EN 1T*I,IE. *J
sembla lui retenir; mais ce n'était tjnc le résultat d'une nouvelle et triste illusion : son mari n'était pas mort ; elle le tenait embrassé dans la personne de sou fils aine, qu'elle ne roulait plus reconnaître maintenant comme son fih, puisqu'il est son mari.
M. Guislain raconte aussi dans son traité sur les névropathics l'histoire d'une malheureuse femme qui avait adopté une jeune idiote qu'elle prenait pour son Gis mort dans la campagne de Russie,
Que le nombre des incurables suit considérable, cela se conçoit clairement. Un nouvel établissement qui s'ouvre commence d'abord par recevoir les dé]tfts existants dans les anciens , ainsi que les malades gardés depuis longues années dans leurs familles. Le chiffre des aliénés était a ma visite de 320(164 hommes, 156 femmes). Ces messieurs, qui out été pour moi d'une complaisance dont je ne puis assez les remercier, m'ont dît faire usage avec, succès du valérianate de zinc et de quinine, surtout dans les cas qui se compliquent de spasmes nerveux et de maux de leto névralgiques. On commence par six grains, et l'on va en augmentant selon les indications.
L'extrait de jusquiamc, de digitale et de ciguë est très employé, surtout dans les complications de maladie du cœur avec epauchement. Ces affections sont communes en Italie, à ce que m'ont assuré les médecins.
Quant au traitement de la paralysie générale, je n'ai eu occasion de voir nulle part l'emploi de la cautérisation avec le fer rouge a la nuque , comme l'indique Valcntin ; ce traitement est complètement passé d'usage. Notre honorable confrère, le docleur Coi ndel, de Genève, me disait qu'avec des malades aussi irritables, il faut bien se garder d'augmenter cette disposition avec des moyens aussi violents que l'application du fer rouge ; il rejette même l'emploi du séton et du vèsicatoire, J'ai pourtant vu ces moyens avoir beaucoup de succès dans les mains de Jl. Faire! à la Salpètricrc. M. Coindet prétend que le meil-
leur traitement Je la paralysie générale consiste dans le» Brands bains, l'exercice gradué, un régime excessive ment doux, des aliments de facile digestion , et de légers purgatifs. Il faut surtout éviter, dit- il, tout re qui peut causer de violentes émotions J'ai vu a son hospice un malade en traitement avec lequel il avait obtenu déjà une amélioration notable.
En général, les malades sont traités avec beaucoup d'humanité. Les épileptiques, lorsqu'ils sont couchés, sont préservés de tout accident au moyen d'un rebord en planches matelassées qui garnit leurs lits ; ce moyen est peu coûteux et peut Cire employé dans les établissements pour les pauvres.
Xaples. — Avant 181 2 les aliénés se trouvaient relégués dans une division de l'hospice dit f.nsn smilu degl' inairabili , qui serrait en mémo temps de dépôt pour les pauvres. Ces derniers ont aujourd'hui leur albergo, palais commencé par Charles III, cl pouvant contenir 8,000 individus; les premiers sont à A versa, à sept milles de Naplcs.
En 1S12, un gouvernement dont le souvenir est gravé encore dans bieu des cœurs napolitains, celui de Murât, confia à un homme dont il serait injuste de ne pas parler ici , l'organisation d'un hospice d'aliénés plus en rapport avec les progrès de la
Ce fut au Përe Lingueli, de la congrégation do serviteurs de Marie (Fraie de servi di Maria), homme d'un zèle et d'une science admirables, qu'échut cette mission. Il choisit dans ce but pour emplacement un ancien couvent de Franciscains, situé a un mille d'A versa, appelé couvent délia Magdatena. Mais comme ce local était insuffisant, on y annexa trais autres couvents qui se trouvaient dans le voisinage. De manière que l'hospice d'Aversa est composé aujourd'hui de quatre bâtiments bien distincts et situés à peu près a un mille de distance les uns des autres, et qui sont :
1' La malson-merc, dite de San Magdaleaa ;
2° San Agoslino , paniculio rement destiné aux curables et convalescents;
EN ITALIE. 31 8* ( II moolc) , pour les incurables ; û" (Il monte VIrgine), spécialement consacré aux femme*.
