SCENE II
M ~ DE HÉNAC , RICHARD , sortant de la ma, son. Il porte la croix d’ officier de la Légion-d’ Honneur.
RICHARD, entrant le premier. Paul !
Bertrand!... Personne?
M”' de rènac. C’est pourtant bien de ce côte qu'est partie la détonation.
RICHARD. Après tout, pourquoi nous inquiéter?.. {Riant.) C’est sans doute quelque espièglerie de ce mauvais sujet de Paul. Vous le savez, il n’est heureux que quand il a sou fusil à la main.. . Il fera son chemin, cet enfant-là!
M"' de rènac. Ah! Richard, voilà justement ce qui me fait trembler. Depuis quelque temps, sorr caractère bouillant et emporté ne lui laisse pas un moment de repos... toujours des idées de gloire.de combats...
RICHARD. Et vous vous plaignez? Votre mari a gagné tous scs grades sur le champ de bataille ; la considération qu’il a attachée à son nom rejaillit encore sur sa
famille ( Avec enthousiasme. ) Oh ! la
guerre... il n’y a rien de si beau!
M me DK rènac. Oui, mon mari, AI. de Réuac, périt à Arcole ; moc fils, le père de mes deux petits-enfans, mourut à la Mosltowa. Je ne suis pas payée pour avoir des sympathies militaires, Richard!... et quand je n’ai plus de consolation que dans mon Paul et dans sa sœur , je 11e veux pas jeter la moitié de ma fortune au hasard des batailles.
RICHARD, aoec bonheur. Le fait est qu’ils
1 heatkaL.
I sont char in ans tous deux.....' et puis il, «
PuT™ a “ POiD ‘ <)U ' 0n Rendrait 1 un pour 1 autre.
DE RÉRIAC, de même. Ma Pauline
que*" son frère. “ ^ "***
Richard. Ils sont de la même taille.
DE BtNAC ' A1 ' ! quant à ça, vous >ous trompez.
niciiARD. Ah î j’ai des yeux.
M m * de rènac. Et moi aussi...
RICHARD
Ai» : Restez, restez, troupe jolie.
Noua commençons bien la journée...