‹ Paul CézanneChapitre 19 sur 65 · CEZANNE ET LE GRECO, A LA « FIN DU SIECLE · texte numérisé non relu

CEZANNE ET LE GRECO, A LA « FIN DU SIECLE

En effet, la légende ne donne pas a Cézanne des traits bien différents du douanier Rousseau, quand elle ne le confond pas avec lui. Cézanne, a cette Epoque et pour cette légende, est le barbare ingénu qui n’a rien appris et qui ne sait rien, le Wilder Mann qui, brisant les cadres de la tradition, va droit a la nature, s’exalte, crée dans son ivresse des réves informes et laisse sur la toile des reflets puérils, pleins d’étranges mystéres, d'ésotérisme, des formes qui n'ont rien a voir avec le monde réel. On a remarqué que quelques-uns des tableaux de Cézanne ont une certaine ressemblance avec ceux duGréco. Eten effet, le Gréco et Cézanne ont pusembler, des siécles de distance, deux forces paralléles d'un spiritualisme exacerbé, deux officiants de messes noires dans les cryptes obscures de l'art.

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