‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 158 sur 183 · C. Mis en pièces ou déchirés · texte numérisé non relu

C. Mis en pièces ou déchirés

Arch. nat. KK. 25, f" 164 v». 20 avril 1396 : « Item pour avoir refTourré ladite houppellande de menu vair, laquelle fut deifourrée en la ville de Me.leun ou le Roy nostre sire estoit. »

Idem, fol. 49 : « A lui pour sa peine et sallaire d'avoir rappareilliée et mise à point une grant courtine de cendal vert pour tendre en la chambre du Roy nostre sire en laquelle il avoit plusieurs grans dessireures, 9 octobre 1396. »

Id., KK, 26, fol. 102 : « Item pour la façon d'avoir delTourré et reffourré de menu vair un long mantel à pigner de drap noir de Londres pour ledit seigneur, lequel a esté delfourré pour la penne qui estoit toute despeciée et desrompue le 31 mai 1398. »

Id., fol. 106 : (c Item pour avoir defîourré tout au long et refîourré de menu vair un long mantel à pigner de drap noir de Londres, pour ledit seigneur, lequel a esté defTourré parceque la penne estait toute desirrée sur les espaules, le 4*^ jour de septembre 1398. »

/(/., KK, 29, fol. 30 ru A Simonnet Monnart, pelletier demourant à Paris, pour demi mantel... de martres de Prusse mis et emploiez le XIX*^ jour de mars 1407 à fourrer une manche neufve mize et assize en ladite houppelande en lieu de l'autre manche d'icelle que le roy nostre dit seigneur avoit descirée et mize en pièce » (1408).

Id., fol. 10 : « A elle pour une aune de fin drap acheté d'elle le xix*^ jour de mars 1407 pour reffaire une manche senestre neufve en lieu de l'autre manche que le Roy nostre sire avoit desciré et despecié de sa houppellande de semblable drap » (1408).

/c/., fol. 70 v° : « A Denizot de Baugis pour avoir rappareilléla doubleure du drap de siège de l'oratoire du Roy nostre sire laquelle estoit descirée et desrompue, 23 avril 1408. »

Id., KK, 29, fol. 3o : « A Robert de Varennes, brodeur et valet de chambre du Roy nostre sire, pour sa painne et sallaire d'avoir fait, taillié, cousu et assemblé une grant courtine traversaine pour servir à tendre en la chambre du Roy nostre dit seigneur... faite de XI pièces de cendail vermeil... le xx*' jour de janvier 1407 » (1408).

/(/., fol. 36 : « A Pierre de Boursier, sommelier du matheras du Roy nostre sire, pour ses paine et sallaire d'avoir rappareillé et miz à point ladite grant courtine traversaine de cendail vermeil dudit seigneur qui estoit descirée et desrompue, laquelle icelui Pierre a recousu le 16 mars 1407 n (1408).

Bibl. nat. f. fr. 6745, fol. 14 v" : « A lui pour LXIIII aulnes de fine toille de Morigny achettées de lui le XXX*^ jour dudit mois de juing (1404) pour faire deux paires de grans draps baignoirs pour ledit seigneur ou lieu d'autres draps qui avoient esté despeciez. »

ylrc/i. na/. KK,25,fol. 161 :« Premièrement pour la façon de III paires de draps baignoires faiz de XXX aulnes de fine toille de Reims le XVIP jour de février l'an mil CCCIllI'^* et quinze pour le Roy nostre dit seigneur, lesquelz draps ont esté faiz pour ce que les autres avoient esté usez durant la maladie dudit seigneur » (1396).

§ 4. A noter la conscience, chez le malade, du passage de la rémission à l'accès. Relig. de Saint-Denis, II, 545 : « Juillet 1397. Dans le courant du mois, le clergé de Paris, accompagné d'un nombreux concours d'hommes et de femmes, fit de solennelles et pieuses processions, et promena autour de l'hôtel royal de Saint-Paul le sacré corps de Notre-Seigneur comme le plus souverain de tous les remèdes. Enfin Dieu jeta du haut des cieux un regard de miséricorde sur la France, et rendit la santé au roi la seconde semaine de juillet. Le lende-

main, qui était un lundi, le roi, pour reconnaître ce bienfait, fit un pèlerinage à Notre-Dame de Paris, en habit royal, y entendit la messe et offrit des actions de grûces à Dieu.

« Depuis ce jour jusqu'au vendredi de la semaine suivante le roi jouit de son bon sens. Mais le lendemain, sentant revenir ses accès de démence, il demanda qu'on lui ôtât son couteau, et donna ordre au duc de Bourgogne qu'on en fît autant à tous les gens de la cour. 11 avait éprouvé ce jour-là de telles souffrances, que le lendemain il fit venir ledit duc et d'autres seigneurs, et leur déclara en pleurant qu'il préférait la mort à de pareils tourments; il arracha des larmes à tous les assistants, en leur répétant plusieurs fois, dit-on : « Au nom de « Jésus-Christ, s'il en est parmi vous qui soient complices du « mal que j'endure, je les supplie de ne point me torturer plus « longtemps et de me faire promptement mourir. »

« Pendant que le roi était en proie à ces souffrances insupportables, etc.. »

Section 4. — ï irmule psychique des rémissions.

