I. KA
Oui.
ADOLPHE
. Je reste confondu.
Et je... Voyons, voyons, pas de malentendu :
Vous m’aimez... vous m’aimez, madame, et je vous jure Que jarpais d’en douter je ne vous lis l’injure;
Vous ne pouvez non plus douter de mon amour Dont je vous donne un gage éclatant à mon tour;
Et, quand vous dépendez de vous-même et non d’autre. Vous faites d’un seul mot mon malheur... et le vôtre!
LÉ A
i\e m’interrogez pas.
•acte. TROISIKME. 7S
ADOLPHE^ suppÜAnt.
11 semble que pourlant Ma curiosité n'a rien d’exorbitant,
Et que la question est assez capitale...
Que dis-je, capitale? elle est assez vitale...
Vitale, je dis bien, le mot n’est pas trop fort,
11 ne s’agit pas moins que d’un arrêt...
De mort?
A 1)01. P II e.
Ma foi!... iN’en parlons pas, madame, à l’étourdie.
Votre fuite m’a fait faire une maladie,
La plus grave qui puisse atteindre un homme gai*
La tristesse, et j’en suis encore fatigué.
Savez-vous quelle vie impossible je mène
Depuis plus de trois mois? J’ai l’air d’une âme eir peine.
Au point que mes amis s’inquiètent vraiment.
Car rien n’est plus contraire à mon tempérament;
Et si votre retour, et si votre présence.
Au lieu de me guérir, m’ôte toute espérance.
Je n’en mourrai pas, non, c’est parfaitement clair.
Mais tout est dit pour moi : c’est un homme à la mer!
LE A y se Icvaot.
Je comprends qu’en effet je vous dois quelque chose. Vous voulez le secret du mal que je vous cause :
Votre exigence est juste et vous avez raison;
Vous aurez à la fois réponse et guérison.
Oh ! merci !
L Ë A y nrec efTorl.
Votre estime est la première joie.
Je l’ai dit, que le ciel depuis longtemps m’envoie;
PAl]I, FOR EST I K R.'
Je voudrais la garder, et ne puis cependant M’acquitter envers vous, monsieur, qu’en la perdant : C’est un eiïort suprême auquel je me résigne.
Mais que vous comprendrez, car vous en ôtes digne.
AnOLPlIE, k l'nri.
Je sens une sueur froide par tout mon corps.
LKA, 4’unc voit ^ieint«.
Vous croyez de ma vie être le .seul remords?