SCENE XIII
BERTRAND, seul.
C’est un brave jeune homme que M. Paul; il a de l’égard pour Marguerite, et ça me flatte ; toiit-à-l’heiire, j’entendais qu’il lui disait : N'aye pas peur, je t’assure qu’on ne sait rien... Il la tutoyé... pas fier, lui... eh! mon Dieu, il parle à Margue- ; ite comme si elle serait son égale. . . et c’est rare, parce que nous avons des personnes., même il l’embrasse des fois... je l’ai vu l’autre jour, que même Marguerite en était rouge comme une écrevisse.... { Après une pause, il dit avec importance : ) cuite, cuite!. . et avec moi pas fier non plus, il m’appelle son ami... il ne m’a jamais embrassé, par exemple... j’en suis fâché... (appuya/d.) si ! . . j’en suis fâché. . . ( Il remonte la scène , et regarde dehors au-dessus de la maison à
d toile. ) Tiens, qu’est-ce qu’ils ont donc, lui et M ,u de l’Eilusc?.. ils ont passé l’un auprès de l’autre, et ils se regardaient...»
en chiens de faïence, comme on dit....
(On entend le bruit d'une voiture.) Ah ! v là mademoiselle qui s’en va... ( A lu canton nade. ) Bon voyage, M ,,# Pauline, à vous revoir!.. Y’ià M. de l’Ecluse qui emmène sa sœur... ont-ils l’air triste!., oh! quel triste air qu’ils ont... et madame qui
Ï ileure.. ah !• v’Ià mon commandant qui a fait rentrer... tiens, il pleure aussi!., oh! un vieux d’Egypte... ah ! non, c’est qu’il se mouche... Ah! je vois Marguerite....
(avec c'tioiiun combine) elle vient par ici.... O Dieu! quand elle s'approche de moi, je m'en vas, je déménage, ça me tourne au cœur... ce que c’est que l’amour!