SCÈNE II
VALNOIR, HORTENSE.
HORTENSE
Eh bien ?
VALNOIR.
De plus en plus malade.
HORTENSE
Gustave?., le pauvre petit!
VALNOIR.
Et je n'en reçois pas de nouvelles, et je ne puis l'aller voir, car le père d'Amélie a des soupçons.
HORTENSE
Serait-il vrai?
Vous connaissez son orgueil, sa dureté, son puritanisme impitoyable. Plus fier de son nom qu'un Montmorency, plus vaniteux de sa fortune qu'un parvenu, il serait capable de tuer sa lille s'il savait...
HORTENSE
Oh! oui, je le connais, N'ai-je pas été pour
' ainsi dire élevée dans sa maison, près de sa fille. Aussi, lorsque je devinai votre amour mutuel, je i prévis bien des malheurs, mais il n'était plus j temps. La faute était faite.
^ VALNOIR.
j; Grâce à vos soins , à votre dévouement, elle jj put du moins rester ignorée.
S HORTENSE
I Si j'ai pu VOUS ôtre bonne à quelque chose
I alors, c'est que j'avais pleine liberté; mon mari était en Lorraine, tandis que moi je tenais ici, à Paris, notre petit commerce. Mais M"* Amélie ne pouiTait-clle essayer de fléchir M. le Baron.
VALNOIR.
Elle n'oserait même pas le tenter !
HORTENSE
Ainsi, votre mariage...
VALNOIR.
Tant que son père vivra, pas d'espoir!... Ilortensc, je viens encore vous demander un service.