Galion, Proc. royal soc
CLXXXVI PATHOLOGIE HISTORIQUE
génération ne représente plus (d'après la formule -^)
que
Dès lors, impossibilité pour nous de fixer une limite héréditaire * . Donc nécessité de donner les hérédités aussi complètes et aussi lointaines qu'on peut les posséder. C'est justement de leur examen que postérieurement les cliniciens pourront dégager des courbes d'hérédité.
Reste pour les hérédités à fixer mon degré de responsabilité.
Littré a dit que l'un des offices du xx^ siècle serait de recueillir cette prodigieuse flore pathologique qu'offrent les archives des dynasties royales, et faire l'histoire biologique des dynasties.
Mais ici se place une difficulté provisoire.
J'ai tenté d'aborder le premier ce programme et j'ai étudié l'histoire biologique de la maison de France. Mais celle-ci suppose l'étude de l'histoire biologique des familles alUées à la maison de France, sans laquelle elle est forcément incomplète.
On trouvera nécessairement dans mon travail, des lacunes provisoires qui sont inhérentes au sujet. J'ai fait de mon mieux pour en restreindre le nombre ; il est encore fort grand.
Mieux vaut faire à fond la France qui est mon sujet et attendre que les autres dynasto-pathologiesme fournissent de leur côté des sujets aussi défrichés. Mieux vaut résoudre les problèmes multiples qu'offre l'anamnèse personnelle de chaque roi français, que bâcler en hâte une anamnèse héréditaire sommaire qui est sans valeur au point de vue clinique, et retourner à l'ancienne manière des médecins et de Michelet, — puisque, en ce domaine, c'est seulement sur la sympto-
1. On sait Tétonnante ressemblance du poète russe Pouchkine avec son ancêtre Hannibal, Abyssinien au service de Pierre le Grand. Cette ressemblance se retrouve jusqu'à nos jours dans les familles descendant d'Hannibal.