‹ Patrie, opéra en cinq actes, six tableaux, poèmeChapitre 57 sur 74 · CT£ QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CT£ QUATRIÈME

C'est ici le berceau de notre liberté

Ici, nos pères ont fondé

Les lois que nous allons défendre !

Je crois les voir toujours et je crois les entendre En ces lieux où battait le cœur de la cité !

(D'un accent prophétique.)

Plus sinistre est la nuit, plus joyeuse est Taurore ! Oui, malgré l'Espagnol, ce cœur palpite encore, Ce cadavre est vivant. — Aux créneaux du beffroi.

Spectre vengeur de la Patrie, Aux coups du tocsin, il se dresse et crie :

« 0 peuple flamand, lève-toi ! »

Le peuple entend! Il vient !...Sagrande âme frissonne!...

Il vient, bravant tous les défis !

Il sait pour qui lutter !... Cette cloche qui sonne, C'est rappel déchirant d'une mère à ses fils !

TOUS, avec Galéna.

Ah ! vienne l'heure ! Aucun n'hésite, aucun ne tremble !

RYSOOR.

Eh bien ! allez ! Et debout tous !

Prévenez nos amis et revenez ensemble.

Que pas un seul ne manque au rendez-vous !

(Les conjurés sûrtenl avec Jonai.)

PATRIXl

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