‹ Patrie, opéra en cinq actes, six tableaux, poèmeChapitre 56 sur 74 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

JONAS, RYSOOR, GALÉNA, d'autres Conjurés.

(Ils paraissent tous la Toilte du fond, portant des armes. Jonas marche le premier avec une lanterne.)

JONAS) éclairant le groupe» en abritant sa lanterne de son manteau.

Par ici ! doucement !

GALÉNA.

Où sommes-nous ?

JONAS, fièrement.

Chez moi 1 Chei mes cloches ! — Ici Tescalier du beffroi. Là-haut, la salle où nos seigneurs de la commune S'assemblaient autrefois.

(Faisant quelques pas et montrant les statues brisées.)

es PATRIEl

Sous ce rayon de lune Les voilà tous, voyez, là, couchés sur le sol, Décapités par l'infâme Espagnol !

LES CONJURÉS, tristement.

Quel abandon ! quel funèbre silence !

RYSOOR,

Mes amis, patience !

Un nouveau soleil va resplendir sur nos fronts.

(Étendant la main vers les statues.)

Dormez, morts glorieux, nous vous réveillerons !

(Karloo paraît dans l'ombre») GALÉNâ.

Qui va là?

RYSOOR.

C'est Karloo !

(n Ta à sa rencontre. ^ A Karloo, en sekis.)

Parle ! quelles nouvelles ?

Tout va bien. Dans Bruxelles Dix mille hommes armés attendent notre appel.

J'ai prévenu Cornélis, Bakkerzeel.

Plus de chaînes; partout j'ai fait libre passage I

RTSOOR, ardemment.

Ainsi donc l'heure est proche 1 Ah ! mes amis, courage

Lentement, solennellement d'abord; pois s'ezaltant peu à peu.)

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