‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 17 sur 85 · ACTE PREMIE a · texte numérisé non relu

ACTE PREMIE a

Vous ordonnez, et, moi, je suis obéissante.

Reste Paul...

KOnESTIEB.

Reste, Paul.

CAMILLE

Doutez-vous qu’il consente’/

FOrtESTlER.

Non, mais encor faut-il l’avertir.

CAMILLE

Rt de quoi?

Soyez sûr qu’il vous a deviné comme moi.

T’aurait-il parlé?

CAMt LL.E) passnat son bras sous celui île Forestier.

Non; mais nos cœurs dans le vôtre.

Pour ne s’entendre pas, sont trop près l’un de l’autre. Hélas! nous marier à des étrangers, nous?

Serait-ce pas un peu nous séparer de vous?

Eh bien,' oui, je te crois, cher trésor, cher oracle ! Oui, je vous aime tant, que ce serait miracle Si vos deux cœurs unis dans ce foyer commun Ne s’étaient pas fondus jusqu’à n’en faire qu’un.

O mes enfants! en vous, c’est mon âme qui vibre!

CAMILLE

Quand nous marîrez-vous?...

Dès que Paul sera libre...

Je veux dire qu’il a des travaux sur les bras.

Qui le mettent pour l’heure en certain embarras;

Mais, dès qu’il en sera sorti, j’ai sa parole Qu’il n’acceptera plus de besogne aussi folle.

Pr.’lttDl l'oreille.

Il vient.

C A M 1 L L E f virement.

Je le rejoins.

FOIÎESTIEB.

Pas un mot!

C,\MII.I.E.

Je crois bien !

Ce serait à ne plus retrouver un maintien.

£Ue sort pnr In gauche.

SCÈMi Vil.

FORESTIER, leoi.

Camille a fait passer en moi sa confiance.

Oui, tout tournera bien... Mais, morbleu! quelle chance <)ue mon fils ne soit pas sérieusement pris!

Oue devenait Camille, en ce cas? J’en frémis.

Je la connais, l’enfant! sous sa grâce légère.

C’est le cœur immuable et grave de sa mère;

Un de ces cœurs profonds, tranquilles, absolus.

Oui, donnés une fois, ne se reprennent plus!

— O maîtresse de Paul, qui que tu sois, gaillarde Dont la conquête est plus facile que la garde.

Je te bénis ! — Mon fils va rentrer au bercail ,

Et l’ordre reviendra, ramenant le travail...

C’est que Paul est à l’heure où l’avenir se joue.

Où le talent en fleur coule, s’il ne se noue!

S'Approetianl du Uibl'’nu.

Voilà des qualités de maître, et, tout auprès.

Des fautes d’écolier qu’il semble faire exprès,

U’animal! Ce Milon fait un gros dos de chatte...

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