‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 25 sur 76 · ACTE PREMIER. il · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. il

RINCON

Que votre Seigneurie Daigne m'excnser, je vous prie.

Je rentrais, ayant bien soupe,

La tête un peu lourde, et dans l'ombre

Je montais sans avoir frappé.

Or, voici que l'escalier sombre

S'éclaire en haut soudainement !

Puis, quelqu'un sort très brusquement

De la chambre du seigneur comte !

R YSOOR, à part.

Quelqu'un?

RINCON

En me criant : — « Qui monte Ainsi chez moi, la nuit? » — D'un premier mouvement

Je lève ma rapière ; Le comie me l'arrache : on éteint la lumière; On me pousse... je tombe au bas de l'escalier

Et... je m'endors contre un pilier.

Voilà la vérité, monseigneur, tout entière.

NOIRCARMES, à Rysoor, qui semble accablé.

Vous entendez ?

LA TRÉMOILLE, doucement.

On vous parle.

RYSOOR, avec effort.

J'entends !

28 PATIUE!

NOIRCARMES, à Rysoor.

Ce récit est exact de tous points?

RYSOOR.

Sans nul doute.

(Avec haiilciir.)

Et quel autre que moi?.

NOIRCARMES, à Vargas.

Nous perdons notre temps.

(A Rysoor.)

Monsieur, VOUS êtes libre !

(Aux officiers.)

Allons, messieurs, en route.

(Noircarmes se lève, passe et vient devant La Trémoïlle, auquel 11 s'adresse.)

Suivez-nous au palais, s'il vous plaît.

LA TRÉMOÏLLE, lui posant la main sur le bras.

Doucement.

(Prenant le pas sur lui.)

C'est vous qui me suivrez, car je passe devant !

(A Rysoor.)

Dieu VOUS garde, monsieur.

(Il passe devant Noircarmes elles siens. Les tambours battent. Les soldats reprennent les torches. Tous s'éloignent et se dispersent peu à peu, sauf les sentinelles du fond.)

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