PRIX PAR CHEVAL
Cavalerie légère.
Guides.
AUTILLERIE. |
Chevaux de selle.
Chevaux de trait.
9Vi.no
Augmentation . . .
T-ii BELGIQUE POLITIQUE ET SOCIALE.
(jasernement. Les bâtiments servant au casernement des troupes appartiennent aux communes ou à rÉtat.Il est payé aux villes, pour le casernement des chevaux de la cavalerie et de l'artillerie, quatre centimes par jour et par cheval. Le casernement d'un cheval coûte à l'État fr. 14-60 par an.
Un décret impérial du 23 avril 1810 abandonna en toute propriété aux villes d'Anvers, Ostende, Tournai, Bruges, Bruxelles, Gand, Liège, Louvain et Malines, des bâtiments servant de casernes pour l'inlanterie et la cavalerie, et des bâtiments servant d'hôpitaux, manutentions, prisons, à charge de pourvoir à leur entretien et à ne les employer à aucune autre destination que le logement des troupes.
Un arrêté-loi du prince souverain des Pays-Bas, en date du 26 juin 1814, étendit cette mesure à toutes les villes du royaume et leur céda les bâtiments de l'État servant de casernes et d'écuries. Enfin, en 183S, le gouvernement décida la construction d'écuries aux frais communs de l'État et des communes. Les communes d'Audenarde, Bruges, Gand, Liège, Louvain, Mons, Namur, Saint-Trond, Termonde, Tirlemont, Tournai et Ypres acceptèrent cette combinaison qui fut étendue, en 1848, à la ville de Bruxelles pour une caserne d'infanterie.
Le total des sommes qui ont été avancées à ces communes s*élève à 13,420,014 fr. 53 cent.
En 18«')0, les casernes existantes permettaient de loger 69,433 hommes et 12,519 chevaux ; mais le démantèlement de nombreuses forteresses, qui a eu lieu depuis cette époque, a sensiblement diminué ces ressources.
Une loi récente a mis le casernement des troupes aux frais de l'État. Cette mesure exonérera complètement les communes d'une charge contre laquelle de vives réclamations se sont produites depuis la suppression des octrois municipaux.
Couchage de la troupe. Les troupes sont couchées dans des lits fournis par la Compagnie des lits militaires, ou sur des fournitures appartenant aux communes, ou bien encore sur des fournitures de l'État.
La Compagnie des lits militaires doit fournir, en vertu d'un contrat passé avec le département de la guerre, 1,200 lits h deux places et 30,000 lits à une place. Le prix de location que le gouvernement paye annuellement h cette compagnie est de 20 francs pour un Ut à deux places et de 15 francs pour un lit à une place.
Moyennant ce prix de location, la compagnie doit supporter les frais du blanchissage des draps (tous les 20 jours on été, tous les 30 jours en hiver), du rcbattage
(les niaiolas el dos traversins (tous les 2 ans), du renouvellement du regain des sommiers, du lavage de la toile, du foulage des couvertures (chaque année) et du peinlurage des couchettes.
Les communes qui fournissent le couchage de la troupe reçoivent (le ce chef fr. 0-05 par homme et par jour, soit fr. 18-25 par an.
Le couchage de TÉtat ne se compose que de demi-fournitures, c'est-à-dire qu il n y a ni couchette en fer ni matelas. L'entretien de ce mode de couchage est porté au budget sur le pied de fr. 0-02 par jour et par homme.
Mariage. Les militaires peuvent contracter mariage : les officiers avec la permission du roi, les sous-officiers et soldats avec la permission du ministre de la guerre. Outre les conditions de moralité et de convenance, le gouvernement exige que les sous-lieutenants, lieutenants et capitaines justifient que le nouveau ménage jouira d'un revenu annuel de 1,600 francs, indépendant du traitement de l'officier.
Des conditions analogues sont exigées des sous-officiers et soldats.
Les officiers qui se marient sans autorisation encourent la destitution.
Caisse des veuves et orphelitis. L'État n'accordant de pensions qu'aux veuves des officiers tués à la guerre, il a été institué en 1831 une caisse spéciale pour venir en aide aux veuves et aux orphelins des officiers de l'armée. Les statuts de cette caisse ont été modifiés par l'arrêté royal du 18 juin 1870. Cette caisse est alimentée par le produit de retenues sur les appointements de tous les officiers en activité elàla pension, ainsi que par des retenues spéciales sur les traitements des officiers mariés et par des versements imposés à ces ofïiciers.
Le tableau suivant indique le taux des retenues à opérer sur les traitements et les pensions des officiers, du chef de la contribution ordinaire :
TALX