§ 1. Essentielle à fixer, puisque cette formule décidera de la capacité gouvernementale du roi pendant la durée de ses quarante-deux rémissions. C'est cette formule que ni historiens, ni aliénistes n'ont été jusqu'ici en mesure de préciser.

§ 2. Opinions des contemporains.

Ils ont tous noté l'équilibre instable et l'incapacité d'attention du roi pendant les intervalles lucides.

Reliçj. de Saint- Denis, II, 405. Janvier 1396, tr. Bellaguet : « Cependant il ne restait pas toujours dans cet état de folie. 11 avait parfois des intervalles de calme. Il assistait alors au conseil, recevait les ambassadeurs, et répondait à tout avec assez de bon sens; mais incontinent après on le voyait changer; il frémissait et criait, comme s'il eût été piqué de mille pointes de fer, et se disait poursuivi par ses ennemis. »

Jean Brandon, Chronique p. p. Kervyn de Lettenhove. Bruxelles, 18"70, t. I, p. 157 : « Nota de dissidio principum regni Franciae,

quod totaliter evenit tum ob mortem Ludovic! ducis Aurelianensis, tum pro gubernaculis rogni, quibus aller alterimi conatus est opprimere, rege lang-uente continuo, qui nec sensum, née intellectum habebat discernendi inter bonum et malum. Aliquando tamen lucida sibi provenerunt intervalla ut optime sentiret et responderet per tempus ad bene disponendum de multis ; sed in ictu oculi coiiversus, faiitaziando loquebatur. »

Baye, I, 137. 19 août 1405 : « Cedit jour, le Roy estant malade en son hostel de Saint Pol à Paris de la maladie de l'aliénation de son entendement, laquelle a duré dès l'an mil CGC IIIP^ et XIII, hors aucuns intervalles de résipiscence telle quelle »

Walsing-ham, Hist. Anglicana (éd. Riley, Londres, 1863, t. II, p. 212) : (( Hyemali tempore niitigabatur passio, et ipse redditus suo sensui videbatur : numquam tamen tain plene convaluit, quin expost semper eo anni tempore quo prius incurrerat istud incommodum, destitueretur sensu suo. »

§ 3. Examen par les textes de l'état mental du roi : A. Mémoire {abolie) :

Monstrelet, I, 8 : « Et de là fut ramené en ladicte ville du Mans, en son hostel, où il fut visité par notables médecins ; néantmoins on y espéroit plus la mort que la vie. Mais par la grâce de Dieu, il fut depuis en meilleur estât, et revint assez en sa bonne mémoire; non pas telle que par avant il avait eue. Et depuis ce jour, toute sa vie durant, eut par plusieurs fois de telles ocupacions comme la dessusdicte, pour quoy il faloit tousjours avoir le regard sur lui et le garder. Et pour cestedoloreuse maladie perdi, toute sa vie durant, ^/ra/îf partie de sa bonne mémoire ; qui fut la principale racine de la désolacion de son royaume. Et depuis ce temps commencèrent les envies et tribulacions entre les seigneurs de son sang, pour ce que chascun d'eulx contendoit à avoir le plus grand gouvernement de son royaume, voyans assez clèrement qu'il estoit assez content de faire et accorder ce que par iceulx lui estoit requis. »

Juvénal, année 1405, p. 430 : « Et estoit une chose dont aucunes gens s'esmerveilloient : car on le venoit voir aucunes fois, et luy regardoit fort les gens, et ne disoit mot quelconque. Mais quand messire Jean Juvenal des Ursins y venoit, lequel avoit eu le gouvernement de la ville de Paris long-temps, et

estoit son advocat fiscal, il luy disoil : « Juvenal, regardez « bien que nous ne perdions rien de noslre temps. »

Le roi donne la même place en même temps à plusieurs personnes diiï'érentes :

Baye, II, 6. 22 avril 1411 : « Cedit jour, le vidame d'Amiens, le sire de Rambures ont présenté lettres royaulx à la Court, par lesquelles le Roy donnoit l'office de conseiller en la Chambre des Enquestes, à maistre J. de Mailly, leur parent, en requérant l'entérinement, et pour ce que ce estoit contre les ordonnances royaulx par lesquelles l'en devoit eslire es offices de conseiller céans, et que monseigneur le Chancellier avoist acoustumé de venir et estre céans à y eslire, et qu'il n'estoit pas présent, après la délibération de la Court sur ce eue, et aussy se estoit opposé à l'entérinement desdictes lettres maistres J. Jouvenel, advocat du Roy, pour le procureur gênerai et pour son gendre, qui aussy avoit don du Roy, la Court a sursiz de conclurre en ceste besoigne, jusques à ce que de par elle aura esté parlé audit monseigneur le Chancellier. »

Baye, II, 275. 7 décembre 1416 : a Ce jour, messire Pierre Minée, curé de S. Thomas de la Cauchie, comme il dit, maintient que ladicte cure vaca ou moiz d'octobre dernièrement passé par le décès de feu messire J. du Mesnil, et le vj^ jour dudit moiz fu présenté entre x et xj heures au matin et plus près de x que de xj.

