‹ Patria belgicaChapitre 5 sur 86 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

Dl LA

rOKCB DBS HOMMBt

BT DBS rMMMMM.

ans

Il est bon, en mesurant la force d'une personne, de prendre la moyenne de plusieurs observations successives, parce qu on reconnaît que les résultats varient légèrement entre eux. Il arrive, jen général, que le premier effort est plus énergique que le second; le second plus que le troisième; et ainsi de suite, jusquà ce qu'on arrive à une certaine limite : mais la différence n'est bien sensible que pour les deux ou ti*ois premiers eflbrts. On peut trouver, entre le premier essai et la limite, une différence d un à deux degrés et quelquefois davantage; ces sortes d'observations, disons-nous, comportent en conséquence des chances d'erreurs assez marquées.

Dans ce tableau ne sont pas compris les enfants de moins de 6 ans pour les garçons, et de moins de 8 pour les filles, à cause de la difficulté qu'on aurait eue à leur faire manier le dynamomètre, et des erreurs qui en seraient résultées. 11 faut ajouter à toutes les valeurs précédentes le poids du dynamomètre, qui doit nécessairement faire partie de l'effort à vaincre. Ce poids s'élève à 1 kilog. environ.

Si l'on avait des instruments très-sensibles et très-commodes pour mesurer la force rénale des enfants, il est évident qu'on ne pourrait guère commencer à en faire usage avant Tàge de deux ans, puisque, avant cette époque, lenfant nest pas encore en état de se porter lui-même et, par conséquent, de se soutenir avec des poids étrangers. Il est à remarquer que, pour tous les individus qui figurent dans la table, la force des reins est insuffisante pour soulever une charge ou vaincre un obstacle plus grand que le poids même de l'individu. La charge qu'on peut porter, relativement à son poids, croît jusqu'à la maturité, et l'homme formé peut soulever plus que le double de son poids.

La force rénale des femmes diffère moins de celle des hommes pendant lenfance qu après le développement complet. Pendant l'enfance, la force rénale des garçons surpasse celle des filles d'un tiers environ; vers Tâge de puberté, de la moitié; et la force de l'homme développé reste double de celle de la femme.

La différence des professions exerce une influence assez sensible. Nous avons vu des ouvriers maçons, charpentiers, etc., faire marcher le dynamomètre à 20 degrés et au delà. La moyenne, prise pour plusieurs servantes de 20 à 40 ans, nous a donné une valeur de 10 à 11 degrés.

La mesure de la force des mains est celle qui présente le plus d'obstacles. Il semble qu'il soit à peu près impossible de compter

sur l'exactitude des résultats, si les observations n'ont été faites avec le plus gi'aiid soin par une seule et mérae personne. Le premier obstacle, et ce n'est pas le moindre, pi*ovient de Tinégale grandeur des mains des obsei-vateurs et de la difficulté de bien saisir Tinsli^ument.

Nombre des accusés. — Cherchons maintenant le degré du penchant au crime pour les différents âges de la vie. Jetons d'abord un coup dœil sur les nombres et bornons-nous à citer ici, au lieu de prendre toutes les valeurs annuelles de 1826 à 1844, seulement les trois nombres équidistants de 1826, d835 et 1844: ce que nous remarquerons pour ceux-ci pourra se dire également pour tous les autres.

Nous trouvons qu'à partir de l'enfance, le nombre des crimes divers augmente jusqu'à l'âge de 23 à 25 ans, pour diminuer ensuite successivement jusqu'à la fin de la vie.

Nombre des accusés en France, d*après les hgeB (crimes dlTers).

AGES

ANNÉES

Page 1