BRI^IQUE PAYS-BAS
SUISSE
BAVIÈRE
BAVIÈRE
au
La mortalité de la Bavière présente un cas tout particulier : c*est qu^aprés les cinq premières années, au lieu de conserver environ 715 enfants sur 1000, ainsi que les pays voisins, ce nombre se trouve réduit à 596, moyennement. La cause de cette mortalité exceptionnelle semble tenir spécialement à une particularité de la législation, qui ne permet les mariages qu'autant que le marié fasse preuve d'un, certain degré de fortune qui puisse l'aider à soutenir sa famille. On conçoit que le nombre forcément réduit des mariages augmente considérablement le nombre des enfants illégitimes, et paraît amener, par suite, un nombre considérable d'enfants qui ne dépassent pas cinq ans. La correction faite par suite sur le nombre avant cinq ans, montre que tous les nombres suivants jusqu'à l'âge de 90 ans marchent progressivement dans le plus grand ordre avec les nombres ultérieurs.
L'examen du tableau précédent, dressé avea tout le soin que permettent les éléments actuels, mérite, disons-nous, la plus grande attention. On voit que la Norwége présente un avantage particulier, et qu elle conserve, mieux que tout autre pays, les individus dont elle se compose. La Suède vient ensuite, puis les autres États présentent un ensemble des plus concordants. Les populations de chaque âge sont à peu près proportionnellement les même^.
Il est une autre propriété remarquable dans l'organisation humaine ;
Ainsi en Belgique, pour les naissances, on en a compté annuellement une par 30 à 37 individus, dans les limites les plus larges (voyez le tableau de la page 66) ; et une par 33 individus, quand on prend la moyenne annuelle de toute la période. Ce nombre peut donc être considéré comme étant généralement ti*ès-régulier.
On voit que le nombre des décès varie également d'une année à l'autre; mais cette variation est peu considérable, surtout pour les naissances, comme nous lavons dit précédemment.
Quand, au lieu de considérer invariablement un même peqple, on en prend successivement plusieurs pour les comparer, le nombi^ des naissances, des décès ou des mariages ne reste pas identiquement le même que si l'on opérait toujours sur la même population. Les moyennes diffèrent un peu entre elles et sont plus ou moins gi*andes : nous en donnerons des exemples dans le tableau qui va suivre.
Naissances, déoés, mariages par année en Borope.