Et messire Ysembart Alixandre, soy disant curé de ladicte cure, dit que le Roy en venant de son retrait en sa garde robe de sa chambre environ x heures, le Roy, avant qu'il alast à sa messe ne qu'il disnast, ly donna ladicte cure de S. Thomas, et si la donna audit Minée, ce fu au lever du disner du Roy et après son don. Et Minée dit que ce auroit esté environ xj heures de matin et après le disner du Roy, ouquel y estoit bien avancié et après son don. »

Baye, I, 223. 14 mars 1408 : « Ce jour, vindrenl céans l'arcevesque de Sens, l'evesque de Poitiers, chancellier de Berri, messire J. de Saulx, chancellier de Bourgoigne, le conte de Vandosme et autres pluseurs de par nosseigneurs, tant dessusdiz que de la Royne et le roy de Sicile, requérir que la Court receust, ou lieu de feu maistre Régnant de Bussy, maistre J. Taranne, qui avoit lettres de don du Roy, et combien que viij ou ix autres eussent don et lettres signées non scellées, et que par l'ordonnance royaulx deust estre faicte élection des seigneurs de céans, et que la Court s'efTorsast de soy à ce arrcster, toutevoie tandem, pour la requeste et importune volenté desdiz dame et seigneurs et pour esc/iiver esclande, a esté receu ledit Taranne. »

Ces troubles de la mémoire ont pour résultat la mise au pillage du roi.

Arch. Naf., KK, 24, fol. 118. Année 1394 : « A Jehan de Saumur cordouanier, pour un voyaige fait de Paris au Mont Saint Michiel devers le Roy nostre sire pour porter deux paires de fors houzeaulx et autre chaucement pour ledit seigneur... pour ce que l'on a voit emblé au Roy nostre dit seigneur deux autres paires de semblables houzeaulx à Saint Germain en Laye, ouquel voyaige il a vacqué alant demourant et retournant par XII jours au pris de VIII s. p. par jour valent, etc.. )>

Arch. Nat., KK, 29, fol. 105, v° : «A Jaquet Massin coustepointier demourant à Paris pour avoir rappareillié le 24^- jour de sep- 1409 le dossier de drap d'or de la chambre aux lyons du Roy nostre sire qui avoit esté couppé et desrobé. »

Arch. Nat., KK, 29, fol. 105 : « A lui pour une pièce de cendail vermeil achetée de lui le 31 juillet 1409... pour redoubler partie du dossier de drap d'or de la chambre aux joyaulx qui avoit esté dérobé.... »

Bibl. nat. 6745, fol. 29, v° : « A lui pour sa poine et sallaire d'avoir rassis et rivé de novel sur un texu noir la ferreure d'une ceinture d'or pour le Roy nostre dit seigneur, — dont le texu avoit esté couppé au Roy nostre dit seigneur. Délivré le VII*^ jour de may (1404). »

Le Songe véritable, 242 :

<( Car à grant paine peut avoir Pour ly vestir, au dire voir, N'il n'a joyaux en garde robe, Et son trésor on ly desrobe, N'il n'a cheval qui riens ly vaille Ne chose bonne qui ly faille ; Et se il donne d'avanture, Sa chaussemente ou sa vesture, II en a d'autre à tresgrant paine :

C'est chose vraye et bien certaine.

Et sans saincture l'ayjeveu Estre III jours et apperceu, Par defaulte d'une nouvelle ; Et mesmement de la chandelle A son coucher a il disete.

Et d'autre chose a il soufferte.