Une seule maison suffit à ces dernières, qui se trouvent cire dans une minorité notable, puisque sur 701) malades, l'hospice ne renferme que 200 femmes.
Il faudrait mieux sans doute n'avoir qu'une maison unique pour tous ces malades ; mais diverses circonslances firent qu'on utilisa ces couvents qui se trouvaient vides de religieux. Le l'ère Linguoti, dont la réputation attira bientôt les malades de tout le royaume, mourut en 1 826, laissant a d'autres le soin de perfectionner une œuvre à laquelle il n'avait pu nécessairement mettre la dernière main.
L'hospice, sur le frontispice duquel on lit l'admirable devise : Vigilanza e Umanita, contient un cabinet pathologique, une bibliothèque pour les malades, une typographie où ceuï-ci travaillent , un théâtre, el tous les agents de distraction de la classe riche. Il y eut une époque où l'on croyait pouvoir guérir ces malades par les distractions, le chant, la musique, et aussi, comme l'observe M. Guïslain, avait-on affecté à Aversa une tendance plus romantique que médicale. M. le docteur Gualandi a fait de cet hospice une critique amere; mais il écrivit son livre il y a vingt ans , et je me range de l'avis de l'honorable médecin belge, qui voit dans les premiers efforts tentés à Aversa le point de départ de toutes les améliorations qui se sont ensuite effectuées dans les divers établissements d'Italie. Ce serait une erreur de croire, dit M. Rossi, qui a écrit surâversa, que le traitement moral consiste à distraire les malades; il cilo à ce propos les travaux que l'on exécute a Bicetrc. De mon cOté. je me plais a te reconnaître, l'esprit qui régne maintenant dans cet hospice est tout-J-fait médical. M. le professeur Vuljies, médecin en chef, et M. le docteur Simoncse/ii, médecin -directeur, sont dans des idées différentes de celles qui régnaient autrefois ; ce sont des hommes de mérite, ci très bien secondés
par les médecins assistants, parmi lesquels je cilerai M. le docteur Miraglia, rédacteur principal du Giomale medico, slorico, statisco, ilel reale moralrofn del regno délie Due Sicile, dont le premier volume a paru en 1SÙ3.
Le principal reproche a faire a Aversa, c'est d'être le seul établissement d'aliénés du royaume de Naples, qui contient G, 1H5.HO0 habitants. Aussi la statistique nous montrc-l-ellc la fréquence des morts et la rareté des guérisons en rapport avec le plus ou moins d'éloigné ment du pays des malades. Le même reproche s'adressera à Païenne. Conçoit-on ce que doivent souffrir sous an ciel de feu, des malheureux qui, du fond de la Calabre ou d'un point éloigné de la Sicile, sont amenés à Aversa ou à Palerme ? Il n'est pas rare, à ce que m'a assuré M. le comte Amary, directeur de l'hospice a l'alerme, que quelques uns meurent en route. Toujours est-il qu'ils arrivent dans un état pitoyable.
D'un autre cote, j'attribue moins au défaut de vigilance qu'à l'éloignemeni du lieu de leur naissance, les fréquentes évasions de malades que l'on a signalées à Aversa de 1813 à 183°. On a compté jusqu'il cotte époque soixanle-dix évasions opérées par des hommes, une seule par une femme.
Nous pouvons nous expliquer, par l'antipathie que les parents montrent à envoyer leurs malades si loin , pourquoi la statistique de l'hospice ne nous offre qu'un malade sur 30, 925 habitants.
Cette proportion augmente encore à mesure que l'on s'éloigne d'Aversa. Ainsi, tandis que Naples a envoyé avec ses £i£iO,(HIÛ habitants , 218 aliénés hommes et 139 femmes, soit 1 sur 11,000, et la province de Naples 1 sur 16,166, nous voyons la Calabre moyenne fournir 1 aliéné sur 81,750 habitants, la Calabre méridionale 1 sur 92,666, etc.
