SCENE X
M- DE RÉNAC, HYACINTHE, LÉON, PAULINE, RICHARD, its viennent par le fond.
RICHARD , avec joie. Bravo!
lêon et M m * de RÉNAC. Comment !
HYACINTHE , se dégageant et jetant un petit cri. À!» !
PAULINE, à part. Ma foi , on m’a dit d’embrasser les jeunes filles.
* de iWoac, Hyacinthe, Leon, Pauline, Richard.
RiCn \RD. Quand je disais qu’ils s*cn-f tendraient , j’en étais sur.
LÉON , à Pauline. Vous m’expliquerez!
enfin...
richard. Ah! pas de rancune, voyons!
il y a flagrant délit de réconciliation...
PAULINE , d’un ton dégagé. Oui , mon cousin , si grand’maman y consent et que M. Léon ne s’y oppose pas...
LÉON. Quoi doue ?
PAULINE, avec entrainement. J’épouse mademoiselle de l’Ecluse !...
Tout le moudo jette un cri de satisfaction, excepte' Richard qui est stupéfait.
ENSEMBLE
Ai a du comte Ory.
LÉO>-, M®* nE RÉ**C et IITACI5THE.
O ciel ! est-i! possible !
Quel bonheur, quel bonheur !
A notre vœu sensible,
11 engage son cœur.
kiciian.
O ciel ! est-il possible !
Quelle erreur, quelle erreur 1 Et ce projet risible,
Mc glace de frayeur !
ravLiRB.
Oui, la chose est possible.
Par bonheur ! par bonheur !
Indiquant Richard , à part.
Mais ce projet risible Le frappe de stupeur !
M œe DE RÉNAC, avec joie . Ah! j’avais deviné !
richard, stupéfait. Toi!... tu veux !...
épouser !...
PAULINE, c r un ton dégagé. Je l’aime avec passion , moi! cette chère Hyacinthe!
RICHARD , bas à Pauline. Tu es donc folle de compromettre ainsi ton frère, qui ne peut pas la sentir!
PAULINE , vivement. C’est ce qui vous trompe.
LÉON, à Pauline , lui prenant la main.
Paul ! ta conduite est celle d’un galant homme.
Pauline. A ma place, je ne doute oas que tu n’en eusses fait autant.
LÉON. Oh ! d’abord, moi, jamais je ne me serais mis dans cette position : j’ai trop de respect pour M* ,e Pauline.... trop d’amour...
PAULINE, très-surprise et avec émotion.
Quoi!., vous aimez Pauline?... Tu aimes ma sœur?
HYACINTHE. Au point que j’en suis jalouse... il ne pense qu’à.elle!
M“' de rénac. Et pourquoi ne vous être pas déclaré ?
LÉON. Ab! madame, mon désir le plus cher serait d’appartenir à votre famille.
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p .u MNF, Allons donc !...
niCif\RD Y pensrs-tu?
Pauline, U Léon. Oui, et je crois que...
au retour de ma sœur... si tu te présentais à elle... rt que tu lui disses...
richard. Quoi?
PAULINE. Je ne sais pas, moi... ce qu’on dit en pareil cas... Tu ne serais pas mal accueilli. [Regardant en souriant Richurd qui a l’air confondu .) Tiens, demande au commandant si ce n'est pas là l’opinion de ma sœur, lui qui sait ce que Pauline pense.
Elle s'éloigne en riant, Léon passe entre Pauline et Richard.
LÉON, avec joie, à Richard . Monsieur, monsieur, serait-il vrai?
RICHARD, confondu . Ma foi, que diable voulez-vous que je vous dise? (À part.) Je n’y suis plus du tout... j’ai perdu le mol de ralliement.
LÉON, sautant au cou de Patdine. Paul !
mon ami, je te dois plus que la vie!
PAULINE, chervhonl à se débarrasser des étreintes de Léon. Eli bien! eh bien !
RICHARD, retenant Leon. Eli bien! eh bien! eh bien!... Connue il y va!
Il fait paner Léon à sa gauche.
M** DE RÉNAC, à Richard. Eh bien!
monsieur l'entêté, j’avais raison.
LÉON, à Pauline. Et ce n'est pas trop de hâter ton bonheur, pour prix de celui que tu me promets.
M n,, ‘ de renac. Certainement.
RiciiAnD. Rien ne presse, que diable! le feu n'est pas à la maison.
M"" DE RÉNAC, à Richard, en s'arançant y tandis que Pauline et Léon causent ensemble uu peu à gauche. Ali! pour n’en avoir pas le démenti, vous ferez tous vos efforts pour empêcher ce mariage.
richard. Mais, ma bonne cousine, songez donc que l’avenir de Paul n’est pas assuré.
M me de rénaC. Et c’est pour cela que je ne veux pas laisser échapper l’occasion de fixer son sort.
RicilAno. Mais, morbleu! écoutez-moi.
M“' de RÉNAC. Après la noce.
TOUS, à Richard. Après la noce, après la noce !..
M"* de Rénac, Hyacinthe et Léon sortent par le fond , et sc dirigent h gauche.
Richard, retenant Pauline *. Reste donc, tu ne \ois pas où cela va?
Pauline, gaiment. Si fait, ça va à l’église et à la mairie.
* Pauline, Richaid.
richard. Et tu signeras?
PAULINE. Certainement. (D’un ton railleur.) Il faut bien soutenir mon personnage. ( En sortant.) C’est un parti magnifique... Après la noce, cousin, après la noce.
Elle sort par le fond et se dirige h gauche.
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