‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 62 sur 85 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Il a tout dévoré de son regard profane !

Demande-moi pardon! à genoux, courtisane!

Il la |>rr>n<l violemment par le brnv et la jette cnr «ea genn-ix. — Il rerule comme épouvanté de sa brutalité, tombe dans un fauteuil et éclate cn-sanglols.

Malheureux que je suis !

Après un allenee.

Si tu ne peux nier.

Trouve au moins une excuse à me balbutier...

Je Croirai tout, oui, tout me sera vraisemblable,

Quoi que ce soit... par où tu semblés moins coupable!

LE A, toujours affaissée sur .ses genoux . les yeux baissés et d’une voix sourde.

C’était le trois septembre...

Eh bien? Ah! oui, le jour...

LE A, se relevant.

De votre mariage! — En plein cœur, sans détour.

Je venais d’en avoir la nouvelle brutale.

Poursuivez...

PAUL

LKA.

Tout à coup, la chambre nuptiale Qui s’ouvrait devant vous apparut à mes yeux ;

Tout mon être frémit d’un besoin furieux

De me venger de vous, de me souiller, que sais-je?

De mériter mon sort par quelque sacrilège!

Et quand à la raison l’horreur me rappela...

Si la honte tuait, je ne serais pas là!

Vous me méprisez moins que je ne me méprise.

Et j’ai la plaie au cœur que rien ne cicatrise.

PAUL, après un silence.

Ton crime est à moi seul, je l’ai seul inspiré! Sur ton égarement qu’un voile soit tiré ,

Si

P.U'I. FOnESTIEn.

Oublions! notre amour seul est vrai; tout le reste N’est qu’une vision, un mensonge funeste!

Tu n’as appartenu qu’à moi, tu m’appartiens...

Il lo prend dans «es brtis.

Laisse-moi.

Page 1