‹ Patrie, opéra en cinq actes et six tableauxChapitre 62 sur 76 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

RYSOOR.

Alors, celle-ci. — Tiens!

(Il prend une épée sur la table et va pour la lui donner. Karloo étend sa main nue pour la prendre. Saisissant cette main et poussani un cri.)

Ah!

KARLOO.

Quoi donc? Quelle surprise!...

RYSOOR, le regardant.

Dis : qu'as-tu... là?...

Celte main?...

KARLOO.

Quoi?

RYSOOR.

Cette blessure?

KARLOO.

m'empêchera pas, ce soir.

Je te l'assure, De faire mon devoir !

(Il étend la main de nouveau.)

RYSOOR, le regardant, d'un accent profond.

Ton devoir! L'as-tu fait?

KARLOO, inquiet.

Rysoor!...

(A part.)

Que vais-je entendre ?

RYSOOR.

Cette blessure...

KARL 0 0, troublé, hésitant'.

Un accident,..

Une arme... un soldat imprudent...

R Y s 0 0 R j avec certitude.

Une arme que tu voulais prendre Des mains d'un Espagnol, n'est-il pas vrai?

KARLOO.

RYSOOR.

Chez moi?... Cette nuit?

Pourquoi^?

KARLOO, épouvanté.

Ah!

RYSOOR.

Misérable ! C'est to !

(Levant l'épée) .

Ah! voleur d'amour, oui, je veux ta vie! A genoux, et meurs! Rien ne te défend. Lâche, je n'aurai ma haine assouvie, Qu'au prix de ton sang!

KAPiLOO, désespéré.

Ah! la mort, la mort! ici, je l'implore. Elle apaisera mes trop longs tourments.

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