ACTE PRKMIER
RINCON
Que voire Seigneurie Daigne m'excnser, je vous prie .
Je rentrais, ayant bien soupe,
La tête un peu lourde, et dans l'ombre
Je montais sans avoir frappé.
Or, voici que l'escalier sombre
S'éclaire en haut soudainement !
Puis, quelqu'un sort très brusquement
De la chambre du seigneur comte I
RYSOOR, à part.
Quelqu'un?
RINCON
En me criant : — « Qui monte Ainsi chez moi, la nuit? » — D'un premier mouvement
Je lève ma rapière ; Le comte me l'arrache : on éteint la lumière; On me pousse... je tombe au bas de l'escalier
Et... je m'endors contre un pilier.
Voilà la vérité, monseigneur, tout entière.
NOIRGARMES, à Rysoor, qui semble accablé.
Vous entendez ?
LA TRÉMOILLE, doucemeut.
On vous parle.
RYSOOR, avec effort.
J'entends 1
il l^ÀTRI&l
NOIRGARMES, à Rysoor
Ce récit est exaot de tous points?
RYSOOR.
Sans nul doute.
(ÀTee hauteur.)
Et quel autre que moi?.
NOIRGARMES, è Vargti.
Nous perdons notre temps.
(ARyioor.)
Monsieur, vous êtes libre !
(Anx officiers.)
Allons^ messieurs, en route.
(Noirearmes le lève, passe et Tient devant La Trémoïlle, auquel il t'adresse.)
Suivez-nous au palais, s'il vous plait.
LA TRÉUOÏLLE, lui posant It main sur le bras.
Doucement.
(Prenant le pas sur lui.)
CTest TOUS qui me suivrez, car je passe devant l
(A Hyieor.)
Dieu vous garde, monsieur.
(Il passe ^evant Noirearmes et les siens. Les tambours battent. Les soldat reprennent les torehes. Tous s'éloignent et se dispersent pea à ptu, sau les sentinelles du fond.)
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