Et tant qu'il n'a de quoy bien faire En nul qui avec ly repaire :

Il en pert bien aux bons atours Que ont ses povres servitours ; Trespovres sont ilz vrayement, On le voit bien tresclerement. »

Relig. S. Denis, III, 299 : « Ils font d'abord observer, en ce qui concerne la personne du roi, qu'on ne place point auprès de lui une garde suffisante, et qu'on ne lui donne point les soins nécessaires

CHAULES VI. 641

pour qu'il reste longtemps en bonne santé. Souvent aussi, lorsqu'il a recouvré la raison, on traite sous de vains prétextes, dans les conseils tenus par lui, de beaucoup d'affaires qui tournent à son désavantage. Il est entouré d'une foule de gens avides de ses trésors, qui ne peuvent supporter aucun refus, et qui à force d'importunités le dépouillent de tout, vêtements, joyaux, vases d'or et d'argent; et le peu qui lui reste est sans cesse mis en gage pour subvenir à ses besoins. On n'a aucun soin des gens et officiers de sa maison, et on leur refuse souvent le salaire qui leur est dû ; cependant ils n'osent proférer une plainte sur l'abandon déplorable dans lequel on laisse la personne du roi et celle de ses enfants. »

B. Mémoire [conservée).

Arch. N., KK, 35, fol. 86 : « Pour une paire d'esperons dorez garnis sur soie pour messire Henry de Marie, premier président en Parlement, lequel le Roy fist nouveau chevalier le jour de Penthecoustez (1403). »

Arch. N., KK, 31 , fol. 16 : « Raoul Legay, sommelier de la chappelle du Roy, pour une palme achatée par lui pour le dit seigneur à porter le jour de Pasques flories (1408). »

Monstrelet, IV, 15. Année 1420: « A l'entrée desquelz futciiéNoë! par le peuple de carrefour en quarrefour, par tout où ils passoient. Et chevaulchoient les deux roys de front l'un emprès l'autre, vestus moult richement, le roy de France au dextre costé, et après eulx estoient les ducs de Clarence et de Bethfort, frères au roy d'Angleterre. Et ainsi chevauchant parmi les ruesencontrèrent les gens d'église qui venoient en procession, lesquelz s'arrestèrent par les quarrefours où ilz dévoient passer. Et adonc fut présenté aux deux roys à baiser les sainctes reliques que portoient iceulx gens d'église, et premièrement au roy de France, lequel se tourna vers le roy d'Angleterre en lui faisant signe qu'il voulsist premier baiser, et le roy d'Angleterre en mectant main à son chaperon, faisant révérence au roy de France, lui fist signe qu'il baisast. Et en ce faisant, baisa ledit roy de France, et après lui le roy d'Angleterre. »

Baye, II, 127 : « Cedit jour, toute la Court ala à Saint Pol pour eslire un chancellier ou lieu de maistre Eustace de l'Aitre, qui avoit esté par environ ung moiz chancellier ou lieu de messire Araault de Corbie, qui l'avoit esté par environ xxv ans.

Et a esté tenue ceste forme à ladicte élection : Li Roiz noslre Sire entra après sa messe finée en sa Chambre de Conseil, entre IX et X heures survindrent messeigneurs les ducs de Berry et de Bourgoigne, et yceulx venus, par le commendement du Roy se départirent et alerent hors de la Chambre tous, hors le Roy, lesdiz ducs et mo}- N. de Baye, graphier de cesie Court, et l'un des secrétaires du Roy qui fu appelle. Et me furent baillez le messel et la vraye croix richement envaissclee pour faire jurer au scrutine celx qui esliroient sur lesdiz Evangile et vraye croix, et les huiz cloz, furent appeliez par messire

Anthoinne de Craon quigardoit l'uiz, premièrement le dessusdit messire Arnault de Corbye, nag-ueres Chancellier, lequel et tous les autres seigneurs qui survindrent, c'est assavoir, le grant maistre de Rodes, l'arcevesque de Bourges, Fevesque de Beauvaiz et autres barons, chevaliers et conseillers, tant de Parlement que des Comptes, jusques au nombre de IIIJxx et X ou environ, je fiz jurer par le commandement du Roy, moy estant à ses piez, un chascun successive appelle selon son ordre par ledit de Craon parla manière qui s'ensuit, lesdis sains Evangiles et croix touchées : a Vous jurez, etc.. » Et ledit scrutine commencié... survindrent messeigneurs le Dauphin, le duc de Bar et messire Loiz, duc en Bavière, frère de la Royne,... et tous les dessusdiz estans dehors appeliez, scrutinez et oïz l'un après l'autre, ut inoris est. Firent les dessusdis ducs successive pareil serment, et nommèrent chascun tel que bon leur sembla, et après tous aussy nomma le Roy et donna sa voix à cellui que volt, et telement que, tout par moy enregistré et aussy par ledit secrétaire, et les voix comptées, fu trouvé que messyre Henry de Marie, premier président céans, avoit trop plus de voix que nul. Si me commanda le Roy que, les huis dudit Conseil ouvers, et tous ceulx qui wodrent entrer entrez, je publiasse ledit scrutine. Si le publié en disant tout haut : « Il plait au Roy nostre Sire que ce scrutine par lui fait soit publié, etc. )> Ce fait, conclu le Roy et s'arresta audit Marie et le charga dudit office... Si le fit approucher le Roy, et fit le serment qui s'ensuit, et lequel je leu tout hault audit premier président en ceste manière :

« Sire, vous jurez au Roy nostre Sire, etc. » Lequel messire Henry de Marie respondi : « Ainsi le jure je, mon très redoubté seigneur. »

Et ce fait, se leva le Roy et les autres seigneurs, et se partirent du Conseil et s'en ala chascun en sa chascune, combien que avant le département fu supplié au Roy d'aucuns seigneurs qu'il donnast le lieu de quart président, quivacoit ou devoit vaquer vraisemblablement, par ce que le premier vacoitparladicte élection et par ainsy dévoient monter Fun des autres oudit lieu, à maistre J. de Vailly nagueres chancellier de Guienne » (8 août 1413).

