tout au long par la bouche de Margot de Germonville tout le procès et la manière de la mort, et par ce fu trouvé que elle étoit morte de faiblesse de cuer et à ce s'accordèrent toutes les autres femmes. »

§ 5. Isabelle (1348-1372) femme de Galéas Visconti. Pas de symptomatologie dans la lettre par laquelle Barnabo Visconti annoncée B. d'Armagnac la mort de la princesse (Durieu, Gascons en Italie, p. 64).

§6. Sur les autres enfants de Jean le Bon (Marie de Bar, 1344-1404; — Agnès, 1345-1349; — Marguerite de Poissy, 1347-1356) pas de renseignements.

Section *2. — Anamnése personnelle de Louis I' d'Anjou.

§ 1 . Ilabihis extérieur.

« En commençant au plus aagé après le roy Charles, lequel fu appelle LoySjduc d'Anjou et de Touraine, qui après fu couronné du royaume

de Naples, comme cy après sera dit ; lequel Loys je treuve es croniques et Tinformacion de gens dignes de foy, à son vivant serviteurs de luy, ce fu prince louable et de digne reputacion, moriginé et appris en toutes choses qui à liault prince peuvent appartenir estre convenables; moult sages homs estoit et avisiès en tous fais, prompt en parolle belle et bien ordonnée, hault et pontifical en maintien, très bel de corps et de viaire, passant les autres communs hommes de grandeur; de très grant courage estoit, et moult desiroit haultes signories; hardy et tra veillant; amoit les chevalereux, et les sages clers ; amassoit et tiroit environ soy tous beauls hommes fors et bien combatans qu'il povoit avoir; constant en délibéré propoz... convoi • teux estoit d'amasser trésor, pour désir de voyagier et conquerre ». (Christine de Pisan, éd. Buclion, p. 245, col. 1.)

§ 2. Antécédents pathologiques. — Pas de renseignements.

§ 3. Mort. — Pas de renseignements dans les documents français contemporains*. Les chroniqueurs italiens sont mieux renseignés. A la suite d'un refroidissement [Chronicon Siciiliim, p. 53; Giornali Napoleîani, c. 1051) — contracté à Bisceglie, au cours de la campagne contre Charles de Du razzo, — survient chez le prince une tuméfaction de la gorge, tiimor giittiiris (qui n'est très probablement qu'une angine de mauvaise nature).

Lettre des Florentins au sire de Coucy (4 octobre 1384). Bibl. de Cambrai, Ms. 940 (fol. 18) d. Kervyn, Froissart, X, 546 : « lUustris et metuende domine, amice carissime, de cunctis vestris successibus qui et honorem vestrum concernèrent et ad transquilitatem patriae pervenirent, certissime teneatis nos totis affectibus contentari. Ceterum noverit Excellentia Vestra illustrissimum principem quondam dominum ducem Andegavensem in civitate Barrensi, dieXX"" men-

1. Religieux de Saint-Denis (I, 337) : « Rcx vexatus egritudine lecto decubuit. »

Journal de Jean Lefèvre, évoque de Chartres, chancelier du duc d'Anjou (éd. Moranvillé, I, 56) : (( Novembre 1384. Le jour des Mors après disner, madame la Roynne [de Sicile] sceut la mort de monseigneur le Roy Loys; moy et messire Guillaume de Craon et maistrc J. le Begu et l'abbé de Saint Aubin, Tevesque d'Angiers, le chantre et Thibault Levraut la confortasmes ce que nouspeusmes. Le sire de Chasteaufromont vint veoir Madame et ploura comme une commère très nicement sanz dire mot de reconfort. »

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sis sepicmbris, morbo subito lumoreque gulluris decessisse, et comitem Genebensem atquc plures ejusdem domini proceres jam attigisse Venetias et in Franciam remeare. Dalum Florentiae, III'' die octobris, anno M° 000°*° octogesimo quarto. »

Mort de Louis d'Anjou à Bari, après quatre jours de maladie, le 21 septembre 1384. De Tapparition de cette angine, M. N. Valois [Rev. cl. Ouest, hist. LV, 144) rapproche avec raison le fait qu'à cette date la scarlatine décimait l'armée ennemie [Giornali Napoletani, c. 1051 : « Il re se ne ammalô, con tutti e molti signuri de' suoi, de una malatia, che scorlicaro como serpi »). — A noter, comme toujours, la légende de l'empoisonnement (Thierry de Niem, p. 66.)

§ 4. Antécédents psychopathiqiies. — Au xiv'^ siècle Louis n'était, pour le peuple, qu'un cupide aventurier ^ M. Molinierl'a

1. Douet, Pièces inédiles sur le règne de Charles VI, I, 59. Février 1385 : « Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. A nous avoir esté exposé de la partie de Guillaume le juponnier, habitant d'Orléans, povre homme chargé de femme et de quatre enfans. Que le jeudi après Noël derrenièrement passé lui estant en Fostel de Jehan Castel, où il estoit alez boire avec autres compaignons, après ce qu'il ot assez beu et tant qu'il fu souspris de vin, il dist, entre pluseurs paroles qu'ils orent ensemble, les paroles qui s'ensuient, si comme les présens ont rapporté, jà soit ce qu'il n'en soit bien mie recort. C'est assavoir : (( Quest alez faire le duc d'Anjou là où il est <( alez? il a pillée, robée et emportée la finance en Ytalie, conquérir << autrui terre; il est mort et dampné, et le roy saint Loys aussi, " comme les autres. » Et que nous et les autres seigneurs tenons mauvaisement et faussement ce que nous avons. Et oultre dist : '( Estront, estfont de Roy et de Roy; nous n'avons Roy que Dieu: « cuides tu qu'ilz aient loyaument ce qu'ilz ont? ilz me taillent el « retaillent, et leur poise qu'ilz ne povent avoir tout le nostre; que a " il à faire de moy oster ce que je gaaigne à mon aguille? Je ameroie (. mieux que le Roy et tous les Roys feussent mors (jue mon filz eust <( mal ou petit doy. » Pour lesquelles paroles il a esté mis en prison et y est encores, etc. »

(Suit la rémission, mais avec cette clause : « Parmi ce que ledit Guillaume le jupponnier soit signé ou front au saing de la lîeur de lis pour exemple que les autres ne osent dire ne proférer semblables ou autres paroles contre le prince. » — La rémission adressée au gouverneur d'Orléans. Datée de Paris, février 1385.)

défini plus justement (i?e^'. Ilist. 1893, janv., p. 117) : a Prince élégant, brillant capitaine et tête faible. » Toutefois rien à signaler dans son état mental qui s'écarte des réactions normales ou qui puisse être rapproché des tares psychiques de son frère le duc de Berry (voy. ci-dessus, pp. 514-516).

Section 3. — Femme de Louis V'' d'Anjou. Marie de Blois ^

1. Les notes réunies par M. Brachet, sur Marie de Blois, n'ayant pas été rédigées par lui, j'omets de les insérer, (A. B.-K.)

CIIAPIÏRE XVII (suite) DIX-SEPTIÈME GÉNÉRATION [suite)

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