‹ Patria belgicaChapitre 63 sur 86 · II. îi · texte numérisé non relu

II. îi

Tanneries et corroieriez 'très-importantes dans tout le pays) : Slavelot, Liège, Hay, Kamur, Louvain, Tirlemont, Saint-Hubert, la Roche, Grammont, Gand (Quatrecht), Malines, etc. ; cuirs forts pour semelles : Liège et Luxembourg; cuirs pour usages industriels, courroies : Liège ; cuirs vernis, maroquinés, peaux dites de chamois : Bruxelles; peaux de chevreau et d agneau pour gants : Bruxelles.

Chapellerie ; chapeaux de soie, chapeaux de feutre : Bruxelles.

Étoffes de crin : Vilvorde, Bruxelles.

Brosses ; du règne animal, poils de porc, de blaireau, etc., du règne végétal, piassava, fibre de Tampico, chiendent, etc. : Gand, Roulera, Isegbem, Bruxelles.

Savons : mous, dans toutes les villes ; durs, parfumés : Bruxelles, Gand.

Bougies (employant les suifs et les graisses végétales, huile de palme : Bruxelles, Anven», Gand.

Colle forte, graisses industrielles, vernis, engrais, noir animal : arrondissement de Bruxelles.

Commerce. — Navigation, — La navigation à voiles est comprise dans le mouvement maritime général pour 50 p. c. k rentrée. Ce rapport va en diminuant depuis plusieurs années, par suite des progrès réalisés dans la navigation à vapeur et de la préférence qui lui est accordée pour le transport entre les principaux poils du globe; en1870,ilétait de43p.c.;enl871,de38p.c., et en 1872, de 50 p. c.

A rentrée, les transports ont eu lieu, en moyenne, depuis les cinq dernières années, par 6,000 navires jaugeant 1,170,000 tonnes; 5,250 avaieiit un chargement plein ou partiel, 750 étaient sur lest; mais dans ce dernier chiffre sont comprises les malles qui font le service postal entre Ostende et Douvres. La part du pa\Tillon national, de 16 p. c. depuis 1867, était descendue à 12 p. c. en 1871; elle est remontée au chiffre primitif en 1872. Le pavillon anglais participe à ce mouvement maritime pour 45 p. c.

Mais si la navigation à voiles dans le mouvement total à l'entrée a une part de 50 p. c. sur 6,000 navires jaugeant un million et quart de tonnes, les bâtiments sortant avec chargement ne sont que de 2,900 (850,000 tonnes), tandis que sur lest il en est déclaré 3,100, proportion désavantageuse (91 p. c. chargés à l'entrée, contre 50 p. c. à la sortie) qui prouve que les cargaisons de sortie manquent trop souvent aux navires qui visitent notre port principal. De là des conditions plus onéreuses pour le fret d'arrivée, le capitaine étant obligé de se pourvoir d'un lest coûteux et d'aller à l'aventure, au lieu de trouver un chargement de retour qui lui procure un profil immédiat.

Le pavillon belge, dans le mouvement de sortie, est de 16 p. c. environ. Le nombre des navires entrés et sortis s'est élevé de 4,500 en 1867, à 5,000 en 1870, à 7,000 en 1871. L'année 1872 présente toutefois une diminution de 1,500 navires et de 250,000 tonnes, mais 1873 marque une nouvelle reprise.

La part moyeune de chacun de nos ports dans cette navigation pendant Jes cinq dernières années est la suivante : Anvers, 68^3 p. c; Ostende, 2d,9 p. c; Selzaete, 9, 3 p. c-, et Nieuport, 0,5 p. c.

Les arrivages des bateaux d'intérieur dans le port d'Anvers sont de 33,000 environ par an.

Transit. — Le commerce de transit nous offre de grands avantages, gi'àce à notre situation entre la mer et des pays industriels pour lesquels nous sommes la tête de la route d'approvisionnement. Cet apport considérable de marchandises rend moins onéreux le transport par chemin de fer à travers le pays, en répartissant sur une masse infiniment plus grande les frais généraux et en les rendant ainsi moins lourds pour chaque unité de poids transportée. 11 en résulte la possibilité de faire profiler d un tarif plus modéré tous les produits industriels, belges et étrangers. Mais ce n'est pas sans difficultés de tous genres que ce commerce grandit, et ce n'est pas sans crainte que nous voyons, chez nos voisins, se développer les communications les plus rapides et les installations les plus complètes pour attirer chez eux un mouvement aussi important.

Le résumé général du transit en prouve Timporlance :

1862 435 minions de francs.

Les pays avec lesquels le transit s'opère sont, tant pour les provenances que pour les destinations, ceux qui nous entourent : le ZoUverein, l'Angleterre, la France et les Pays-Bas.

Les produits principaux qui alimentent le transit sont : les tissus de soie, les laines, les tissus de laine, les merceries, les soies, le coton, les grains, le café, les fils de laine, de lin et de chanvre, les sucres bruts, les viandes, les bestiaux, les tissus de coton, les vins, les filaments végétaux, etc.

Commerce. — Le commerce de la Belgique a suivi une marche progressive depuis de nombreuses années.

Voici, en millions de francs, le résumé des importations et des exportations réunies de notre commerce spécial avec les pays étrangers. Le commerce général comprend toutes les marchandises qui

entrent en Belgique, quelle que soit la destination ultérieure, ou qui sortent du pays sans distinction d origine belge ou étrangère ; tandis que le commerce spécial ne se rapporte, à l'entrée, qu'aux produits importés pour la consommation et non réexportés, et, à la sortie, aux produits de l'industrie belge. Le commerce général comprend donc en même temps le transit et ne donne pas une idée exacte du commerce propre du pays.

Conimenri* général.

Coniinwrcf tperîal

1857-i86i (moyenne). .

Soit une augmentation constante qui, en dix ans, de 1862 à 1872, fait doubler le commerce depuis que les principes de la liberté ont prévalu dans les traités de commerce des nations et que la naxigation à vapeur s est étendue aux marchés les plus éloignés comme aux poils les plus rapprochés.

Le tableau ci-après indique les principaux produits qui alimentent ce commerce, d'abord à l'importation, puis à l'exportation.

Page 1