G, Attention.

Douet, 283. Mars 1422 : « Robinet de Roissy et Cerise, paiges du Roy nostre sire, lesquels jouoyent à la paulme et aus tables avec ledit seigneur » ^

A}^ch. N., KK, 31, fol. 90 : « Le Roy pour argent donné aux galopins de sa cuisine pour ce qu'ils s'estoient plungez en l'iaue devant lui, pour ce mercredy XV^ jour de juing. XVIII s. »

Id., fol. 47 : <( Le Roy pour argent donné à Fatras cl ses compaignons

1. Cf. Guimbert, De Inaptitude aux Jeux de société dans la démence. Revue d'Hypnologie, 1891, p. 14.

joueurs de farces pour ce qu'ilz avoienl joué devant lui lundi XXVII^ jourde février ^1409). »

/c/., fol. 50 v° : (( Le Roy pour argent donné à une foie damoiselle qui estoit venue devers lui pource vendredi XXX« jour d'aoust (1400;, »

/J., fol. ;)0 v" : « Le Roy pour argent donné à un basteleur lequel avoit joué des basteaux devant lui en I escu en or pour ce samedi VII"^ jour de septembre; le Roy à Saint Pol. XVlll s. (1409). »

D. Sensibilité. Indifférence complète du roi pour la mort de ses parents, amis ou partisans.

Relig. S. Denis, 111, 767 : « Le roi, ayant recouvré la santé, entendit, à ce que m'ont assuré des personnes là présentes, les excuses et les motifs présentés parle duc de Bourgogne, pour justifier la mort de son frère. 11 lui pardonna et lui accorda des lettres de rémission ; mais en même temps il l'engagea à se prémunir contre les pièges dont il pourrait être menacé. Le duc lui répondit fièrement que, tant qu'il aurait les bonnes grâces de sa royale majesté, il ne craindrait personne. Le roi lui témoigna afTectueusement combien il était charmé de cette réponse, et sur sa prière, il retira la charge d'amiral de France à messire Clignet de Brabant, qui avait toujours été un des plus zélés partisans du duc d'Orléans, pour la donner à messire Charles de Châtillon, seigneur de Dampierre. »

Monstrelet, 111. 145 : « Esquelz jours aussi, Jehan, duc de Berry, moult ancien et plein de ses jours, s'acoucha malade à Paris en son hostel de Neelle, et fut grandement visité de par le roy, son nepveu, qui lors estoit assez en santé, et par les autres seigneurs du sang royal. Mais toutesfoiz il trespassa de ce siècle, le xiii'- jour du mois de juing. »

Relig. S. Denis, VI, 17 : « Lesdits princes, croyant devoir faire connaître au roi de France ce qui s'était passé, députèrent vers lui, au mois de juin, l'illustre comte de Hongrie. Le roi, charmé de ce message, prépara au comte une brillante réception. D'après les conseils de quelques jeunes seigneurs de sa cour... il résolut de fêter son arrivée par une de ces joutes militaires qu'on appelle tournois. Cette résolution fut désapprouvée de tous les gens sages; il leur semblait que le deuil et la tristesse étaient plus de saison que les fêtes, dans un moment où les plus proches parents du roi venaient d'être faits prisonniers, et où il avait pour ainsi dire devant les yeux la mort toute récente du dernier de ses oncles... Les membres duclergé trouvaient aussi qu'il était fort mal à propos de dissiper en amusements superflus le produit des impôts si onéreux qu'on avait prélevés sur les habitants principalement en vue de la défense du royaume. La vénérable Université de Paris résolut de faire des remontrances au roi à ce sujet. En consé({ucncc, monseigneur le recteur alla le trouver à la tête d'une députation de professeurs, et un savant docteur

en théologie, Benoît Gentien, religieux de Saint-Denys, prononça... un discours plein de raisons solides et d'exemples, pour détourner le roi d'un projet qu'il regardait comme inutile, désagréable à Dieu et préjudiciable à tout le royaume. Ces remontrances déplurent au roi, et lorsque l'orateur eut terminé, il lui répondit sans hésiter : <( Je me serais volontiers exposé au dernierdangerpour la défense du royaume ; mais les seigneurs de mon conseil ne l'ont pas voulu. J'ai à cœur d'échapper à l'oisiveté et de consacrer ma vie à de nobles actions. Tel est le rôle qui convient à la majesté royale; et comme mon intention est de suivre désormais cette ligne de conduite, je trouve fort mauvais qu'on vienne ici me donner des leçons. Voilà ma réponse formelle ; qu'on se le tienne pour dit. » Le tournoi eut donc lieu... »