Je veux bien que les causes d'aliénation soient plus nombreuses dans une grande ville que dans les provinces; mais ici la
disproportion est trop forte, el ce n'est donc t|iiV'll faisant rues réserves que je vous diurne le tableau sêi ivnnl de l.i statistique
d'Avcrsa :
Dd 5 iMi 181Î » 1810
Furent reçus 5,580 malade*.
Existaient clans lu maison . . . 325
Total. . . ... . 5,300
La moyenne annuelle des admissions a été de 1 91) malades.
La population continentale du royaume étant de : 6,185,000 habitants, nous trouvons 1 malade sur 32,55,1 individus.
Encore une fuis, il csl certain que l'Italie contient moins d'aliénés que les autres contrées ; mais je répète que ta statistique des pays à la manière de Huer, par exemple, doit précéder la statistique de l'hôpital ; autrement l'on n'aura que des chiffres erronés.
Sur ces 5,006 malades reçus dans cette période,
Guérirent 2,135
Kurmi améliorés. . - . 780
Moururent 2,1U&
M. Simonesclit a fait de louables efforts dans ces derniers leuips pour établir une statistique dont les résultats sont publiés tous les ans. Les tables de mortalité ont subi de grandes variations dans ces dernières années, a cause dcsravagesdu elinléra, qui a été bien autrement terrible à Naplcs et a Païenne qu'à Paris.
Je ne puis m 'expliquer autrement les chiffras suivants : Sur 1,100 malades reçus dans ces six dernières années,
Sont guéris 385
Morts 723
Le chiffre des morts a donc été plus que double de celui îles ynérisons. Les malades succombent le plus ordinairement h des affections cérébrales.
PAIIIOLUGIt UtMALK
Sur 100 malades qui on i succombé, nous voyons figurer : Affections cérébrale tant aiguës que chroniques. 28
Je désirerais dam plusieurs tableau x plus de précision. Ainsi, pour ce qui regarde tes causes morales, je voudrais des termes plus explicites que, amour -propre lésé . regrets, tristesse, craintes, immoralité.
Quant aui professions, je ne suis pas plus avancé quand je lis par exemple, qu'il y a vingt-quatre prêtres dans l'établissement, ne connaissant pas le nombre existant dans le pays.
L'opinion de C Aurelianus, qui prétend que l'aliénation est moins commune cbez les femmes que chez les hommes , semble trouver sa confirmation en ce pays, fions reviendrons plus tard sur la cause de celte différence si notable.
M. le docteur Stmonesclii , directeur actuel , peut reveu diquer une bonne part des améliorations qui ont eu lieu dans ces dernières années. Dans ce délicieux pays, où la douceur de la température excuse jusqu'à un certain point la tendance au far nient e, ou ne peut qu'admirer l'activité et la régularité avec lesquelles le travail s'exécute dans l'établissement.
J'ai compté à San A ijuslino plus de trente-cinq métiers de tisserands, tous occupés. Toutes les industries trouvent des malades qui les exercent. La typographie surtout en occupe beaucoup. J'ai vu un individu en démence, 3gé de cinquantecinq ans, ne pouvant pas lier deux mots raisonnables de suite, su disant le poêle Métastase, parlant et s'agitant continuellement, livrer tout ce qu'on lui donnait pour l'impression avec une correction parfaite et une exactitude remarquable.
On a cherché a introduire dans l'asile un ordre loul-ii-faii militaire. Les malades vont aux divers exercices et au réfectoire au son du tambour. J'ai diné avec eux ; la nourriture m'a paru
— llioradqucs.
— abdominales.
Maladies diverses. . ,
n.iiii.
très bonne , très Mine , ei surtout servie avec une propreté exquise. Les tables sont en marbre blanc Notez qu'avec cela un ne dépense pas 5ft centimes par jour pour chaque malade, ions les frais d'entre! jeu compris. Il est juste d'ajouter que la plupart des choses essentielles se fabriquent dans la maison, et que la matière première des aliments est 1res bon marché.
L'établissement a des revenus considérables ; mais il en fait noblement usage. Les malades de quelque pays qu'ils soient sont également admis et soignés avec cette charité, caractère distinclif des hospices eu Italie. Il y a une salle d'attente ou d'observation pour les malades arrivants , et chaque sortie, ainsi que chaque entrée, nécessite la réunion des médecins de la maison.
