Monstrelel; — Jean Juvenal des Ursins, cités p
3. Raynal, Ilist. du Berry (Lettres en faveur de la Sainte Chapelle), cité p. 65.
Du degré de Tintensité du choc, de sa légèreté ou de sa gravité on ne peut rien conclure ^ Mathieu [Neurasthénie, p. 109-120) nous montre des gens ayant reçu un choc terrible, dont le système nerveux n'en éprouve aucune trace; d'autres au contraire restés indemnes aident les blessés, puis tombent malades -. De même la plupart des auteurs sont de l'avis que ce n'est pas la gravité de la blessure, mais bien l'émotion qui devient la cause de la maladie, et qu'il y a des cas oi^i l'émotion a agi seule en l'absence de tout choc matériel.
De plus, le choc entraînant une fracture réelle ou une luxation est moins grave pour le système nerveux que celui qui n'entraîne pas de lésions graves "\ parce que dans ce dernier cas il n'y a pas eu de décharge nerveuse '\
Riegler '' a observé des cas de troubles nerveux chez des mécaniciens et des chauffeurs de locomotives, menacés d'un accident qui n'avait pas eu lieu. D'un autre côté, Erichsen *"' avait signalé l'immunité des voyageurs ivres ou plongés dans un profond sommeil au moment de l'accident. Vibert"^ cite le cas d'un chauffeur qui, dans un accident de chemin de fer sans importance, n'avait été atteint que de légères contusions. « Il présenta, à la suite, des troubles nerveux très prononcés », tandis que les autres employés du train, aussi légèrement blessés, sont restés indemnes.
Donc, sur quoi fonder le pronostic ? Sur l'hérédité. Si l'hérédité est chargée, à la suite d'un léger choc la neurasthénie s'établit «.
La blessure de Charles VII à La Rochelle a été légère. Nous ne savons pas au juste quelle a été la gravité du choc matériel. Le Dauphin fut-il entraîné avec sa chaière par l'écroule-
1. Blum, De Vhyfitéro-neurastliénle irauniatique, p. 92; — G. l^auzier, De la neurasthénie (Semaine médicale, 1893, p. 514).