Indifférence aussi bien pour tout ce qui touche à ses propres intérêts. Monstrelet, III, 379 : « Et fut tout ce que dit est accordé par le roy Charles, lequel en long temps paravant n'avoit pas été en sa vive mémoire, comme dit est dessus, et estoit content d'accorder et traicter en tous estas selon l'opinion de ceulx qui estoient assistens en sa présence, tant en son préjudice comme autrement. »

E. Volonté. Aboulie :

Fénin, 90 : « 1418. Item, le seigneur de Lilladam et aultres grans seigneurs allèrent devers le roy Charles, lequel ne s'estoit bougie de son hostel, et là parlèrent à luy, et luy firent grant révérence, et avecquez ce ne le empeschèrent en riens, ne aucuns de ceulx qui le servoient; car le Roy estoit de tout content, et de Bourguignons et d'Ermignas, et peu luy chaloit comme tout allast, comme checun qui de luy a cognoissance peut savoir Testât où il estoit. »

Monstrelet, III, 273 : « Et le duc de Bourgogne fut capitaine de Paris, et y commist son lieutenant ledit messire Charles de Lens. Et ainsi, comme dit est, eut oudit lieu de Paris plusieurs besongnes remuées, tant des officiers de France comme d'autres choses. Desquelles le Roy estoit content et accordoit toutes requestes à lui faictes par ceulx dont il estoit administré.

Baye, II, 97, 3 janvier 1413 : (( Messire Guy d'Autre, chevalier, requiert l'entérinement de certaines lettres de don d'office de sénéchal de Rouergue.

Messire Raoul de Loire dit au contraire que ledit office lui appartient, dont ne doit point estre débouté, considérées les ordonnances royaulx, puis qu'il a bien servi le Roy et loyaument, et s'oppose et requiert estre oy. Guy réplique du contenu desdictes lettres. Appoinctié au conseil à demain.

Mercredi, iiij^ jour de janvier.

Ceditjourau matin, sont venu au Conseil le Borgne de la Heuze

et le bnilly de S. Pierre le Moustier de par le Roy, cl ont dil que le Roy saluoit la Court et leur mandoit qu'il voloit pour certeinnes causes (jui le mouvoit {sic), et par especial pour doubte que l'en a ([ue Messire Raoul de Loire ne se tourne contre le Roy ou païz de Rouerf^ue (pii est dangereux de présent, et lequel est seneschal de Rouergue, dont ^^•elt (ju'il soit deschargié et messire Guy d'Autre soit receu à faire le serment céans audit office.

Ce jour, le duc de Bourgongne a fait prier de par lui par messire Gauchier de Ruppes <à la Court (ju'elle receust messire Guy d'Autre, chevalier, en seneschal de Roucrguc, ou lieu de messire Raoul de Loire, que le Roy pour les causes cy dessus touchées en a deschargié, et ce m'a esté commendé d'enregistrer. »

Baye, II, 98. 10 janvier 1413 : « Messire Guy d'Aulré, ut aliàs, requiert estre receu à office de seneschal de Rouergue.

Messire Raoul de Loire, chevalier, dit au contraire que aliàs s'est opposé et oppose, et ancores woll hier le Roy que l'en ly feaist céans raison et justice, et si a lettre à la Chancellerie d'eslre receu à opposition et que justice lui soit céans faicte, si supplie la Court ly face justice et weille delaier jusques à mercredi prouchain, et intérim le Roy envolera dire sa volenté, et apportera ses lettres.

Cedit jour, le Borgne po avant ceste requeste a dit a la Court de par le Roy que pour certeinnes causes le Roy welt que ledit d'Autre soit receu et fasse le serment acoustumé, et ne welt point que Loire y demeure. Appoinctié que ledit d'Autre sera receu, attenduz les mandemens du Roy reiteratifs. Si a fait le serment acoustumé ledit d'Autre. ))

Songe véritable, p. 243 :

<( Brief il n'a rien que il demande.

N'en ne fait riens que il commande.

Quand on veult, on le tient en mue,

Et quant on veult on le remue.

Il fait tout, et sy ne fait rien,

Il pert trestout on le voit bien.

On le fait saige, on le fait fol,

On joue de ly ou chapifol ;

Et quant on veult on s'en aide;

Quant bcsoing a, nul ne l'aide ;

Quant on fait mal, on s'en fait umbre ;

De ly bien faire on se descombrc ;

Quant en santé il est un peu.