On a poussé le soin de ce qui pouvait éveiller la susceptibilité des malades a un point qui a paru ridicule à quelques auteurs. Ainsi , l'établissement est désigné sous le nom de Morotrofio ; et pour l'intérieur, des noms particuliers tirés soii du grec, soit du latin, sont donnes aux diverses formes do l'aliénation (i).
Quant au traitement somatique, les évacuations sanguines, les moyens révulsifs, les bains tempérés en forment fa hase. Le tempérament napolitain eiige que l'on fasse plus de concession que dans le nord a la méthode antiphlogislique.
M. le docteur Miraglia (journal cité) observe avec justesse qu'une bonne nourriture entre pour beaucoup dans l'élément du traitement. J'ai vu dans tous les pays que j'ai parcourus, soit en [telgiquc, en Allemagne, en Italie, l'insuffisance de la bonne nourriture d'une part, etl'eicÈsdes boissons alcooliques d'un autre, flire la cause des plus graves désordres physiques et moraui.
(I] l'ourccquiesldes non.s sous lesquels on a voulu matqaer le but des asiles d'aliénés , un n'empêchera Jamais le peuple do quelque pays que ce lûil d'appeler les choses par leur véritable nom. Ainsi , un Murumi/io , un HcUcbroSii , un Manicamio , sera toujours pour le [icuple uni c.tiu dn /'o:;i. maison îles fous en France, Narrat-Haw en A'ie-
La plupart des instruments de coercition en usage autrefois ne sont plus conservésaujourd'ui que comme un objet de curiosité ; on y fait cependant usage du lit du force pour tenir le malade dans une position horizontale, ni. Guislain en a donne la description. Les lits des épilepliques sont a uu pied à peine d'élévation du sul. Les parquets, laits avec une espèce de stuc, sont très favorables a la propreté ; on peut les laver très bleu et ils ne conservent aucune mauvaise odeur.
Les grandes galeries qui régnent autour des cours et que l'on trouve dans la plupart des couvents d'Italie, m'ont paru bien favorables dans un pays aussi chaud. 11 est a remarquer que les anciens dans leurs villas recherchaient plutôt l'ombrage qu'ils se procuraient artificiellement, que celui des arbres, qui ne les abritaient pas complètement contre un soleil brûlant. Je laisse, monsieur, à votre sagesse à décider si même dans nos pays des galeries bien cxjwsées au midi ne seraient pas une bonne chose pour favoriser la promenade les jours de pluie.
Païenne. — Je finirai ma course par Palerme. J'avais le plus grand désir de voir cet établissement, qui se présentait a moi de loin sous une forme loul-à-fait romantique. J'en avais lu autrefois une description dans un ouvrage anglais. On y disait que M. le baron Pisani, dans ses voyages en Europe, avait été frappé de la manière barbare avec laquelle on traitait la démence. A force d'observer les phénomènes qui y sont relatifs, il s'était persuadé , dit-on, que le seul véritable remède était la douceur et la complaisance; qu'il faut toujours flatter le caprice et l'amourpropre du fou ; que les mauvais traitements et la dureté ne font qu'augmenter son mal , et qu'une bonne maison de fous doit être un véritable paradis.
Je visitai la casa dti Paiù, dit l'auteur que je cite. I! eût été impossible de se douter que tous ces gens-là étaient fous; les grandes allées rectiligncs de la villa italienne, les nombreux jeisd'cau, les pelouses vertes, les terrasses élégantes, tout donnait l'idée d'une maison de plaisance, etc.
Je vais revenir sur Ioub ces faits, et reprendre ma narration au point de vue du positivisme de l'observation médicale.
L'établissement, situé dans une charmante position, a la porte de Païenne, contient <Jh hommes et 8ù femmes.
Le baron de Pisaui, qui mourut en 1831, victime de son zèle pour les aliénés , qu'il ne voulut pas quitter pendant les ravages du choléra, est un de ces hommes que la Providence suscite de temps a autre pour introduire de force quelque idée ou réforme utile dans une société. Sans être médecin, il comprit qu'il y avait quelque chose à faire pour des malheureux, dont le sort était alors affreux en Sicile. II commença, comme Pinel, par rompre leurs chaînes. On voit encore un de ces instruments de supplice suspendu aux mure avec cette inscription :
Niaickic nonstriÉbr, tractœque catenœ.
