SCÈNE XIV
PATINEAU; puis, HORTENSE et VALNOIR.
PATINEAU , seul.
C'est un poids de moins! Tromper son mari, oublier le plus sacré de ses devoirs... pour cent mille francs... pour cent misérables billets de mille francs!., celle que j'appelais mon épouse chérie... mon trésor!., mon trésor !.. Détestable dérision... 0 Hortense, pourquoi M. Dubreuil vous a-t-il affectionnée! Et dire qu'elle est là... avec son petit air de sainte nilouche. (Il regarde p^r le trou de la serrure.) Mais elle n'est pas seule !.. Grand Dieu !.. avec Valnoir...Oh! je vais... Onelle position... avoir son propriétaire pour rival... on ne peut pas seulement le mettre à la porte ! Mais ils se dirigent de ce côté!.. Une idée... si je les épiais, si j'écoutais, si je mouchardais... Ah! mais je deviens fourbe! je me démoralise... c'est le malheur! Quoi qu'en dise Rallié, il me reste un doute! 11 faut que je sache quel est le père et que signifie cette phrase... Les voilà.
(Il disparaît par la porte de droite.) VALNOIR, à Hortense en entrant.
Ain : Ali ! qu^il est beau.
Oui, dès ce soir, Je vais savoir, Si je dois ou non la revoir ; Rêve enchanteur.
Rêve du cœur Ne serais-tu donc qu'une erreur !
Amante et mère, Amélie à son père A tout dit, et j'espère.
HOnTE\SE.
Gardez ce doux espoir!