SCÈNE Vin
RYSOOR, RINCON, puis Soldats.
RYSOOR, retenant Rin:oïï, et une fois seul avec lui.
Un mot, je vous en prie.
Vous venez là de me sauver la vie ; Mais avouez que c'est par générosité.
RINCON
J'ai dit la pure vérité, Votre Honneur le sait bien.
RYSOOR.
Non ! Pardon, capitaine, Voyons... Souvenez -vous ! Je me souviens à peine,
Moi, tant je suis encor troublé Par ces bruils de complot où mon nom fut mêlé. Vous avez cru me voir?
RINCON, joyeusement.
J'avais donc la berlue?
Et la dame aussi ne l'ai-je point vue ? N'ai-je pas entendu que vous disiez : « Rentrez, Madame, et prenez garde! »
RYSOOR, ardemment.
Après?
RlNCONj toujours gaiement.
Après?... Ai-je oublié mon épaule meurtrie! Après?... Et votre main est-elle donc guérie?
RYSOOR, frappé.
Ma main?
RINCON
En m'arracliant mon épée...
RYSOORj qui comprend.
En effet.
•RINCON
Vous vous êtes blessé. C'est un indice, au fait!
RYSOORj à part, douloureusement.
Ah! ciel! que m'a-t-il dit. Infâme! est-ce possible Trahi! trompé!
Par elle, ô Dieu terrible, Pourquoi m'avoir frappé ?
RINCON, après réflexion.
Vous auriez pu montrer aux juges la blessure.
RYSOOR, très agité.
Vous avez raison.
(A part.)
0 lorture!
RINCON, désignant la main droite de Rysoor, qui est gantée.
'■ ' C'est bien cette main-là !