Entraîné par son âme sensible et ardente, il négligea trop peut-être la direction médicale, et chercha 1 réunir dans ce nouveau local destiné aux aliénés tout ce qui pouvait les séduire au point de vue de l'impression exercée sur fes sens et l'imagination. Il ne faut pas en vouloir pour cela â un homme qui, voyant que ies médecins étaient restés jusqu'à ce jour simples spectateurs de la maladie dans son pays , crut mieux faire dans l'intérêt de la guérison , en réunissant dans un hospice toutes les délices des villas italiennes.
Aussi voyez-vous en entrant une cour environnée de galeries, et dont les murs sont couverts de fresques représentant des scènes de sentiment, mais le plus souvent des charges plaisantes et spirituelles. Quelques unes de ces pciulurcs ont été faites par des aliénés.
Lorsque vous pénétrez plus loiu, des jardins délicieux, des ombrages frais, des galeries souterraines . artificielles, de baro-
<]ucs irompe- l'œil, des eaux jaillissantes, etc. , vous fout croire, en effet, que vous files moins dans une maison de tous que dans une ravissante habitation élevée a Grands frais jiar un lune capricieux.
Un théâtre à ciel découvert, dans le genre de ceux que l'on voit a Pompé! , servait autrefois a donner des représentations ; niais un a été obligé de renoncer a un plaisir qui exaltait trop l'imagination d'un peuple ardent. Ce lieu sert maintenant d'endroit de réunion pour faire de la musique et assembler les aliénés tranquilles. Prés du théâtre est un bassin rempli d'une can fraîche et pure, ou les aliénés convalescents peuvent se livrer aux plaisirs de la natation. J'ai admiré une salle dans le style antique, environné de gradins et bassins de marbre, destinée seulement a laver les pieds des malades. Ce qui m'a le plus surpris encore, c'est que pas nn arbre, pas une fleur, pas un fruit, ne sont touchés par les aliénés.
Une section absolument bâtie sur le plan des petites loges a la Salpélrière du temps de Pincl , est destinée aux agités. J'ai vu dans toutes les cellules régner la propreté la plus grande. Que M. Pisani ait été trop loin dans sa condescendance envers les aliénés, c'est ce que le directeur actuel, M. le comte Amary, m'a lni-mfime avoué. Je ne vous citerai qu'un Irait: un aliéné furieux avait tué d'un coup de bâton un iulîrmier dont il avait été maltraité. A la mort de ce malade, M. Pisani fit faire son portrait, et le béaiiua de sa propre autorité. Il est suspendu dans le réfectoire avec les portraits de plusieurs autres malades; il tient a la main un bâton rompu.
.le suis obligé, vu les détails nombreux auxquels je me suis laissé entraîner, d'en rester la pour cette fois.
Je reviendrai â Palerme dans ma prochaine lettre, et vous dirai les progrés que l'on a faits sous le rapport de la statistique, ■du traitement et de l'organisation du travail. On doit ces améliorations a M. le comte Amary, digne successeur de M. Pisani.
3 lignes lui parviennent, qu'il son zélé et sa se;
mon el
/'. À'. J'aurai à vous parler encore du docteur GuggenblibI, qui vient de renoncer au monde pour aller soigner sur le sommet de l'Abendberg en Suisse, les enfants crétins, auxquels il veut consacrer le reste de sou existence. Admirable dévouement d'un liuuinie modeste et savant ! L'institut qu'il a fonde, servira de modèle a ceux que l'on Élèvera, et les instituts pour les enfant* crétins deviendront aussi indispensables que cciu que l'on doit a d'autres bieritailt'urs des sourds- muets cl des aveugles. Je vous parlerai de ce que j'ai vu sur l'Abendberg dans nia proebainc lettre; vqus pourrez au moins voir par celle-ci que dans tous les pays du monde les médecins se mettent noblement rn avant pour remplir la pénible mais glorieuse mission dont ils sont investis.