ACTE troisième
On s'accoutume à ces plaisirs si doux, Aux vanités de la parure, A l'orpfueil d'être belle!., et peut-être un époux Non! non!., mon cœur lui fait injure!..
Dans une sorte d'oxtnse.
Comme les anges radieux, Son image céleste et pure, Ainsi que dans un rêve apparaît à mes yeux !..
Le fond «la tliéàtre s'ouvre et laisse voir à travers une gaze richement éclairé. Des gentitsiiomines et des dames s'y promènent sur le premier plan, un peu à l'écart, Virginie j en toilette de bai et semble rêver.
Autour d'elle tout est en fêtel..
Mais, à l'écart, baissant le tête, Elle murmure un nom... le mien !.. Dieu tout-pu Comme un écho lointain, sa voix, douce harmon
Vole, fend l'air, et franchissant Les flots, l'espace, arrive à moi!..
VIRGINIE, doat la voix se fait entendre d'abord comme u
lointain.
Paul!..
PAUL
C'est ellel.. c'est sa voix Je l'entends !.. je la vois
innoo oritnilr-Ant Vipo
Virg
nt Ac
tiO PAUL ET VIRGINIE
Virginie promène ses yeux autour d'elle comme si elle cherijj'ait quelqu'un»
Elle regarde, et doute
Si je suis là ! . . c'est moi !..
MonveurODt de Virginie, comme si la voix de Paul arrivait jusqu'à elle*
Elle m'entend!..
Virginie s'assied devant la harp«.
J'écoute!..
VIRGINIE, s'accompagoant sur la harpe.
Que ma chanson vers toi s'envole, 0 doux ami que j'ai quitté !..
Qu'elle te porte en liberté Un souvenir qui te console !..
Que ma chanson vole vers toi!
C'est moi!..
PAUL, répondant à la voix de Virginie.
C'est moi !..
On chuchote autour de Virginie ; la vieille dame paraît mécontente. Virginie reste étrangèi'e à ce qui se passe dutour d'elle.
Ah! chante ! chante encore I Ce monde que j'abhorre Peut en rire tout bas !
Ah ! chante encore !
N'écoute pas!
Je m'oublirais plutôt moi-même Que d'oublier nos doux serments, L'heureux pays, les lieux charmants Où j'ai laissé tout ce que j'aime !..
Je m'oublirais plutôt moi-même !..
C'est moi!..