ACTE QUATRIÈME
les soldats de la haie, ramassés par Rincon et Miguel ferment la marche.) La TRÉMoïLLE (le retenant). Monsieur! de grâce! KArLoo (à la Trémoille, désespéré). Mais c’est affreux! … mais c’est faux! Monsieur! mais ce n’est pas moi! je vous jure que ce n’est pas moi!
LA TRÉMoïLLE (vivement). Je le sais bien. puisque c’est une femme! |
KarLoo. Une femme! Ah! son nom? Monsieur!
.… SOn nom?
La TRÉMoïLLE. Je l’ignore, et ne sais d’elle qu’une seule chose, c’est qu’elle est venue hier au soir chez monsieur le Duc... et qu’elle est sortie du Palais ce matin, avec un sauf-conduit pour Lille.
KarLoo. Ah!c’est un indice, cela. Un sauf-conduit pour Lille?
La TRÉMoïLLE. Comme le vôtre et le mien.
Karzoo. Le temps de courir à la Grande-Place, par les petites rues. et je vous rejoins à la porte de Flandre... c’est le chemin de cette femme... Attendez-moi, Monsieur... attendez-moi!
TréÉmoïzze Bien, Capitaine!
KarLoo. Ah! ces insultes! C’est le mort qui me rappelle mon serment! Dors en paix! va! ta vengeance arrive!
(IL remonte par la gauche, derrière le cortège: à ce moment, toute la foule, qui n'est plus contenue, se répand sur la scène, suivant le cortège: ne pouvant la percer, il s’élance sur la rampe, écarte les curieux et disparaît sous la voûte, tandis que la Trémoïille vient donner un dernier regard à la morte.)