DIX-HUITIÈME GÉNÉRATION
§ 1. Louis II d'Anjou (1377-1417).
Section 1. — Anamnèse personnelle.
§ 1. Antécédents pathologiques. Néphrite et hydropisie.
Juvénal des Ursins, p. 524, col. 2 : a Le vendrcdy vingtneufiesme jour de décembre (1415), le roy Louys de Sicile arriva à Paris ce jour et vint par eaue car il estoit malade. »
Relig. de S. Denis, VI, 78 : « Monseigneur Louis duc d'Anjou et roi de Sicile, après avoir longtemps souffert d'une incontinence d'urine, termina sa carrière le 26 avril, dans la ville d'Angers. Fidèle, pendant toute sa vie, aux exemples de ses pères, il avait toujours été bienveillant et affable pour tous, et s'était fait un devoir de veiller à. ce que chaque jour une grand'messe fut célébrée dévotement en sa présence. Il avait toutefois pris soin d'amasser beaucoup plus de richesses que son père, et il laissa une immense fortune à son fils monseigneur Louis, et à sa fille madame Marie, ([ui avait épousé le fils aîné du roi. »
Chronique Bourguignonne anonyme (p. p. Douet d'Arc, Monstrelei, VI, 232) : « Et depuis ce temps (1415), ne vesquy gaires le Roy Loys duc d'Ango, mais moru tout enflés du mal Saint Quentin *. »
1. LacLirne s. v" : <( Mal S. Quentin l'hydropisie : A mengier le pain sec, boire Teaiie au malin. Vous y pourrez bien prandre le grant mal S. Quentin. »
Remarquons la ressemblance de la constitution de Louis II avec celle de son oncle paternel Charles V, qui, de son côté, avait hérité de la constitution de son oncle maternel l'empereur Charles IV.
Section 2. — Femme de Louis II d'Anjou.
§ 1. Yolande d'Aragon {13S0-[4i2). Grand'mère maternelle de Louis XL Fille de Jean L"" d'Aragon {f 1396 d'une chute de cheval) et de Yolande de Bar.
§ 2. Habitas extérieur. — Les chroniqueurs parlent de sa grande beauté.
Relig. de S. Denis, 11, 77 : (< Au mois de janvier, Louis, roi de Sicile, épousa dans la ville d'Arles madame Yolande, âgée d'environ vingt ans, fille du feu roi d'Aragon et de la fille de l'illustre duc de Bar. Cette princesse captivait tous les regards par sa rare beauté, par les charmes de son visage et par l'air de dignité répandu sur toute sa personne. C'était en un mot un véritable trésor de grâces. Au dire des gens sages, la nature avait pris plaisir à la former et l'avait comblée de toutes les perfections ; il ne lui manquait que d'être immortelle. Je n'essaierai point de décrire ici ses attraits ; il me suffira de dire qu'aucune femme ne méritait de lui être comparée. »
Juvénal des Ursins p. 410, col. i : « loland, qui estoit une des
belles créatures qu'on peust point voir. »
§ 3. Antécédents pathologiques et mort. Pas de renseignements.
§ 4. État psychique. A noter son énergie précoce (voy. Lecoy de la Marche, Le roi René, t. I, p. 24 et note 2), sa vaste intelligence, son caractère autoritaire, ses qualités d'administration, attentive à sauvegarder ses intérêts (voir les diverses pièces d'archives citées et utilisées par Lecoy de la Marche, t. I, p. 25-31, 41, 46-48, et le portrait qu'ont tracé de Yolande Vallet de Viriville, Ilist. de Charles VII, t. I, pp. 44-45, 463-465, et M. de Beaucourt, Ilist. de Cliarles VU, t. I, p. 59).