ACTE TROISIÈME
L'amour comme la guerre a sa chair à canon!
Femme galante ou femme adultère, le nom N’y fait rien, c'est toujours une femme perdue A qui pour tout loyer l’ingratitude est due!
Dévorez-lui le cœur pour irom|)er votre faim! Dupez-la!... Ce n’est pas agir en aigrefin.
C’est dans l’ordre! Il faut bien gagner le mariage Et charmer de son mieux les ennuis du voyage.
On n’en est pas jalouse... et comme on a raison! L’auberge porte- t-elle ombrage à la maison?
C’est ce que je me dis.
LtAy r«‘totirnnnt rrni Câiniil».
Eli bien, tu peux te dire
Que tout n’est pas non jilus mensonge en ce délire, Et que la délaissée en guise de remords Lai.sse le souvenir peut-être de transports Que n’inspirera pas l’épouse triomphante.
Car un cœur par deux fois jamais ne les enfante! Qu’importent l’.ibandon, la honte et la douleur?
Le lot de la maîtresse est encor le meilleur.
Et c’est elle qui peut de' pilié faire aumône A cette royauté grelottant ïur son trône!
CAMILLE, > 1 ; |pr»nt.
Avec quelle amertume étrange vous parlez!
Quels souvenirs cuisants vous ai-je rappelés? Qu’avez-vous donc souffert dont vous souffrez encore?
LH A, nprî'S ud ftikace, sottrlanl.
Yas-tu souvent au bal? A ton âge on l’adore.
L’hiver est-il brillant cette année à Paris?