DÉFENSES
EXCÉDAirr 1
de recette.
de dépense.
ISÎtô . . . .
ii^M ....
ai,420,000
L'excédantde dépenses sur le service ordinaire est de . . . fr. 13,350,000 En y ajoutant rexcédanl de dépenses que Texercice 1830 a laissé 1,479,000 on arrive à constater que cette période, si grande par les épreuves que nous avons eu à surmonter, n'a en définitive laissé sur les budgets ordinaires qu'un découvert de fr. 14,829,000
Nous ne savons pas, et il serait difficile de l'établir, pour quelle part la Belgique contribuait dans le budget général avant 1830. Mais le résultat ci-dessus, qui a été obtenu dans des moments d'agitation et malgré de nombreuses et (îonsidéi'ables réductioub
d'impôts, démontre suffisamment que notre association était avantageuse à la Hollande, comme elle lavait été à la France, à l'Autriche et à l'Espagne.
1840-1870. — Nous arrivons à Tannée 1840. Elle nous ouvre, en quelque sorte, une nouvelle ère financière.
Le traité de 4839 avait mis fin à nos différends avec la Hollande. Déférant à nos légitimes protestations, la conféijBnce de Londres, arbitre de nos destinées, avait réduit de 8,400,000 florins, chiffre lixé par le traité des XVIII articles, à 5,000,000 de rente annuelle, la part de la Belgique dans les dettes de l'ancien royaume des Pays- Bas.
Les dégrèvements que nous avons obtenus eussent dû, en toute justice, cHre beaucoup plus considérables : au lieu de 3,400,000 florins, on a calculé qu*ils auraient dû s'élever entre cinq et six millions. Quoi qu'il en soit, le chiffre transactionnel au(iuel la conférence s*est arrêtée n*en constitue pas moins une réduction importante, puisque l'arriéré seul de 1831 à 1839 répond à. . fl. 27,'200,000
La différence de 3,400,000 florins (5,000,000 aulieu de8,400,000) correspond en outre à un capital qui, au denier !20, est de. . . . 68,000,000
Soit, fl. 95,200,000 ou 200 millions de francs.
Prenant en considération la nécessité, à laquelle le refus du roi Guillaume d'accéder à ce traité nous avait soumis, de subvenir aux frais extraordinaires .exigés par le maintien de notre armée sur le pied de guerre, elle nous avait exonérés de l'arriéré de 1830 à 1839.
Des concessions d'un autre ordre nous avaient été faites sur quelques points secondaires; malheureusement, nous avions du nous incliner devant la décision irrévocable de la conférence qui attribuait à la Hollande une partie du Limbourg et du Luxembourg dont nous étions en possession. Le sacrifice était douloureux; toutefois au point de vue de nos finances, il ne se ti*aduisait que par une j)eile de revenu de quelques centaines de mille francs.
A partir de 1840, nos budgets sont dégagés des charges extraordinaires sous le poids desquelles le ti^ésor avait failli succomber : celles que nécessitait la défense nationale. Par contre, une nouvelle dépense, de près de 10,600,000 francs, leur est substituée : nous voulons parler de la dette mise à notre charge par le traité de 1839.
Un tableau joint au dernier exposé de la situation du trésor présente ainsi qu'il suit les résultats des budgets ordinaires de 1840 k 1870.
ItELCIUUË POLITIUIJE ET SOCIALE.
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