‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 47 sur 76 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

RAFAËLEj a part, à la vue de Karloo.

Lui!...

ALBEj avec hauteur, à Karloo.

L'épée au côté devant moi! Qu'est cela? Vous êtes bien hardi! Remettez votre épée.

KARLOO, avec un mouvement de fierté révoltée.

Je suis capitaine!...

ALBE, railleur et insultant.

Oui... capitaine... autrefois!...

Quand vous étiez Flamand.

(Mouvement d'émotion de Rafaole. Karloo, se contenant, s'incline sans répondre et remet son épée à Noircarmes qui la dépose sur la table de gauche.)

Soyez bref!

KARLOO.

Soit! — Je dois,

Ma milice étant encore équipée,

La désarmer avant demain.

De nos armes déjà dix charrettes sont pleines.

Mais les barrières et les chaînes, A tous les carrefours me ferment le chemin. On fait, comme à plaisir, ma tâche difficile;

Or il faut, à l'Hôtel de ville Porter, cette nuit, ces armes, sinon Je suis un homme mort.

(Montrant Noircarmes.)

Monsieur me l'a dit.

ALBE

Bon !

(A Noircarmes.)

Ce qu'il veut, le pouvons-nous faire Sans danger?

NOIRCAlUIES.

Sans danger!

ALBE

Eh bien ! allez !

(II fait un geste de congé, Karloo se dispose à sortir. — • Vargas lui signe un ordre.)

Page 1