Les gransy courent pour leur preu,

Et sy tost (ju'il est retourné,

Tantost ly ont le cul tourné.

Ne jamcz plus ne le verront.

Tant qu'en tel estât le sarront;

Maiz quant de ly ils ont besoing-, Prez s'en tiennent, et non pas loing.

Maiz de ses petis serviteurs Est il trop bien servi tousjours Tant en yver comme en esté, Tant en son mal comme en santé.

Maiz zy tost qu'il fait bonne chiere, Les grans les boutent tous arrière. »

F. Volonté (conservée).

Arch N., KK,25, fol. 165. 10juinl396 : « Item pour la façon d'avoir fourré de griz une liouppellande de satin noir pour le Roy nostre dit seigneur. )>

/(/. fol. 165. 10 juin 1396 : « Item pour la façon d'avoir defTourré ladite liouppellande et reffourré ycelle de menu vair pour ce que ledit seigneur a voulu ycelle estre fourrée de menu vair le x^ jour de juing 1396. »

Arch. N., KK,26, fol. 60 : (( Alui pour XII aulnes de fustaine blanche velue baillées à Jehan Mauduit tailleur et varlet de chambre du Roy nostre sire pour faire deux pourpoins à larges manches que ledit seigneur lui a ordonné ïaire pour sa plaisance. » (8 septembre 1398).

Baye, II, 7. 24 avril 1411 : « Ce dit jour, pour ce que la Court n'avoit avant hier volu ou au moins avoit différé obtempérer à certeinnes lettres, par lesquelles le Roy mandoit à la Court qu'elle receust maistre J. de Mailly, licencié en loiz, ou lieu vacant aux Enquestes de cellui qui monteroit d'icelle Chambre en la Grant Chambre, ou lieu de maistre J. de Quatremarcs, maintenant président aux Requestes du Palaiz, par vertu du don audit Mailly par lui fait, non obstant ordonnances, etc., monseigneur le chancellier, pour ce présent en la Court et par lui monstrée en icelle Court une cedule contenant iij lignes escriptes de la main du Boy, comment il voloit que ledit Mailly fust receu oudit lieu : pour eschiver Vindignation du Boy , et considéré que ledit Mailly estoit bien renommé en meurs et avoit esté à Orlians de bonne conversation, et si estoit de noble linage, et que autres foiz et maintenant le Roy avoit volu et voloit qu'il fust céans conseiller, a esté eslu par les iij Chambres, pluseurs du Grant Conseil presens^ non pas par voie de scrutine, mais en Conseil. »

G. Personnalité. Pour la Iransformalion de la personnalité pendant les rémissions, transformation sensible par Taltération de l'écriture de Charles (voir la planche ci-dessusl, cf. Séglas,Z)es //'o?z/>/es du langage chez les aliénés, et Ferrari, Héricourt, Richet, La personnalité et récriture (Revue Philos.).

Section 5. — État physiologique du malade.

§ 1. Molililé. Intacte pendant les trente années de la maladie :

A. Tournois (joute encore en 1412, Monstrelet, éd. Douet, m, 672), — en 1415 [Relig. de Saint-Denis, VI, 17, cité p. 643).

B. Chasse. Douet, 11, 152. Septembre 1422 : « Thomas Mancel, serviteur de la royne d'Angleterre, lequel avoit présenté au Roy deux lévriers et une trompe de par le grant maistre d'ostel de ladicte Dame, pour don à lui fait par ledit seigneur, samedi xii*" jour de septembre, le Roy à Sentis. Argent 108 s. p. »

Tir à l'arbalète. Douet, II, 153 : a Jehan Brûlé, demorant au Bois de Vincennes, pour don à lui fait par le Roy, pour ce qu'il tendoit illec l'arbaleste dudit Seigneur quant il tiroit aux buttes. Pour ce, samedy xxvn'* jour de septembre (1422) le Roy illec. »

Id., ibicL, 27 octobre 1421 : « Les paiges dudit Seigneur, lesquels jouoient de l'arbaleste avec icellui Seigneur... 5 s. »

Joue à la paume trois mois avant sa mort. Douet, II, 153. 2 juin 1422 : u Tassin de Fresnes, Robinet de Roissy et Cerise, paiges du Roy... pour jouer à la paulme avec lui, au bois de Vincennes.... »

C. Fêtes, ^rc/z. A^.,KK, 24, fol. 94 v°. Année 1394 :« Audit Robert de Varennes brodeur pour la broderie faitte par lui en et sur deux longues houppelandes d'escarlate vermeille.... C'est assavoir sur le costé scnestre de chascune fait de broderie un grant tigre rampant d'or... et au col de chascun tigre fait et assiz un collier de broderie ou il a en chascun XVI lettres qui dicnt J\iinie la plus belle de la divise du Roy. »

Arch. TV., KK, 24, fol. 27. Février 1394 : « A lui pour une pièce de veloux vert sur soye baillé audit tailleur pour faire le dessus d'une houppelande et les manches qui seront toutes faittes en manière d'escailles de poisson.... n

Ci8 PATHOLOGIE MENTALE.

