SCENE IV
M- I)E RÉNAC, RICHARD.
R1CR \RD, oa prerulre une chaise à droite , et tout en causant vient s'asseoir auprès de l\jma Rénac. Ah çà ! maintenant que l’avenir de Paul est à peu près arrêté, parlons un peu de sa sœur, de ma petite protégée... Que signifient ces préparatifs de départ que je viens d’apercevoir?., est- ce que vous consentiriez vraiment à laisser partir Pauline?
*!“• DE RÉNAC. Oh! pour quelques semaines seulement... je n’ai pu refuser cette faveur à sa tante maternelle ; mais je reste, moi !
richard. Eh bien! il ne manquerait plus que ça... ( Avec bonté.) Ecoutez, cousiue, voulez-vous faire quelque chose qui me soit bien agréable, une bonne action dont vous vous applaudirez et qui me fera prendre en patience l’absence de Pauline?
DE RÉNAC. Quoi donc?..
richard. Vous êtes brouillée depuis des années avec la tante de vos petits enfans-..
M m * de RÉNAC. Et à bon droit.
richard. Profitez du départ de Pauline pour ramener l’union dans la famille, écrivez-lui un mot d’amitié...
M mf de RÉNAC. Certes, je ne romprai pas le silence que nous gardons depuis dix ans.
richard. Dix ans!., songez donc que c’est presque aussi long que le siège de Troie. .
M mr de rénac. N’importe! elle a essayé dans d’autres temps de m’aliéner le cœur de mon fils, je ne puis l’oublier. Elle est la tante de Pauline, je lui envoie sa nièce, je le dois ; je n’ai jamais compris les haines héréditaires; mais je n’irai pas au-delà.
RICHARD, se levant et remettant avec humeur sa chaise où il l'a prise. Ventrebleu!
que les femmes sont ingénieuses!... elles ont des moyens de nous faire, enrager à tout âge.
M - * de Rénac te lève.
ooooooooooooooooooooouo a*. mo s