‹ patrie!Chapitre 80 sur 116 · SCÈNE III ALBE, DOLORÈS · texte numérisé non relu

SCÈNE III ALBE, DOLORÈS

ALBE (se retourne, et aperçoit Dolorès; changeant de ton brusquement, et brutal, après avoir fait signe à Vargas qui se retire par le couloir de gauche). Maintenant, Madame, parlons de vous! Vous voulez la vie du capitaine Karloo, n'est-ce pas? Eh bien, vous ne l’aurez pas!

Dozorès. Monseigneur!

ALBE. Vous ne l’aurez pas! Cet homme est un traître saisi sur le fait, le fer au poing... il doit mourir et mourra!—Maintenant épargnez-moi vos prières et vos larmes!

Doors. Mes larmes! je n’en ai plus, de larmesl!.. voilà toute une nuit que je pleure!

ALBE. Alors?

DoLorès. Mais ce que vous faites là, monsieur le Duc, est bien infâme!

A1zBE. Madame!

Dozorès. C’est infâme!.. Je suis venue vous trouver cette nuit et j'ai fait avec vous un marché! niez-le donc! je vous ai dit: Il y a un homme que j’aimel!... et quelqu'un qui veut le tuer, veut vous tuer aussi! sa vie pour la vôtre! sauvez-le-moi, et je vous sauve! Ai-je dit cela, oui ou non?.…

A1Be. Si le Ciel a jugé...

Dororès. Oh!le Ciel n’a rien à voir où nous sommes, vous et moi! restons en enfer! J’ai tenu ma promesse, et je ne suis qu’une femme! Vous êtes le duc d’Albe, grand d’Espagne, capitaine général des Pays- Bas! tout cela vous fait bien un peu gentilhomme, je suppose! Je vous somme de tenir votre parole de gentilhomme...

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