‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 52 sur 85 · LK · texte numérisé non relu

LK

Et qui t'a dit cela? monsieur l'.ml?

Ail bien, oui!

Je n’en aurais rien cru si ç’avait été lui :

Il eût trop clairement plaidé sa propre cause;

Mais sans gène à présent devant moi chacun cause :

De ce que dit chacun, moi, je fais mon profit.

Et pour tout deviner souvent un mot suffit.

Je sais ainsi combien le lot de la maîtresse Est différent du nôtre et peu nous intéresse;

Que l’orageux passé dont on s’alarme tant N’edleure pas le coin du cœur qui nous attend.

Et qu’avec le dégoût de l’ivresse grossière La soif du vrai bonheur vient .à nous tout entière.

— N’est-ce pas votre avis?

Oui... l’ivresse des sens Qui de la passion emprunte les accents,

La volupté qui feint d’ôtre le cri de l’àinc

Et d’immortalité parle à la pauvre femme,

l’igoïsme et mensonge, oui, c’est tout!... mais pourquoi

L'n homme mettrait-il la moindre bonne foi

Dans son commerce avec la folle créature

Qui s’est donnée à lui sans bail ni signature?

Page 1