‹ Paul et Pauline comedievaudeville en deux actesChapitre 18 sur 42 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

PAUL, RICHARD, puis PAULINE.

PAUL, entrant seul. Oh ! vous avez eu une idée délicieuse, parrain, j’ai laissé le cabriolet à deux cents pas d'ici et nous voilà. (Il va à la porte du jardin et amène Pauline , qui a exactement le même costume qu'à sa dernière sortie ; elle a seulement ubais<é son voile. — Pour la représentation , il est indispensable que la figurante qui est chargée de représenter ici Pauline ait la même taille que t actrice qui remplit ce rôle.) (A Pauline.) Vite, Pauline, entre dans le pavillon.

Pauline entre dans le pavillon ; Paul la suit.

richard. Et lestement, lestement! l’ennemi peut venir, la charge précipitée?.. Je suis en vedette.

11 marche d'un air inquiet devant la maison.

PAUL, étant son uniforme et le jetant au fond du pavillon. Tiens, Pauline, voilà mon uniforme... Tu trouveras tout ce qu'il te faut dans la commode. Je vais mettre cette redingote ; c'est assez pour la route. ( h endusse une capuitc bleue d’ uniforme à boutons de métal ; le col/et et les paremens sont de la même couleur que la capotte. U vient en vue du public.) Là! c'est ça.... et bien enveloppé dans ce manteau... (Il apporte aussi un chapeau d' uniforme. Le manteau doit être bleu ; la doublure et te collet soûl rouges. Ilichard l'aide à s’arranger.) Je puis rejoindre le cabriolet ; du diable si on me reconnaît maintenant!.. Adieu, Pauline ! adieu, ma petite sœur, adieu!

11 disparaît un instant pour embrasser sa saur.

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iilCHARn. Allons, allons, dépêchons ; ▼île, vite! {A Paul qui rentre.) Tiens, garçon... ( il lui remet une bourse) voilà pour tes dépenses imprévues... En descendant de voiture, cours chez Costel , rue Cérutu, n*3. Qu’il sollicite une audience de l'empereur ; parle à Napoléon, parle-lui ferme... Monlre-lui, sacrebleu! que tu es un homme.

PAUI., ému et se dirigeant vers la maison.

Oui, parrain *.

RICHARD, à part. Pauvre enfant! ça me fait de la peine, mais enfin... ( Allant à Paul.) Eh bien! qu’est-ce que c’est? où vas-tu donc?

PAUL. C'est que je n’ai pas embrassé grand’mère.

riciiard. Nous nous en chargerons, sois tranquille.

PAUL. Vrai?.. Eh bien! je pars content.

(A part, tristement.) Et cette pauvre Hyacinthe, que dira-t-elle ?

RICHAUD. Maintenant embrasse-moi....

( IIT embrasse. ) Bon voyage ! et reviens vile. FINAL.

Aie nouveau de M. G urne'.

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