‹ Paul Bert au TonkinChapitre 24 sur 46 · MEMORANDUM · texte numérisé non relu

MEMORANDUM

Les mandarins civils et militaires échelonnés sur la frontière du Yun-nam, font tous leurs efforts pour faire dévier le courant commercial sur la rivière de Canton,

(1) Plus tard ce chef- lieu fut porté à Phuong-Lam.

par Lai-sse-T’inc/. Ils agissent probablement sous l’inspiration du vice-roi et, forts de son appui, ne se gênent pas pour pressurer les marchands tant qu’ils peuvent, et entravent les transactions. Les commerçants, connaissant trop bien l’avantage que leur offre la route du Tonkin, préfèrent gémir sous la tutelle et rester dans le statu quo , plutôt que de suivre une route qui est ruineuse pour eux. Certaines marchandises qui peuvent descendre avantageusement par la voie du Tonkin et réaliser de bons bénéfices sont condamnées à rester dans le pays par la faute du gouvernement.

Le peu qui passe en ce moment est pour ainsi dire le résultat de la fraude, c’est-à-dire que* quoique les ordres soient sévères, les mandarins sont si mal rétribués que quelques taëls ont facilement raison de leurs principes, et ils ferment les yeux sur ce qui se passe autour d’eux.

Indépendamment de toutes les tracasseries auxquelles est soumis le commerce, les droits perçus par la douane

naires chinois, que la question de délimitation a appelés dans ces parages, seront partis, l’effervescence produite par leur présence et surtout par leur entourage, se calmera ; la population laborieuse de sa nature, rentrera peu à peu dans le devoir, et cette partie, encore si troublée, se calmera d’autant nlns rn.niôArr>An+ m

sont très élevés :

Etain. — Valeur 13 =jr taels : droit par picul 1.46 taels.

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