Arch. iV., KK, 21, fol. 141. 24 avril 1394 : u A lui pour un chappeau de paille doublé de satin vert à une plume double de VIII plumes blances, rouges et noires. »

§ 2. Nutrition. Pas de renseignements. Sur Tétat de la miction cLArch. N., KK, 26, fol. 102 : « Item pour la façon d'avoir delïourré et rcffourré de gris une longue bouppellande de drap gris pour le Roy nostredit seigneur, laquelle a été deffourrée, pour ce quelle avoit esté gastée de lovine dudit seigneur. Délivré le xvin'' jour de juing 1398. »

§ 3. Fonctions génésiques.

Relig. S. Denis, VI, 487 : <( Comme on craignait fort qu'en raison de sa maladie il ne se portât à quelque violence contre la personne de la reine, on ne le laissait point coucher avec elle. Mais on lui avait donné pour concubine une jeune personne belle, gracieuse et charmante, qui était fille d'un marchand de chevaux. Cela s'était fait du consentement de la reine : ce qui semblait fort étrange. Mais quand elle songeait aux maux qui la menaçaient ainsi qu'aux violences et aux mauvais traitements qu'elle avait déjà endurés avec le roi, la pensée qu'entre deux inconvénients il vaut mieux choisir le moindre faisait qu'elle se résignait à ce sacrifice. La jeune fille fut amplement dédommagée de son dévouement. On lui donna deux beaux manoirs avec toutes leurs dépendances, situés l'un à Créteil et l'autre à Bagnolet. Elle était généralement et publiquement désignée sous le nom de la petite reine. Elle resta longtemps avec le roi et eut de lui une fille, que le roi maria à un certain Harpedanne, en lui donnant la seigneurie de Belleville en Poitou : ce qui valut à la jeune fille le nom de demoiselle de Belleville. »

§4. Mort. Maladie intercurrente non définie.

P. Cochon, Chron. Norm., 290 : (< En ichelui an, prist au roy de Franche, nommé Kalles .ij™°, une maladie, qui ne dura gaires; et trespassa la merquedi .xxj*'. jour d'octobre ensuiant Tan .cccc. xxij. »

Juvénal des Ursins, S72 : « Audit an mille quatre cens vingt et deux, le vingtiesme jour d'octobre, alla de vie à trespassement très noble, et très-chrestien prince Charles, roi de France, sixiesme de ce nom, qui régna de quarante-deux à quarante-trois ans : durant lequel temps il fut moult troublé de maladie au cerveau, et avoit meslicr de bien grande garde: il trespassa en l'hoslel de Sainct-Paul, à Paris, où il esLoitné. En son temps il fut piteux, doux, bénin à son peuple, servant et aimant Dieu, et grand aumosnier. »

Monstrelet, IV, 20 : En ces propres jours le roy Charles de France s'accoucha malade dans son hoslel de Saint-Pol dedens Paris. Lequel, le xxii'^ jour d'octobre, rendi à Dieu son esprit. »

Autopsie du roi :

Chron. Anonyme d. Douet, Monstrelet, VI, 324 : « Le xxi*' jour dudit mois d'octobre, jour des XI"" vierges, environ entre chincq et six heures du malin, moru le roy Charles de France, en son hostel de Saint-Pol. Lequel estoit au XLIP an de son rengne. Et furent à sa mort ses chancellier, premier chambellan, confesseur, aumosnier, sous aumosnieret autres ses officiers et serviteurs. Et fut trouvé qu'il avoit le cuer et le foye net. »

Section 6. — Diagnostic.

§ 1. Aux conclusions des aliénistes Moreau de Tours, Chéreau, Audry en France, — Bird en Allemagne, qui n'ont trouvé d autre formule de la folie de Charles VI que celle de manie périodique consécutive à une cause prédisposante (d'ailleursimaginaire), l'empoisonnement de son père Charles V, manquant ainsi à toutes les règles cliniques qui imposent au psychiatre la recherche de l'hérédité maternelle, nous opposons les conclusions suivantes :

§ 2. Anamnèse maternelle. Mère folle (frère mort mélancolique, fou) petite-fille d'un grand père apoplectique, arrièrepetite-fille d'un fou.

§ 3. Anamnèse paternelle. Père goutteux cardiaque, fils, petit-fils, arrière-petit-fils et neveu de goutteux et d'arthritiques.

§ 4. Terrain. La cause prédisposante chez Charles VI est donc :

A. Une lignée maternelle vésanique ;

B. Une lignée paternelle artlirili(|ue.

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