IX. — Claudiei-i Mannei^t (mort vers
Mamert, d'abord ermite, puis prêtre à Vienne, partagea avec son frère l'administration de l'évêché de cette ville. Il fut l'un des plus savants hommes de son temps, et son ami Sidoine Apollinaire l'appelait peritissimum christianonim philosophum et qiionanUbel primum eruditorum. Ritter, en son Histoire de la philosophie chrétienne, t. II, page 567, dit à propos de son De statu aniniœ, que « l'auteur se montre disciple habile de saint Augustin. » Il regrette seulement qu'il soit un peu embarrassé quand il traite des sujets philosophiques.
Entre autres productions poétiques, on lui a souvent attribué une pièce intitulée : Contra poetas vagos et le De siafn animai. Dans le Carmen, il montre la futilité de la poésie païenne, dont la plupart des éléments sont empruntés à la mythologie. Il y a parfaitement imité les formes de la poésie païenne. Ce travail appartient à Paulin de Noie. Si on lui a souvent attribué l'hymne de la Passion : Pange, lingua, gloriosi, etc., que l'antiquité met généralement sur le compte de Fortunat , cela vient sans doute d'une interpolation do Gennade {De viris llliistribus, cap. Lxxxm) ; c'est pourquoi B'abricius a mis le passage qui s'y rapporte entre parenthèse*. Nous ne connaissons pas l'hymne que Sidoine appelle commaticus, copiosus, dulcis, elatus, qui quosUbet lyricos dithyrambes ameenitate poetica et historica veritate snpereminet. Il n'est guère croyable que ce soit le Pange, lingua. Bœhr pense qu'on peut lui attribuer avec vraisemblance quelques courtes pièces, telles que : Carmen paschale, Laits Christi, Miracula Christi, qu'on assigne le plus souvent au poète païen Claudien, étranger à ces sortes d'idées. Cependant les témoignages précis font défaut.
Opéra, dans Bihl. max., Lugd., t. X; Gallandi, Bihl., t. X; Migue, sér. lat.j t. LHI; Bsehr, Bihl. des Pères de l'Eglise (en allem.); Baehr, op. cit.
^ Comparez sa Biblioth. eccle^., ad hune loc, avec les remarques critiques.
"^'i PATHOLOGIE .
X. — Paialin cl© Pella et Paulin de Péricfuetax (deuxième moitié du cinquième siècle).
Le premier, fils d'un préfet d'IUyrie, composa en 465, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, une autobiographie en 616 hexamètres. Ce travail, inspiré par la reconnaissance envers Dieu et par le désir de s'édifier lui-même, est intitulé : Eucharisticon Deo siib ephemeridis mese textu. Carmen incultum, ainsi qu'il l'appelle ; il ne peut ni ne veut le recommander aux savants. Cependant il fournit d'intéressants détails sur l'histoire contemporaine, notamment sur l'émigration des peuples et sur son inébranlable confiance en Dieu dans les plus cruelles épreuves.
Paulin de Périgueux (Petrocorius) composa, vers 470, six livres sur la Vie de saint Martin, dans lesquels il suit presque toujours Sulpice Sévère. On a encore de lui : Versus Paulini de visitatione Jiepoiidi sui, en 80 hexamètres, à propos d'un miracle opéré par saint Martin sur im neveu du poète et sur sa femme, tous deux malades; puis un court morceau en 25 hexamètres, sur la nouvelle basilique que Perpétue avait construite à saint Martin.
Tous deux, se trouvent dans Oper., éd. Daumius, Lips., 1886; Œuvres de Paulin de Périgueux, par Corjict, Paris, 1832. Voy. Ebevt, op. cit.