‹ patrie!Chapitre 79 sur 116 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

ALBE. Ah!

(Dolorès entre au fond par le couloir de gauche; suivie de Vargas, elle traverse la scène entre la cheminée et la table, sans attirer l'attention du Duc, et entend les derniers mots d’Alberti.)

ALBERTI. Dans l’état où je la vois, la moindre émotion peut nous être fatale!—Votre Excellence ne lui a rendu un peu de calme qu’en lui promettant qu’il n’y aurait plus de victimes; et, si elle apprend que l’on brûle ce matin cinq hommes sur la place...

DocorÈs (à part, avec terreur). Ce matin!

ALBE (vivement). Mais il ne faut pas qu’elle le sache.

ALBERTI Non. il y a de quoi la tuer!

ALBE (de même). Elle ne le saura pas! Alberti.. qu’on la réveille!

ALBERTI. C’est fait, Monseigneur!

ALBE. Alors, que ses femmes l’habillent, vite! Une litière, et conduis-la-moi au couvent de Groenendaal, d’où elle ne reviendra qu’à la nuit...

ALBERTI. Bien, Monseigneur! j'y cours!

ALBE (l'arrêtant). Et tu me la sauveras. Alberti. Promets-moi que tu me la sauveras!

ALBERTI Avec l’aide de Dieu, Monseigneur!

ALBE (l’accompagnant vers la sortie). Oui, oui, tu me

la sauveras, et je te couvrirai d’or, d’honneurs!.. Et je ferai de toi le plus grand médecin de la chrétienté!.… Va, men bon Alberti, val. Tu sais si je t’aime, toi... va vite!

(Aiberti sort par où il est entré.)

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