SCENE XII
PATINEAU; puis, RAFFLÉ.
PATINEAU , seul.
Dubieuil! Vainoir! Deux ! et de deux! Valnoir... je comprends encore! il a le physique de la chose... mais un vieillard tout... Ah! Dieu ! je les méprise, ces êtres-là ! Mais je ne voudrais jamais vieillir! mais je voudrais toujours rester jeune!., pour ne pas leur ressembler!.. Voilà ce que je pense d'eux.
RAFFLÉ , entrant.
J'ai couru... (a Patineau. ) Ah! mon Dieu! qu'est-ce que tu as? comme te voilà pâle, défait !
Je ne suis que pâle , tu crois?
RAFFLÉ.
Ce matin tu étais si joyeux, si content!
PATI iN EAU.
Ce matin , oui, je riais... Ce malin, j'élais dans ma boutique avec du bronze , dos dorures ! j'achetais un brevet ? un brevet !
RAFFLÉ.
Tu vendais de la bougie !
Au Cierge pascal ! Et toute la foule s'y portait... Je le crois bien! pour me voir! comme un objet de curiosité.
RAFFLÉ.
Eh bien ! qu'est-ce qui trouble la joie ?
Elle pleurait, elle.
M"" Paiincau ?
Je comprends ses larmes , je comprends ses regrets et je les partage.
RAFFLÉ , à part.
Ah! ça , est-ce que...
Je voudrais qu'il fût là , debout, bien portant.
RAFFLÉ.
Eh bien ! rassnre-toi , il va mieux,
Il est mort!
RAFFLÉ.
Non, il va mieux.
11 est mort! (A part. ) Sans cela ma vengeance...
RAFFLÉ.
Mort! on a craint un inslant, mais il est sauve.
Plaît-il ?
RAFFLÉ.
C'était une dent.
Une dent!..
RAFFLÉ.
Une grosse dent qui perçait.
Une grosse dent... A qui? à ce resp...
RAFFLÉ.
A l'enfant !
A l'enfant ! 11 y a un enfant ?
RAFFLÉ.
Beau comme un amour ! moi , j'ai cru que tu savais...
Hortense ! ma femme... c'était donc avant notre mariage !
RAFFLÉ.
Mais non ! il a quinze mois.
Alors c'était après!., pendant mon séjour en Lorraine !
RAFFLÉ.
Comment, tu crois que cet enfant?
Je ne sais pas ce que je crois; mais d'après ce que dit le journal...
RAFFLÉ , souriant.
Le journal? Ah!., mais non, non... Il ne faut pas tout de suite s'imaginer; car enlin, l'enfant n'est peut-être pas ce que tu supposes.
Il ne serait pas?
RAFFLÉ.
Non! (A part.) Car il m'afllige! il m'afllige ! (Haut.) Lorsque M"* Patineau, ton épouse, me pria d'aller chez la nourrice , elle était très émue. Elle me parla d'un baron.
Un baron !
RAFFLÉ.
Puis d'un certain Gustave.
PAÏINEAU.
Un Gustave! un baron! Vainoir!.. Dubreuil! Us sont quatre!., nous sommes cinq!.. Nous finirons par être neuf ! . . neuf !
Am : C'est nnc clinsc merTeilItose.
Nombre fatal!.. J'aurai mon compte ! Et, ce matin, pour ce Dubreuil, A rcutenclre, il fallait !.. ô bontel Que je prisse aussitôt le deuil!
Oui, je devais porter son deuil !
Si tour-à-tour on met en terre Chacun de messieurs ses amans...
RAFFLÉ.
A ce prix de cent mille francs, Mais te voilà millionnaire!
Écoule, il ne faut jamais croire que la moitié...
Eh bien ! la moitié de neuf!..
BAFFLE.
Calmetoi !
Que je me calme!..
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