Livre III. Grand-père putatif Charles VI
Le livre IV donnera les conclusions et résumera l'utilité de cette étude pour l'histoire; la pathologie; la clinique.
Le tome II renfermera VansiUinèse personnelle de Louis XL
Au point de vue physiologique la période de 852 à Charles VI se trouve former un tout organique, puisque ces dix-huit générations se terminent par un fou. Pour le clinicien ces dix-sept générations antérieures constituent l'anamnèse héréditaire du malade. Il ne reste plus qu'à lui appliquer les règles ordinaires de l'investigation clinique pour la recherche étiologique et diagnostique : cause prédisposante ; cause déterminante ; cause provocatrice.
^ Que donneront ces recherches ainsi faites ? Nous révélerontelles des lois de l'hérédité, nous l'ignorons. En tout cas, c'est la seule voie scientifique à suivre, et si nous découvrons quelque chose sur l'hérédité, ce sera par cette seule route. En tout cas, négatif ou positif, le résultat sera autrement certain qu'avec les affirmations aprioristiques et les synthèses prématurées des philosophes et des médecins aliénistes.
1. J'ai trouvé un dossier de notes que M. Brachet comptait utiliser pour la fin de son Introduction ; j'ai cru utile d'en insérer ici quelquesunes. (A. B.-K.)
INTRODUCTION. CCXIX
Les gens pressés se borneront à lire mon livre. Les vrais savants reverront les preuves pour y chercher de nouvelles interprétations. C'est la première fois en médecine qu'on recueille une masse aussi considérable de textes médicaux sur des personnages historiques, ordonnés en une suite chronologique et vérifiés suivant les méthodes les plus sévères de la critique historique.
Il est impossible que dans une étude aussi étendue, il ne se soit point glissé d'erreurs. On me devra de l'indulgence. On voit par ce qui a été dit plus haut, quelle difficulté pour réunir et passer au crible avant de les interpréter tous ces faits médicaux.
Cette difficulté, on ne la sentira pas dans le livre parce que je Tai cachée en prenant la méthode déductive qui est plus commode que la démonstrative, mais qui masque les difficultés d'invention et enlève à l'auteur le bénéfice de ses efforts, parce qu'on n'a pu se rendre compte des difficultés qu'il avait à surmonter.
Ce travail est un premier essai d'une con'&Hiniion scientifique partielle de l'hérédité humaine. Le vingtième siècle et les dépouillements d'archives y ajouteront et la clinique de nos successeurs modifiera sous bien des rapports mes conclusions. Je désire seulement avoir été le premier pionnier, le Bahnbrecher dans ce domaine.