‹ Patineau, ou, L'héritage de ma femmeChapitre 9 sur 29 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M'"' RAFFLÉ, RAFFLÉ.

RAFFLÉ.

Viclorine, dis-moi ce qu'il a?

M"" rwÙ'Fl.É.

Il a... cent mille francs dont il vient d'hériter.

liAFFLÉ.

Allons donc !

IM" '■ RAFFLÉ.

Un M. Dubrcuil que tu n'as pas connu, toi, mais que j'ai conmi, moi... une espèce de mendiant à qui j'ai en dix fois la pensée de donner deux sous, et qui laisse cent mille francs à chacun de ses héritiers, et ils sont neuf qui se sont réunis, hier, chez un notaire.

RAFFLÉ.

Allons donc! c'est un coiiio !.. D'.iitord. j'ai lu çi qi:t.'lq;io pa".,. C'e>t un conte qu'il vient

de nous faire pour me chiper mes vingt francs!

M'""^ RAFFLÉ.

Mais, puisque Hortense elle-même me l'a dit; ils m'ont tout raconté.

RAFFLÉ.

Vrai ?

M°* RAFFLÉ.

C'est comme ça.

RAFFLÉ.

Je ne sais pas pourquoi, mais ça me vexe.

M""** RAFFLÉ.

Coanuent ?

RAFFLÉ.

Ça me vexe... A présent qu'il est riche, il va nous humilier,

M"* RAFFLÉ.

Au fond, il est bon enfant; mais sa femme, avec des robes de velours!.. Desrobesde velours ! ça me fait suer !

RAFFLÉ.

Et lui, avec sa devanture en glaces et en bronze doré ; de quoi ma boutique aura-t-elle l'air à côté de ça?., il va falloir la faire repeindre... Je suis vexé!

Hr^ RAFFLÉ.

AiB : Et misère et génie.

Elle aura des parures.

Des blondes, des fourrures!

RAFFLÉ.

11 aura des Rants Elégans!

m"' raffll-.

De fins mouchoirs à l'ambre I

Une twinc !

M""^ RAFFLÉ.

Et dès aujourd'hui Une femme de cliambre!

RAFFLÉ.

Moi, j'en veux une aussi !

M"^ RAFFLÉ.

Plaît-il?

M"' RAFFLÉ.

Hein?

Plaît-il?

RAFFLE

M RAIKLIÎ.

rour suivre en tout le code De nos gens à la mode.

m"" RAFFLÉ. •

On a des brillans Scintillans !

RAFFLÉ.

Le bon ton le réclame :

Il faut un' maltresse au mari,

Des amans à la femme I

M"'^ RAFFLÉ.

J'en veux avoir aussi I

RAFFLÉ.

Hein?

RAFFLÉ.

Je n'aime pas les gens qui font foiiunc par des moyens illicites! car enfin, pourquoi ce M. Dubreuil?..

M"* RAFFLÉ.

Vous n'en dînez pas moins ici?

RAFFLÉ.

Certainement; il ne faut pas se brouiller avec les gens riches... on peut avoir besoin d'eux.

M"' RAFFI.É.

Eh bien ! alors , je vais m'occuper du service de porcelaine. Venez-vous?

RAFFLÉ.

Va... Moi je ne serais pas fâché de parler à la voisine... je veux savoir adroitement quelle est la cause...

M""' RAFFLÉ.

Eh bien ! justement la voilà.

(Elle sort.)

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