SCENE IX
LÉON , HYACINTHE, RICHARD , puis BERTRAND.
B. .nlKDt par 1. fond, k gauche.
LÉON. Je présente mes civilités au commandant Richard.
, * IC * A **- Ah ! bonjour, monsieur de I Ecluse... (A Hyacinthe.') Mademoiselle. ..
Richard s'éloigne .rec préoccupation.
Bertrand, entrant*. Mon commandant, M. et AI 11 ' de l'Ecluse désireraient aroir celui de vous voir, peuvent-ils entrer?
Richard. Imbécile, puivpte les voilà!
Bertrand, /es apercevant. Ahîc’estvrai!
Mon commandant, c’est que je me suis amusé à folâtrer avec Marguerite, elle me tirait les cheveux, et... auandje suis occupé à folâtrer avec ma bonne amie, ali!
mon commandant, ça me donne des idées bien légères... mais ils m’ont dit de les annoncer, je vas les annoncer... ( Il remonte un peu, criant. ) M. et M ,u de l’Ecluse !
HYACINTHE, riant. Ah! ali! je crois ce garçon un peu timbré.
RICHARD 1 ’*. Non, il a toujours été comme ça... il n'est qu’imbécile... {A Léon et à Hyacinthe. ) Vous venez recevoir les adieux de Pauline... c’est fort aimable à vous... (Richard prend lu main d Hyacinthe et va se diriger vers la maison, lorstpi il aperçoit Bertrand qui est resté pensif et qui se gratte le derrière, de la tête brusquement. Te voilà encore là, toi !
* Leon, Hyacinthe, Bertrand, Richard.
** Leon, Hyacinthe, Richard, Bertrand.
MAGASIN THEATRAL
BERTRAND. Oui, mon commandant.
RICHARD, de même. Tu n’as donc pas entendu que M. Léon et M ,I# Hyacinthe désirent voir Pauline.' f
Bertrand. Non, mon commandant.
richard, se fâchant. Mais alors qu’estce que tu fais là, à te frotter l’occiput?
BERTRAND, qui n u pas compris. S’il vous plaît?
RICHARD, plus fâché. Qu’est-cc que tu fais là à te frotter la tête?
Bertrand. Je pensais à Marguerite, mou commandant ; je me disais cette chose :
un jeune homme qui a une bonne amie, qui s’en vient derrière lui et qui lui tire les cheveux qu’il peut avoir, est-ce que ça doit faire rire sur le moment?
RICHARD, se tournant vers Hyacinthe .
Allons, encore une bêtise!
Bertrand. C’est ce que je lui ai observé ; après ça, vous me direz : c’te fille m’adore, elle est bien aise d’avoir de mes cheveux ; elle craint que je ne lui en refuse; et dont voilà la raison du motif pour lequel qu’elle m’a sauté sur ma nuque, s’il vous plaît, comme quand on veut monter à cheval...
je ne lui en veux pas.
RICHARD, le repoussant. Animal, t’en irastu ?
BERTRAND, revenant à Hyacinthe* . Je ne lui en veux pas... c’est par amour, je ne la crimine pas.
richard, le repoussant. Vas-tu laisser mademoiselle tranquille ?.. on n’a jamais
vu...
Bertrand, revenant , à Léon**. Monsieur de l’Ecluse, j’en appelle...
richard. Va-t’en, ou je te...
Bertrand. Laissez-moi consulter M. de l’Ecluse, qui connaît les usages de la société... Monsieur de l’Ecluse, je vous demande cette permission.
Richard donne de* signe* d'impatience et parle bas à Hyacinthe.
Ala : Il me faudra quitter l'empire.
On parti o nn’ bien de* chos’s il sa maîtresse,
Mai» à c’ moyen si Margu’rite a recours,
J* n’en aurai pins d'quoi faire un’ pauvre tresse; Lesch’veux humains, ça ncr’pous* pas toujours,
J’ n'en anrai plu* ponr coiffer me» vieux jour*
Je sais qu’ souvent la passion extrava^ue,
Et qu'entre amans c’est un’ chose qui s’fait.
C’est un larcin que l’amour se permet;
Mais on en prend de quoi mettr’ dans on' bague, On n’en prend pas d'quoi faire un faux toupet.
LÉON. C’est bien, c’est bien , Bertrand, annoncez-nous.
* Léon, Hyacinthe, Bertrand, Richard.
+* Léon, Bertrand, Hyacinthe, Richard.
Bertrand, à part. J’étais bien aise de savoir l’opinion de ce jeune homme...
(HautA Au! voilà M ,u Pauline... (Annonçant.) M. et M IU de l’Ecluse !
Il entre dans la maison, après que Pauline a para.