LÉON, HYACINTHE, PAULINE, RI- CHARD
Pauline vient de la maison ; elle a une robe blanche nn pu décolletée; elle est coiffée d’un chapeau de paille couvert d’un voile; elle porte pour chaussure des brodequins-bottines qui doivent simuler des bottes sous le costume de Paol. Il est très-important que l'actrice chargée de représenter le double personnage de Paul et de Pauline prenne bieu les allures d’un jeune garçon vif et bouillant, lorsque c’est Paul qui est en scène, et un elle observe arec soin la retenue d’une jeune fille lorsque c’est Pauline qui agit.
Pauline. Hyacinthe, te voilà... oh! tu es bien aimable d’être venue avant mon dépait... (A Léon.) Monsieur Léon, je suis votre servante.
Léon la salue,
nYACiNTnE. Ma bonne Pauline, c’est donc ce matin que tu nous quittes?
Pauline. Pour deux mois, ma bonne amie.
LÉON, à pari t avec chagrin Deux mois î nvun .
Ata de la rebe et des hottes.
Oui, pour deux mois, et j’en rais désolée,
Pour deux grands mois, je vais quitter ce lieu!
Et toi, ta Tien, à I, pauvre exiler.
Ta vira, apporter ton .dieu !
Kn attendant oiod retour qui, je peuae,
Selon ton grd Tiendra tonjonr* trop tard.
J'aurai dn moi ni, ponr embellir l'absence Le tonrenir dn kaiser du départ. ’
( Calment .) Eh bien! monsieur Léon, qu’avez-vous donc ? vous ne me ditez rien ?
LÉOV Mademoiselle...
PAULINE, g aiment. Vous avez l’air encore plus grave qu’à l’ordinaire ... il ne vous manque qu’une toge et un bonnet de juge, pour avoir l’aspect du plus profond magistrat.
LÉON, à part. Toujours de la raillerie!., osez donc vous déclarer à une pareille femme !
PAULINE, à Leon et à Hyacinthe. Mais J oubliais... étourdie que je suis, ma bonne maman vient d’apprendre votre arrivée , elle me charge de vous prier de passer chez elle... Tout-à-l’heure, elle me faisait juge d une discussion qu’elle a eue ce matin avec mon cousin Richard... elle croyait Paul plus petit que moi.
PAUL ET PAULLNE.
RICHARD, qui est toujours préoccupé de la lettre de Castel. J avais raison, je le savais bien.
LÉON, timidement. Oui, mais mademoiselle... est... mieux...
hyacinthe, à part. Je ne trouve pas, moi.
PAULINE, gaîment à Léon. On a bien du mal à vous arracher un pauvre petit compliment.
RICHARD, se frappant violemment sur le front. Oli ! mille trcmblemens !
Pauline. Quoi donc? vous m’avex effrayée...
richard, avec exaltation. La pie au nid, je l’ai trouvée, la pie, la pie... la vraie pie !..
PAULINE, riant. Qu’est-ce que c’est donc que celte précieuse pie?
RICHARD. Rien, rien ...{Vivement à Léon et à Hyacinthe.')* Pardon, pardon, tues ainis... vous avez entendu, M m * de Rénac est impatiente de vous voir... et moi, j’aurais... quelques mots à dire à Pauline.
LÉON. Nous vous laissons, monsieur Ridiard.
klCRAlD.
An du Hussard de Felsheim.
A Hyacinthe.
Prem le bru de votre frère
Et rejoigne* la grand'iuamau.
A Poutine.
Et toi rette en ces lieux, ma chère;
Car nous avons A causer an moment.
ENSEMBLE
Prenez le bras de votre frère, etc.
riKiun, h Hyacinthe.
Eh bien ! prends le bras de ton frère,
Et va trouver ma grand'maman.
Moi, je reste en ces lieux , ma chère,
Je vous rejoins dans un moment.
LEO» et nTACIITBE.
Quel est donc, quel est donc ce mystère ?
Il parait joyeux, et vraiment
Je ne sais ce qu’il prétend faire ;
Noos le saurons dans un moment.
Hyacinthe et Léon entrent dans la maison.