SCÈNE VII
Rysoor, Karcoo, Rincon, Micuez, NAVARRA, SOLDATS, puis VARGAS
Rysoon (voyant Karloo qui entre par le couloir à gauche, conduit par Miguel et par deux soldats). Karloo! (Bas, à Rincon, avec effroi, en lui montrant la chambre de la torture.) —Lui aussi?
VARGAS (sort de chez le Duc, aux officiers). Messieurs! … le capitaine Karloo est libre.
Rysoor (avec joie). Libre?
Karzoo. Moi? (A Vargas, descendant vivement.) Et pourquoi suis-je libre, quand monsieur ne l’est pas?
VARGAS. Son Excellence, Monsieur, a daigné vous accorder votre grâce!
KARLOo. Et moi, je ne daigne pas l’accepter!
VArRGAS. Monsieur!
KarLoo. De quel droit me fait-on l’injure de cette clémence, que je n’ai pas implorée?
VarGAs. C’est à la demande de doña Rafaële.
KarLoo. Ce n’est pas à la mienne.
VARGAS. Enfin, Monsieur, il plaît à monsieur le Duc!
KarLoo. Et il ne me plaît pas à moi! J’ai conspiré, lutté, combattu avec tous mes amis! et la même révolte appelle le même échafaud!.. C’est mon droit... je le réclame! et je ne reconnais pas à votre Duc celui de m’imposer un autre supplice avec sa miséricorde!….
VarGAs. Ah! Monsieur!
KaRLoo. Allons, Monsieur! mon échafaud, je vous prie, et mon bûcher dont je me glorifie! Et point de votre pitié qui m’outrage-—Allez, Monsieur, allez dire à votre Duc que je ne veux pas de sa grâce!